Élections cantonales vaudoises de 2002

Élections cantonales vaudoises de 2002
180 sièges du Grand Conseil
(majorité absolue : 91 sièges)
7 sièges du Conseil d'État
(1er tour)
(2e tour)
Type d’élection Élections cantonales
Parti socialiste
Voix 31 984
22,1%
en diminution 0,8
Sièges obtenus 46 en stagnation
Parti radical-démocratique
Voix 30 207
20,8%
en diminution 4,8
Sièges obtenus 44 en diminution 10
Parti libéral
Voix 20 234
14,0%
en diminution 2,1
Sièges obtenus 31 en diminution 4
Union démocratique du centre
Voix 15 301
10,6%
en augmentation 3,4
Sièges obtenus 22 en augmentation 8
Carte
Diagramme

Les élections cantonales vaudoises ont lieu les et afin de renouveler les 180 membres du Grand Conseil et les 7 membres du Conseil d'État du canton de Vaud.

Contexte

Système électoral

Le Grand Conseil est le parlement unicaméral du canton de Vaud. Le gouvernement, appelé Conseil d’État, est composé de sept membres. Jusqu'en 2002, tous deux sont renouvelés intégralement tous les quatre ans au suffrage universel direct.

Grand Conseil

Le Grand Conseil est composé, de 1998 à 2007, de 180 sièges pourvus pour quatre ans au système proportionnel dans 21 circonscriptions, correspondant au 19 districts en vigueur de 1803 à 2007, auxquels s'ajoutent deux circonscriptions dans le district de Lausanne (Pully et Romanel).

Le canton de Vaud et ses anciens districts.

Les sièges sont répartis par rapport à la population des différentes circonscriptions, certaines circonscriptions formant des groupes d'arrondissement pour la répartition des sièges :

Arrondissement Sièges
Aigle-Pays-d'Enhaut 13
Cossonay-Echallens 10
Lausanne 37
Lavaux 6
Morges 19
Moudon-Oron 7
Nyon 15
Orbe-La Vallée 8
Payerne-Avenches 7
Pully 8
Rolle-Aubonne 6
Romanel 13
Vevey 19
Yverdon-Grandson 12
Total 180

Conseil d'État

Les sept sièges du Conseil d'État sont pourvus pour quatre ans au scrutin plurinominal majoritaire à deux tours dans une circonscription électorale unique cantonale. Les électeurs votent pour autant de candidats qu'il y a des sièges à pourvoir, à raison d'une voix pour un candidat. Les candidats ayant obtenu la majorité absolue du nombre de bulletins valables sont déclarés élus. S'il reste des sièges à pourvoir, un second tour est organisé entre les candidats restants, et ceux arrivés en tête sont déclarés élus à raison du nombre de sièges restants à pourvoir[1].

Les listes sont ouvertes, ce qui signifie que les électeurs ont la possibilité de les modifier en rayant ou ajoutant des noms, d'effectuer un panachage à partir de candidats de listes différentes ou même de composer eux-mêmes leurs listes sur un bulletin vierge[2].

Résultats

Au Conseil d'État

Résultats[3],[4]
Candidats Partis Premier tour Second tour
Voix  % Voix  %
Philippe Biéler[a] VER 70 332 48,43 57 901 58,03
Jacqueline Maurer-Mayor[a] RAD 66 896 46,07 49 246 49,35
Jean-Claude Mermoud[a] UDC 64 119 44,15 47 355 47,46
Charles-Louis Rochat[a] LIB 62 084 42,75 45 329 45,43
Pascal Broulis RAD 61 409 42,29 49 353 49,46
Pierre Chiffelle SOC 61 044 42,04 50 902 51,01
Claudine Amstein LIB 59 673 41,09 43 862 43,96
Anne-Catherine Lyon SOC 59 116 40,71 51 583 51,69
Éric Golaz RAD 59 021 40,64 Retrait
Francine Jeanprêtre[a] SOC 54 688 37,66
Mario-Charles Pertusio PDC 49 826 34,31
Josef Zisyadis POP 36 400 25,07 44 500 44,60
Robert Gurtner AS 5 811 4,00 206 0,21
Jean-Luc Allemann Ind. 292 0,20 Retrait
Roland Troillet MC Pas candidat 2 742 2,75
François-Xavier Martin PVS 2 331 2,34
Votes valides 145 216 93,09 99 785 98,68
Votes blancs 3 870 2,48 379 0,37
Votes nuls 7 044 4,51 955 0,95
Total 156 130 100 101 119 100
Abstention 204 679 56,73 259 323 71,95
Inscrits/Participation 360 809 43,27 360 442 28,05

