Élections cantonales valaisannes de 2025
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| Élections cantonales valaisannes de 2025 | ||||||||||||||
| 130 sièges du Grand Conseil 5 sièges du Conseil d'État | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 227 222 | |||||||||||||
| Votants | 103 483 | |||||||||||||
| 45,54 % | ||||||||||||||
| Le Centre | ||||||||||||||
| Voix | 39 113 | |||||||||||||
| 40,34 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 49 | |||||||||||||
| Parti libéral-radical | ||||||||||||||
| Voix | 17 501 | |||||||||||||
| 18,05 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 27 | |||||||||||||
| Union démocratique du centre | ||||||||||||||
| Voix | 18 906 | |||||||||||||
| 19,50 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 26 | |||||||||||||
| Parti socialiste | ||||||||||||||
| Voix | 13 819 | |||||||||||||
| 14,25 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 20 | |||||||||||||
| Les Verts | ||||||||||||||
| Voix | 6 525 | |||||||||||||
| 6,73 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 8 | |||||||||||||
| Grand Conseil | ||||||||||||||
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Les élections cantonales valaisannes ont lieu le afin de renouveler le Grand Conseil (61e législature) et le Conseil d'État du canton du Valais[1].
Système électoral
Le Grand Conseil est le parlement monocaméral du canton du Valais, dont le gouvernement, appelé Conseil d'État, est composé de cinq membres. Tous deux sont renouvelés intégralement tous les quatre ans au suffrage universel direct.
Grand Conseil
Le Grand Conseil est composé de 130 sièges pourvus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal dans des circonscriptions correspondant aux 12 districts et 2 demi-districts du canton. Il s'agit d'un scrutin de listes ouvertes avec vote préférentiel et panachage, soumis à un seuil électoral de 8% des suffrages exprimés. Aux 130 députés qui siègent s'ajoutent 130 députés suppléants, élus sur des listes séparées et dont la tâche est de remplacer les députés lorsque ceux-ci ne peuvent assister aux séances du Grand Conseil, ou des commissions, à l'exception notables des trois commissions dites de « haute surveillance » : commission de gestion, commission des finances et commission de justice.
Les listes sont dites ouvertes et les électeurs ont ainsi la possibilité de les modifier en rayant ou ajoutant des noms, d'effectuer un panachage à partir de candidats de listes différentes ou même de composer eux-mêmes leurs listes sur un bulletin vierge. Après décompte des résultats, les sièges sont répartis selon la méthode du quotient d'Hagenbach-Bischoff puis celle de la plus forte moyenne. Pour entrer dans la répartition des sièges, une liste doit dépasser le seuil électoral fixé à 8 %. Les apparentements de liste ne sont pas autorisés par la loi.
L'élection se déroule à la double proportionnelle avec six arrondissements eux-mêmes subdivisés en districts (12 districts et 2 demi-districts)[2].
Répartition

Les sièges sont répartis par rapport à la population suisse vivant dans les différents districts au [2]. Le district de Saint-Maurice gagne un siège au profit de celui de Viège[3].
| Arrondissement | District | Sièges |
| Brigue | Conches | 2 |
| Rarogne oriental | 1 | |
| Brigue | 11 | |
| Viège | Viège | 10 |
| Rarogne occidental | 3 | |
| Loèche | 5 | |
| Sierre | Sierre | 17 |
| Sion | Sion | 18 |
| Hérens | 5 | |
| Conthey | 11 | |
| Martigny | Martigny | 18 |
| Entremont | 6 | |
| Monthey | St-Maurice | 6 |
| Monthey | 17 | |
| Total | 130 | |
|---|---|---|
Conseil d'État
Les cinq sièges du Conseil d'État sont pourvus pour quatre ans au scrutin plurinominal majoritaire à deux tours dans une circonscription électorale unique cantonale. Les électeurs peuvent voter pour autant de candidats que de sièges à pourvoir, à raison d'une voix pour un candidat. Au premier tour, les candidats ayant obtenu la majorité absolue du nombre de bulletins valables sont élus. S'il reste des sièges à pourvoir, un second tour à la majorité relative est organisé et les candidats arrivés en tête sont élus[2].
