Église Sainte-Marie-des-Arméniens de Matera
| Église Sainte-Marie-des-Arméniens de Matera | |
Façade occidentale de l'église Santa-Maria. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Type | Église (édifice) |
| Début de la construction | XIe siècle |
| Style dominant | Architecture romane, architecture arménienne |
| Protection | Unesco : Sassi et parc des églises rupestres de Matera |
| Géographie | |
| Pays | |
| Coordonnées | 40° 39′ 45″ nord, 16° 36′ 40″ est |
L'église Sainte-Marie-des-Arméniens de Matera (Chiesa di Santa Maria de Armenis en italien) est une église romane construite par la communauté arménienne de la ville de Matera au XIe siècle.
Histoire
Origines
Les Arméniens sont, en effet, très présents en Italie au Moyen Âge et plus particulièrement dans le sud qui faisait alors partie de l'empire byzantin[1]. La première communauté byzantine a s'y être installée était originaire de Cappadoce et s'y implanta au moins dès le VIIIe siècle[2]. C'est au sein de cet ensemble des Sassi que la communauté arménienne semble s'être implantée à Matera au cours du XIe siècle[3].
Période moderne
De 1660 à 1774, il a abrité la confrérie de San Francesco da Paola et a ensuite été fusionné avec le séminaire du Palais Lanfranchi.
Description
Située dans la partie nord-ouest des Sassi, elle est, comme les autres sanctuaires et maisons, creusée dans la roche[4].
La façade est composée de cinq arcades. Une plus grande forme la porte d'entrée tandis que quatre autres sont des arcs aveugles. Au-dessus du portail gravée l'épigraphe « Santa Maria de Armenis ». Comme le démontre Patrick Donabédian, le modèle de cette façade occidentale s'inspire directement des églises troglodytes d'Arménie[5].
L'intérieur est composé d'une nef flanquée de deux bas-côtés se terminant aussi par des absides à fond plat[6]. L'intérieur de la nef conserve des arcs et des murs avec d'anciennes traces de fresques, des colonnes à chapiteaux trapézoïdaux. Suit ensuite un petit cloître auquel on accède par un portail décoré qui donne sur les autres bâtiments claustraux de l'ancien monastère.
Galerie
- Clocher
- Façade-occidentale
- Nef
- Voûtement.
Références
- ↑ Gérard Dédéyan, « Les Arméniens en Occident, fin du Xe siècle - début du XIe », Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, Paris, vol. 9 « Occident et Orient au Xe siècle », , p. 123-139 (lire en ligne)
- ↑ Donabédian 2023, p. 10-11.
- ↑ Mutafian et Van Lauwe 2001, p. 83.
- ↑ Isabelle Augé, « Les Arméniens dans l'Empire byzantin (VIIe – XIIe siècle). Une minorité agissante », Identité religieuse et minorités: De l’Antiquité au XVIIIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , p. 89-101 (ISBN 978-2-7535-6629-3, lire en ligne)
- ↑ Donabédian 2023, p. 11.
- ↑ Donabédian 2023, p. 12.
Bibliographie
- Patrick Donabédian, « Une page importante de l’héritage diasporique : le patrimoine architectural arméno-italien à la période médiévale », (éd. Isabelle Augé, Marie-Anna Chevalier, Claude Mutafian, Isabelle Ortega) L'Arménie et les Arméniens, entre Byzance et le Levant : mélanges offerts à Gérard Dédéyan, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, , p. 227-267 (ISBN 978-2-36781-469-8, HAL halshs-04173646v1, lire en ligne).
. - Claude Mutafian et Éric Van Lauwe (préf. Alain Ducellier), Atlas historique de l'Arménie, Paris, éditions Autrement, coll. « Atlas / Mémoires », (ISBN 9-782746-701007).
.
Voir aussi
- Portail de la Basilicate
- Portail de l’Arménie • Monastères arméniens
- Portail de l’architecture chrétienne