Au Grand Conseil

Résultats[5]
Parti Sigle Voix  % +/- Sièges +/-
Parti socialiste SOC 31 984 22,1 46 en stagnation
Parti radical-démocratique RAD 30 207 20,8 44 en diminution 10
Parti libéral LIB 20 234 14,0 31 en diminution 4
Union démocratique du centre UDC 15 301 10,6 22 en augmentation 8
Les Verts VER 15 125 10,5 21 en augmentation 5
Parti ouvrier et populaire POP 7 315 5,1 12 en stagnation
Parti démocrate-chrétien PDC 4 371 2,7 2 en diminution 1
solidaritéS SOL 1 119 1,2 0 en stagnation
Union démocratique fédérale UDF 602 0,4 0 en stagnation
Pourquoi pas ? POU 291 0,2 1 en augmentation 1
Démocrates suisses DS 267 0,2 0 en stagnation
Jeunesse indépendante JEI 262 0,2 0 en stagnation
Indépendants 17 802 12,0 1 en augmentation 1
Suffrages exprimés
Votes blancs
Votes nuls
Total 180
Abstentions
Inscrits/Participation


Représentation par district

District Total PS PRD LIB UDC PES Divers gauche Divers centre Divers droite
Aigle-Pays-d'Enhaut 13 3 5 2 2 1
Cossonay-Echallens 10 2 2 2 2 1 1
Lausanne 37 9 7 4 2 9 5 1
Lavaux 6 1 1 2 1 1
Morges 19 6 5 3 2 2 1
Moudon-Oron 7 1 2 2 1 1
Nyon 15 3 3 3 2 2 1 1
Orbe-La Vallée 8 2 2 2 1 1
Payerne-Avenches 7 2 3 1 1
Pully 8 2 2 2 1 1
Rolle-Aubonne 6 1 1 2 1 1
Romanel 13 4 3 2 1 2 1
Vevey 19 6 5 4 2 2
Yverdon-Grandson 12 4 3 2 2 1
Canton de Vaud 180 46 44 31 22 21 12 4 0

Élections complémentaires lors de la législature 2002-2007

Élection complémentaire de 2003

À la suite de la démission du conseiller d’État écologiste Philippe Biéler pour des raisons de santé une élection partielle est organisée en 2003. Les écologistes présentent le député cantonal et entrepreneur François Marthaler pour défendre leur siège[6]. Les Libéraux présentent Jacques-André Haury avec le soutien du reste de la droite[7]. Les socialistes ne présentent pas de candidats en revanche le Parti ouvrier et populaire présente le conseiller national Josef Zisyadis. Face à la nette avance du candidat Vert après le premier tour et pour éviter un second, le libéral et le représentant du POP se retirent. Cependant la candidature au dernier moment de François de Siebenthal sur la liste « Le Défi Vaudois » impose un second tour qui coûte environ un demi-million de francs au canton[8]. La composition partisane du Conseil d’État n'est pas modifié par cette élection[6].