La constitution garantit un conseiller d'État par région constitutionnelle (Haut-Valais, Valais Central et Bas-Valais). Les deux autres peuvent venir de n'importe quelle région du canton mais il ne peut y avoir plus d'un conseiller d'État issus du même district[2].
Le délai de candidature est fixé au [4].
Campagne
Grand Conseil
Au total, 570 personnes se portent candidates pour l'élection au Grand Conseil, 295 pour la députation et 275 pour la suppléance[5].
Conseil d'État
En , alors qu'une élection tacite se dessinait[6], Frédéric Favre (Parti libéral-radical) et Roberto Schmidt (Neo) annoncent qu'ils ne se représentent pas pour un troisième mandat[7],[8]. Ces départs sont considérés comme des surprises[9]. Contrairement à eux, Christophe Darbellay[10], Mathias Reynard[11] et Franz Ruppen[12] sont candidats à leur réélection.
Le Centre, qui a perdu sa majorité absolue en , ne la revendique pas et présente deux candidats[10]. Le sortant Christophe Darbellay est accompagné de la présidente de Zermatt Franziska Biner[10]. Neo, le parti du conseiller d'État démissionnaire Roberto Schmidt, annonce dans un premier temps vouloir conserver son siège[8] en évoquant notamment une candidature de Thomas Egger[13]. Finalement, le parti ne présente pas de candidat et soutient les candidatures de Christophe Darbellay et Franziska Biner[4].
Le Parti libéral-radical souhaite conserver son siège obtenu en par Frédéric Favre. Le parti décide de ne présenter qu'une seule personne pour l'élection. Lors d'un vote interne, Stéphane Ganzer devance Sonia Tauss-Cornut et est désigné candidat du parti[14].
Les Verts présentent pour leur part Emmanuel Revaz, leur chef de groupe au Grand Conseil[4]. De leur côté, les Vert'libéraux renoncent à présenter une candidature[15].
Avec six candidats, il s'agit du plus faible nombre de candidature depuis 1977[16]. Au vu des forces en présence, le résultat semble « couru d'avance »[9],[17].
En février, le candidat écologiste Emmanuel Revaz critique l'existence d'un « pacte de non-agression » informel entre les partis gouvernementaux (Centre, PLR, UDC, PS), qu'il accuse de verrouiller le jeu politique lors de ces élections[18].
À l'issue du premier tour des élections, seule Franziska Biner obtient la majorité absolue. Les trois conseillers d’État sortants Christophe Darbellay, Mathias Reynard et Franz Ruppen arrivent aux trois places suivantes, suivis du candidat PLR Stéphane Ganzer. Le candidat écologiste Emmanuel Revaz, arrivé en sixième position, annonce ne pas se présenter au second tour. Les autres candidats sont ainsi élus tacitement[19].
Forces en présence
Formations politiques
| Parti | Sigle | Tendance politique | Sièges en | |
|---|---|---|---|---|
| Le Centre | LC | centre droit/conservateur | 40/130 | |
| NEO – Le Centre social-libéral[a] | NEO | christianisme social/centre droit | 8/130 | |
| Parti libéral-radical | PLR | libéral/radical/centre droit | 27/130 | |
| Union démocratique du centre | UDC | conservateur/libéral/souverainiste | 22/130 | |
| Parti socialiste | PS | social-démocrate | 20[b]/130 | |
| Les Verts | PES | écologiste | 13/130 | |
En juin 2023 le Centre Gauche-PCS, qui avait obtenu 4 élus en 2021 en tant qu’allié du PS, annonce sa dissolution[20]. Les 4 députés continuent de siéger dans le groupe socialiste au Grand Conseil.
