Église du Sacré-Cœur de Genève
| Église du Sacré-Cœur | ||||
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| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |||
| Dédicataire | Sacré-Cœur de Jésus | |||
| Type | Église | |||
| Rattachement | Lausanne, Genève et Fribourg | |||
| Début de la construction | 1858 | |||
| Fin des travaux | 1859 | |||
| Architecte | Hermann Hug (de), Adolphe Guyonnet | |||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Canton | ||||
| Ville | Genève | |||
| Coordonnées | 46° 12′ 02,3872″ nord, 6° 08′ 30,62821″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : canton de Genève
Géolocalisation sur la carte : Genève
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L'église du Sacré-Cœur est une église du centre-ville de Genève dans le quartier de Plainpalais.
Historique
Lors de la démolition des fortifications de la ville au XIXe siècle, un grand nombre de parcelles deviennent disponibles. Cela permet la construction d'un certain nombre de lieux de culte[1]. La loge maçonnique Alpina fait construire le Temple Unique, avec comme but d'avoir un seul temple pour toutes les loges[2]. En 1868, pour cause de difficultés financières, les loges maçonniques sont dans l'obligation de vendre le bâtiment, d'abord au prince Galitzine, principal créancier. Le bâtiment finira ensuite dans les mains du Dr Antoine Baumgartner. Le bâtiment abritera alors successivement une brasserie, la section genevoise de l'Internationale ouvrière et la société genevoise des amis de l'instruction[3]. En 1873, lorsque l'église Saint-Germain de Genève est mise à disposition de l'Église catholique chrétienne dans le cadre du Kulturkampf, la paroisse catholique déménage au Sacré-Cœur, racheté par un intermédiaire[4] à la suite de négociations menées par le cardinal Gaspard Mermillod. Le premier culte catholique a lieu le .
En 1939, le bâtiment est rallongé de 15,5 m en direction de l'est, sous la direction d'Adolphe Guyonnet[5],[6].
En 1970, un nouvel orgue est construit par la Manufacture de Grandes Orgues, relevé en 2013[7].
Le , un important incendie détruit une grande partie du bâtiment[8]. À la suite de cela, le bâtiment est reconstruit pour devenir une maison d'Église[9],[10]. Les travaux de déconstruction, reconstruction et aménagement ont coûté 25,5 millions de francs, ils ont été confiés à l’architecte tessinois Christian Rivola. L’architecte parisien Jean-Marie Duthilleul a conçu la nouvelle disposition du lieu de culte[11].
La réouverture du bâtiment a lieu à Pâques 2024, et permet d'y avoir à nouveau une église, ainsi que des bureaux et des espaces de réunion[12]. Dans le cadre des travaux, les fresques du chemin de croix de l'église ont également été restaurées[13], et une pointe des anciennes fortifications de la ville de Genève, démolies par les réformes fazystes, a été découverte dans les sous-sols[14].
Notes et références
- ↑ Comme notamment la basilique Notre-Dame de Genève, la synagogue de Genève, l'église anglaise de Genève et la cathédrale de l'Exaltation-de-la-Sainte-Croix
- ↑ Chaillot Calame 2006, p. 2.
- ↑ Chaillot Calame 2006, p. 13.
- ↑ David Glaser, « Incendie de l'église du Sacré-Cœur à Genève », sur notrehistoire.ch, (consulté le ).
- ↑ Valérie Sauterel, « Église du Sacré-Coeur », sur Vitrosearch, (consulté le ).
- ↑ Chaillot Calame 2006, p. 15.
- ↑ « Genève, église Sacré-Cœur », sur Orgelverzeichnis Schweiz und Liechtenstein (consulté le ).
- ↑ « L'église du Sacré-Cœur à Genève ravagée par les flammes », Le Temps, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Genève: des cendres du Sacré-Cœur surgira une Maison d’Église », Cath.ch, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Aurélie Toninato, « Le Sacré-Cœur renaît de ses cendres et se métamorphose », Tribune de Genève, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Cesare Accardi, « La troisième vie du Sacré-Cœur (Genève) : Le bâtiment a fêté sa réouverture après deux ans de travaux », Le journal de l’immobilier, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Nils Gauderlot, « L’Église du Sacré-Cœur devrait renaître pour Pâques 2024 », Tribune de Genève, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Judith Monfrini, « Le chemin de croix du Sacré-Cœur est en restauration », Tribune de Genève, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Marie Prieur, « A Plainpalais, l’église cache un sacré trésor en son cœur », GHI, (lire en ligne, consulté le ).
Bibliographie
- Babina Chaillot Calame, « Église du Sacré-Coeur : Rapport historique du bâtiment et analyse des façades » [PDF], (consulté le )
- André Corboz, « Palmyre à Plainpalais ? sur les sources formelles de l'église du Sacré-Coeur », Genava : revue d'histoire de l'art et d'archéologie, Genève, no 52, (DOI 10.5169/seals-728099)
- Edmond Ganter, Histoire de Saint-Germain et du Sacré-Coeur, à l'occasion du centenaire de la paroisse du Sacré-Coeur (1873-1973), Genève,
Voir aussi
Article connexe
- Portail du catholicisme
- Portail de Genève et son canton