Résultats[9],[10]
Candidats Partis Premier tour Second tour
Voix  % Voix  %
François Marthaler PES 59 771 42,28 105 851 87,25
Jacques-André Haury LIB 43 308 30,63
Josef Zisyadis POP 29 070 20,56
François de Siebenthal Le Défi Vaudois 8 279 6,82
Marc-Étienne Burdet Le Défi Vaudois 3 722 2,63
François-Xavier Martin LE LOBBY CITOYEN 2 592 1,83
Divers 787 0,56 1 759 1,45
Votes valides 141 372 99,24 121 322 99,18
Votes blancs 2 122 1,49 5 433 4,44
Votes nuls 1 082 0,76 1 005 0,82
Total 142 454 100 122 327 100
Abstention 222 977 61,02 242 672 66,49
Inscrits/Participation 365 431 38,98 364 999 33,51

Élection complémentaire de 2004

Après seulement deux ans en poste, le conseiller d’État socialiste Pierre Chiffelle démissionne pour des raisons de santé. Le PS présente le conseiller national et syndicaliste Pierre-Yves Maillard et l'UDC présente l'ancien radical Martin Chevallaz, fils de l'ancien conseiller fédéral Georges-André Chevallaz. Celui-ci est soutenu par le Parti radical et les libéraux, mais pas par le PDC. Pierre-Yves Maillard est élu au Conseil d’État au premier tour avec plus de 60 % des voix. La composition du gouvernement reste inchangée avec 2 PRD, 2 PS, 1 PES, 1 PLS et 1 UDC[11].

Résultats[12]
Candidats Partis Premier tour
Voix  %
Pierre-Yves Maillard PS 81 063 63,05
Martin Chevallaz UDC 38 593 30,02
Robert Gurtner A+S 1 878 1,46
Divers 3 413 2,66
Votes valides 128 560 99,33
Votes blancs 3 613 2,79
Votes nuls 864 0,67
Total 129 424 100
Abstention 238 343 64,81
Inscrits/Participation 367 767 35,19

Notes et références

Notes

  1. 1 2 3 4 5 Membre du Conseil d'État sortant.

Références

  1. CH, VD. « Loi du 16 mai 1989 sur l'exercice des droits politiques », art. 72, 74, 77 et 78. (version en vigueur : 1.1.2009) [lire en ligne (page consultée le 8.1.2023)]
  2. CH, VD. « Loi du 16 mai 1989 sur l'exercice des droits politiques », art. 72. (version en vigueur : 1.1.2009) [lire en ligne (page consultée le 8.1.2023)]
  3. « Élection du Conseil d'État du 3 mars 2002 », sur site officiel du canton de Vaud (consulté le )
  4. « Élection du Conseil d'État du 17 mars 2002 », sur site officiel du canton de Vaud (consulté le )
  5. « Élection du Grand Conseil du 3 mars 2002 », sur site officiel du canton de Vaud (consulté le )
  6. 1 2 (de) Romain Clivaz, « Dossier: Elections des exécutifs cantonaux 2003 - Ersatzwahl Staatsrat Waadt 2003 », sur Année politique Suisse
  7. Laurent Busslinger, « Libéral à principes, Jacques-André Haury doit convaincre qu'il est aussi un pragmatique » Accès libre, sur Le Temps, (consulté le )
  8. Yelmarc Roulet, « François Marthaler, l'élu aux 100 000 voix » Accès libre, sur Le Temps, (consulté le )
  9. Canton de Vaud, « Election du Conseil d'Etat du 09 novembre 2003 Premier tour de scrutin » Accès libre, sur Canton de Vaud - Votations/Elections, (consulté le )
  10. Canton de Vaud, « Election du Conseil d'Etat du 30 novembre 2003 Deuxième tour de scrutin » Accès libre, sur Canton de Vaud - Votations/Elections, (consulté le )
  11. (de) Magdalena Bernath, « Dossier: Elections cantonales - Vaud : Ersatzwahl Staatsrat Waadt 2004 » Accès libre, sur Année politique Suisse
  12. Canton de Vaud, « Election du Conseil d'Etat du 24 octobre 2004 » Accès libre, sur Canton de Vaud - Votations/Elections, (consulté le )
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