Candidats au Conseil d'État
| Candidat | Parti | |
|---|---|---|
| Franziska Biner | Le Centre | |
| Christophe Darbellay | Le Centre | |
| Stéphane Ganzer | PLR | |
| Emmanuel Revaz | Les Verts | |
| Mathias Reynard | PS | |
| Franz Ruppen | UDC | |
Résultats
Conseil d’État
| Candidats | Partis | Premier tour | Second tour | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | |||
| Franziska Biner | LC | 51 149 | 50,72 | Élue | ||
| Christophe Darbellay[c] | LC | 41 376 | 41,03 | Élection tacite | ||
| Mathias Reynard[c] | PS | 41 368 | 41,02 | |||
| Franz Ruppen[c] | UDC | 37 341 | 37,03 | |||
| Stéphane Ganzer | PLR | 32 692 | 32,42 | |||
| Emmanuel Revaz | PES | 19 540 | 19,38 | Retrait | ||
| Votes valides | 100 839 | 97,38 | ||||
| Votes blancs | 950 | 0,92 | ||||
| Votes nuls | 1 758 | 1,70 | ||||
| Total | 103 547 | 100 | ||||
| Abstention | 123 667 | 54,43 | ||||
| Inscrits / participation | 227 214 | 45,57 | ||||
Grand Conseil
Au niveau cantonal
Chaque électeurs a un nombre de suffrages à distribuer égal au nombre de candidats à élire dans son district. A cause de cela les autorités ne fournissant pas de résultats au niveau cantonal en nombre de voix. Le nombre de "voix" par parti indiqué ici est par conséquent obtenu en additionnant les "suffrages pondérés" obtenu par un parti (calculés par l'administration cantonale) dans chaque district.
![]() | |||||||||||||||
| Parti | Voix | % | +/- | Sièges | +/- | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Le Centre | LC | 32 835 | 33,86 | 42 | |||||||||||
| NEO – Le Centre social-libéral | NEO | 6 278 | 6,47 | Nv | 7 | ||||||||||
| Total coalition du centre | LC | 39 113 | 40,34 | 49 | |||||||||||
| Union démocratique du centre | UDC | 18 906 | 19,50 | 26 | |||||||||||
| Parti libéral-radical | PLR | 17 501 | 18,05 | 27 | |||||||||||
| Parti socialiste | PS | 13 819 | 14,25 | 20 | |||||||||||
| Les Verts | PES | 6 525 | 6,73 | 8 | |||||||||||
| Vert'libéraux | PVL | 1 095 | 1,13 | 0 | |||||||||||
| Suffrages pondérés | 96 959 | - | |||||||||||||
| Votes valides | 100 941 | 97,54 | |||||||||||||
| Votes blancs | 1 033 | 1,00 | |||||||||||||
| Votes nuls | 1 509 | 1,46 | |||||||||||||
| Total | 103 483 | 100 | – | 130 | |||||||||||
| Abstentions | 123 739 | 54,46 | |||||||||||||
| Inscrits/Participation | 227 222 | 45,54 | |||||||||||||
Résultats par districts
| District | Le Centre | UDC | PLR | PS-EA | PES | PVL | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| LC VR | LC HV | NEO | ||||||
| 28,5 | 33,3 | 30,8 | 7,3 | |||||
| 53,6 | 26,7 | 7,0 | 12,6 | |||||
| 47,7 | 13,0 | 23,5 | 13,9 | 2,0 | ||||
| 39,4 | 23,1 | 22,0 | 9,0 | 6,5 | ||||
| 50,1 | 24,6 | 20,5 | 4,8 | |||||
| 37,0 | 29,5 | 22,3 | 11,2 | |||||
| 29,9 | 16,2 | 27,1 | 16,7 | 8,8 | 1,2 | |||
| 38,6 | 23,7 | 12,9 | 16,9 | 7,9 | ||||
| 28,4 | 17,8 | 17,4 | 21,3 | 12,8 | 2,2 | |||
| 34,6 | 19,6 | 24,4 | 14,9 | 6,6 | ||||
| 24,1 | 16,6 | 33,7 | 14,8 | 9,3 | 1,4 | |||
| 47,1 | 15,9 | 21,2 | 12,4 | 3,3 | ||||
| 27,8 | 11,2 | 26,3 | 20,9 | 12,4 | 1,6 | |||
| 25,1 | 21,9 | 26,3 | 18,8 | 6,8 | 1,1 | |||
| Valais | 40,34 | 19,50 | 18,05 | 14,25 | 6,73 | 1,13 | ||
Notes et références
Notes
- ↑ NEO soutient Le Centre au niveau national et siège sous ses couleurs. Mais au niveau cantonal, le parti est toutefois bien indépendant du Centre, et ses députés ont leur propre groupe au Grand Conseil
- ↑ Sièges obtenus par les listes communes entre le PS, le Centre Gauche-PCS (aujourd’hui dissout) et le parti local Entremont Autrement
- 1 2 3 Conseiller sortant
Références
- ↑ « Les élections du Grand Conseil et du Conseil d’Etat auront lieu le dimanche 2 mars 2025 », sur rhonefm.ch, (consulté le ).
