Église Notre-Dame de Brécy

Église Notre-Dame de Brécy
Vue extérieure de l'église
Présentation
Type
Destination initiale
Destination actuelle
désaffectée
Diocèse
Paroisse
Paroisse Saint-Vital-de-la-Seulles (d)
Dédicataire
Construction
Religion
Propriétaire
propriété d'une personne privée[1].
Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
49° 15′ 49″ N, 0° 34′ 29″ O
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L'église Notre-Dame de Brécy aussi appelée église Sainte-Anne de Brécy ou ancienne église de Brécy, qui date des XIIIe et XIVe siècles, est située à Saint-Gabriel-Brécy, dans le Calvados, en France . Propriété privée, elle n'est plus utilisée pour les offices religieux de la paroisse depuis la Révolution française .

Localisation

L'église est située dans le département français du Calvados, sur la commune de Saint-Gabriel-Brécy. Elle est attenante au château de Brécy[2].

Historique

L'église date du XIIIe-XIVe[1]. Elle est sous l'invocation de Notre-Dame mais est aussi dénommée chapelle Sainte-Anne comme une de ses deux anciennes chapelles et comme la fontaine voisine convertie en lavoir[3] puis en bassin à poissons rouges. Son histoire, mal connue avant le XVIIe siècle, est intimement liée à celle de la propriété attenante. Jacques Le Bas, constructeur du portail monumental et des jardins du château de Brécy, fait aménager une porte qui lui donne un accès privilégié à l'église[4]. Un autre Jacques Le Bas est curé de cette église de 1662 à 1717[5],[6]. Le dernier curé de Brécy prend sa charge en 1751 jusqu'à la date de fermeture des registres en 1792[note 1]. La paroisse de Brécy disparaît après la Révolution. Elle devient une annexe de Saint-Gabriel par le concordat de 1802[8],[note 2] et l'église est vidée de son mobilier en 1811[9],[10]. En 1821 il pleut dans l'église[11]. Le toit de la tour s'écroule en 1886[12] et celui de la nef quelques années plus tard. L'église est jugée « sans intérêt et peu ancienne » d'après A. de Caumont[2], et vue comme une ruine pittoresque [13],[14]. L'actrice Rachel Boyer, propriétaire du Château depuis 1912, achète l'église et en fait réparer la toiture[4]. Le bâtiment est alors débarrassé des arbustes et du lierre qui s'étaient infiltrés dans les murs et les pavages. Lors du débarquement allié en 1944 le village est épargné par les bombardements. Mais quand Jacques de Lacretelle et son épouse rachètent la propriété en 1955 le bâtiment est délaissé depuis trop longtemps et nécessite des réparations[4]. L'académicien, puis Didier Wirth, le nouveau propriétaire depuis 1992[15], font les travaux nécessaires pour la restauration de l'édifice.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques le [1].


Description

Épaulée par des contreforts, l'église est orientée vers le nord-est. Le porche en pierre qui protège l'entrée est percé par trois ouvertures en arc brisé. Les deux travées de la nef, couvertes d'une simple charpente, sont éclairées par les fenêtres plein-cintre des murs gouttereaux et par l'oculus du pignon au-dessus du porche.

À La croisée du faux transept [note 3] une plate-tombe du XVIIIe siècle recouvre la sépulture de Simon-Pierre Le Vaillant, seigneur de Brécy[16]. Côté nord-ouest le bras du faux-transept, ancienne chapelle Sainte-Anne[9], abrite le tombeau des Lacretelle[17]. Côté sud-est, l'ancienne chapelle de la Vierge où se trouvaient encore au XXe siècle les tombes de plusieurs membres de la famille Le Bas, seigneurs de Brécy[14], est située sous la tour . Cette chapelle est couverte d'une voûte dont la clef représente un ange qui porte un écusson orné d'une fleur de lys[16].

Le chœur comprend trois travées aux fenêtres plein-cintre. Le mur plat du chevet est percé d'un triplet d'étroites et hautes fenêtres. Une petite porte bouchée décorée d'un quadrilobe et couronnée d'un rouleau d'archivolte à dents de scie n'est visible que de l'extérieur dans le mur nord. A l'intérieur la voûte plein-cintre est soutenue par des croisées d'ogives qui reposent sur de fines colonnes. Les « superbes lambris »[18] ont disparu. L'autel aux colonnes torses admiré par les visiteurs du XIXe siècle[14] a été cédé au château de Vaussieux[4].

La tour est flanquée d'une tourelle d'escalier. Le rez-de-chaussée est éclairé par une fenêtre en arc-brisé décorée d'un quadrilobe et de plusieurs redents. le logement des cloches est au troisième niveau, éclairé par quatre hautes fenêtres en arc-brisé. Il est coiffé d'un toit en bâtière dont les lucarnes ont disparu[19]

Voir aussi

Bibliographie

  • Jules Roger, Brécy arrondissement de Caen (Calvados) : notes sur cette commune au XIXe siècle, Paris, , 60 p. (lire en ligne).
  • Henri de Chanterenne, « L'ancienne paroisse de Brécy près Creully. », Bulletin de la société des antiquaires de Normandie, , p. 461 à 471 (lire en ligne, consulté le ).

Liens internes

Liens externes

Références

Notes

  1. La loi du 20 septembre 1792 interdit la tenue des registres d'état civil par les prêtres. En 1802 ces derniers peuvent à nouveau enregistrer les baptêmes, mariages et enterrements[7].
  2. Dès 1803 le maire fait l'inventaire du mobilier de l'église qui appartient désormais à la fabrique de Saint-Gabriel
  3. C'est le rez-de-chaussée de la tour qui donne l'illusion de l'existence d'un transept sud

Références

  1. 1 2 3 « Église Notre-Dame de Brécy », notice no PA00111667, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. 1 2 Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 1, Caen, Hardel, (lire en ligne), p. 304-305
  3. Roger 1892, p. 44.
  4. 1 2 3 4 Jacques de Lacretelle, « Brécy », Art de Basse-Normandie, no spécial. Cinq châteaux normands entre Bayeux et Caen, , p. 50 à 58.
  5. Chanterenne 1893, p. 467.
  6. Roger 1892, p. 33-34.
  7. « L'état civil, quelques repères historiques », sur Archives départementales du Lot (consulté le ).
  8. Jean René, Le renouveau des paroisses catholiques en France in La paroisse, communauté et territoire, Bernard Merdrignac, coll. « Presses universitaires de Rennes », , 87 à 111 (lire en ligne), paragraphe 1.
  9. 1 2 Chanterenne 1893, p. 461 et 462.
  10. Roger 1892, p. 42.
  11. Roger 1892, p. 41.
  12. Roger 1892, p. 38.
  13. Roger 1892, p. 37 et 47
  14. 1 2 3 « La maison seigneuriale de Brécy », La construction moderne, 17 et 31 octobre 1885, p. 5,6,7 (lire en ligne, consulté le ).
  15. Eric Marie, « Creully-sur-Seulles, le jardin se visite pour le neurodon », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
  16. 1 2 Chanterenne 1893, p. 464.
  17. Maurice Druon, « Portraits et souvenirs, Jacques de Lacretelle », La revue des deux mondes, , p. 102 et 103 (lire en ligne, consulté le ).
  18. Roger 1892, p. 39 et 40.
  19. Chanterenne 1893, p. 465.


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