- 1 2 3 4 « Election du Grand Conseil et du Conseil d’Etat », sur vs.ch (consulté le ).
- ↑ Jean-Yves Gabbud, « Grand Conseil: le district de Saint-Maurice obtient un siège de plus, au détriment du Haut-Valais », Le Nouvelliste, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 Vincent Fragnière, « Elections cantonales: Emmanuel Revaz sera le seul candidat pour les Verts », Le Nouvelliste, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Agence télégraphique suisse, « 570 candidats pour l’élection du Grand Conseil en Valais », Le Nouvelliste, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Dimitri Mathey, « Pourquoi la non-candidature de Frédéric Favre change-t-elle la donne pour les élections de 2025? », Le Nouvelliste, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Virginie Maret, « Frédéric Favre ne se représentera pas au Conseil d’Etat en 2025 », Le Nouvelliste, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 Jean-Yves Gabbud, « Conseil d’Etat valaisan: Roberto Schmidt arrête lui aussi », Le Nouvelliste, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 Grégoire Baur, « En Valais, un futur gouvernement couru d’avance? », Le Temps, (lire en ligne
, consulté le ). - 1 2 3 Dimitri Mathey, « Christophe Darbellay, officiellement en course pour sa réélection: «Prétendre à la majorité aurait été une erreur» », Le Nouvelliste, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Damien Rappali, « Le Parti socialiste valaisan adoube Mathias Reynard et lance une initiative sur les primes maladie », Le Nouvelliste, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Jean-Yves Gabbud, « Elections cantonales 2025: Franz Ruppen repart pour un tour », Le Nouvelliste, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Damien Rapalli, « Cantonales 2025: pas de candidature pour les jaunes du Haut-Valais, le ticket Darbellay-Biner validé », Le Nouvelliste, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Isabelle Gay, « Stéphane Ganzer, candidat du PLR aux cantonales 2025: «Je suis un Valaisan de Gletsch à Saint-Gingolph» », Le Nouvelliste, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Patrick Ferrari, « Cantonales 2025: pas de candidat Vert’libéral au Conseil d’Etat, «le signe d’une apathie de la politique valaisanne» », Le Nouvelliste, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Justin Grept, « Cantonales 2025: votez, oui, mais votez juste! Notre guide pratique », Le Nouvelliste, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Diana-Alice Ramsauer et vajo, « Une élection du Conseil d'Etat valaisan sans enjeu majeur se profile », Le Nouvelliste, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Grégoire Baur, « Pragmatique, chérissant son coin de pays, l'écologiste valaisan Emmanuel Revaz refuse la défaite qu'on lui promet », Le Temps, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Xavier Lambiel, « Ave le désistement des Vert·e·s, les cinq favoris deviennent conseillers d’Etat », Le Temps, (lire en ligne
) - ↑ « Valais: le Centre Gauche-PCS a cessé d’exister », sur Valais: le Centre Gauche-PCS a cessé d’exister (consulté le )
- ↑ Canton du Valais, « Election du Conseil d'Etat pour la législature 2025-2029 »
, sur Canton du Valais (consulté le ) - 1 2 Canton du Valais, « Élections cantonales 2025 »
, sur VeWork - Canton du Valais (consulté le )
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