Élections générales boliviennes de 2025
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| Élections générales boliviennes de 2025 | ||||||||||||||
| Eduardo del Castillo – Mouvement vers le socialisme Colistier : Milán Berna | ||||||||||||||
| Samuel Doria Medina – Unité Colistier : José Luis Lupo | ||||||||||||||
| Jorge Quiroga Ramírez – Libre Colistier : Juan Pablo Velasco | ||||||||||||||
| Andrónico Rodríguez – Alliance populaire Colistier : Mariana Prado | ||||||||||||||
| Manfred Reyes Villa – APB Súmate Colistier : Juan Carlos Medrano | ||||||||||||||
| Président | ||||||||||||||
| Sortant | ||||||||||||||
| Luis Arce MAS |
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Les élections générales boliviennes de 2025 ont lieu le afin d'élire simultanément le président et le vice-président ainsi que les 130 membres de la Chambre des députés et les 36 membres de la Chambre des sénateurs de la Bolivie. Un deuxième tour pourrait être organisé le en cas de ballotage.
Le scrutin intervient cinq ans après une crise politique de grande ampleur ayant conduit à l'annulation des élections générales de 2019 et l'organisation de nouvelles élections l'année suivante.
Le président sortant Luis Arce renonce à se représenter à la suite de conflits internes secouant son parti, le Mouvement vers le socialisme (MAS), l'opposant notamment à son prédécesseur Evo Morales. Le MAS présente par conséquent la candidature d'Eduardo del Castillo. À l'inverse des élections précédentes, qui avaient vu l'opposition se réunir autour de quelques candidats, les élections de 2025 sont marquées par une multiplication des candidatures.
Contexte
Crise politique de 2019
La Bolivie est touchée par une grave crise politique à l'occasion des élections générales de 2019. Le président sortant Evo Morales, au pouvoir depuis quatorze ans, est candidat pour un quatrième mandat consécutif. Aucun candidat n'ayant remporté l'élection présidentielle dès le premier tour selon les résultats préliminaires, un second tour au suffrage populaire — le premier du genre dans le pays — est initialement pressenti pour le . L'arrêt soudain du dépouillement, suivi le lendemain soir de résultats divergents donnant Evo Morales vainqueur au premier tour, est vivement critiqué par les observateurs et entraîne une crise politique lors de laquelle l'opposition refuse de reconnaître des résultats jugés frauduleux et appelle à la mobilisation citoyenne[1],[2],[3].
Après trois semaines d'une crise politique et de violents affrontements entre opposition et forces de l’ordre, Evo Morales annonce la tenue d'une nouvelle élection présidentielle[4],[5],[6],[7]. Après des accusations de fraudes par l’Organisation des États américains et sous la pression de l'armée, il démissionne[8]. La présidence revient alors à la seconde vice-présidente de la Chambre des sénateurs Jeanine Áñez, issue de l'opposition, après la démission du vice-président Álvaro García Linera, de la présidente de la Chambre des sénateurs Adriana Salvatierra, et du président de la Chambre des députés Víctor Borda[9]. Elle émet des mandats d’arrêt et fait arrêter les hauts membres du Mouvement vers le socialisme (MAS), accusés d'avoir manipulé les résultats. Visé par l'un de ces mandats, Evo Morales trouve refuge au Mexique[10],[11]. Les élections sont annulées par le Parlement et un nouveau scrutin convoqué par Jeanine Áñez a lieu un an plus tard, après deux reports dus à la pandémie de COVID-19[12],[13].
Les élections générales de 2020 sont remportées haut la main par le candidat du MAS Luis Arce, déjouant la majorité des sondages qui envisageaient un second tour entre lui et son principal concurrent Carlos Mesa, président de 2003 à 2005[14],[15]. Sa victoire est reconnue le soir même par Mesa, par la présidente sortante Jeanine Áñez, ainsi que par les observateurs internationaux[16],[17],[18].
Dans son rapport final rendu le , l'OEA estime qu'il y a eu une « manipulation délibérée » des résultats, et que l'écart réel entre Morales et Mesa est en réalité « minime », impliquant une « série d'opérations délibérées destinées à altérer la volonté exprimée dans les urnes »[19]. Le cependant, trois chercheurs indépendants du MIT et du New York Times publient une étude statistique, qui pointe des erreurs dans l'étude menée par l'OEA. Ils affirment que les conclusions de fraudes étaient fausses et reposaient sur des méthodes statistiques erronées[20],[21].
Procès des dirigeants post-crise politique de 2019
Condamnation de Jeanine Áñez

Le 12 mars 2021, après la plainte d'une ancienne députée du MAS, la justice bolivienne ordonne l'arrestation de Jeanine Áñez, qui est alors recherchée par les autorités pour « sédition et terrorisme »[22]. Le jour même, la police se rend au domicile de l'ancienne présidente, situé à Trinidad, et l'arrête[23]. L’ancienne présidente est amenée à La Paz en présence du ministre du Gouvernement, Eduardo del Castillo. Le lendemain, elle est placée en détention provisoire et transférée dans une prison pour femmes[24],[25].
À partir du , des dizaines de milliers de personnes manifestent dans les principales rues du pays pour protester contre les arrestations récemment menées[26],[27]. Amnesty International fait alors état de sérieux doutes sur l’indépendance de la justice en Bolivie, quel que soit le parti au pouvoir ; la directrice Amérique de l’ONG, Erika Guevara Rosas, indique que « la détention de Jeanine Áñez et d’autres ex-fonctionnaires semble suivre un modèle habituel : un usage partial de la justice »[28].
Le 21 août, un rapport du groupe d’experts indépendants de la Commission interaméricaine des droits de l’homme est utilisé par le parquet bolivien pour accuser l’ex-présidente de « génocide » en raison d’un usage disproportionné de la force contre des manifestants en novembre 2019, avec 20 morts[29].
Son procès pour « décisions contraires à la Constitution » et « manquement au devoir » s'ouvre le 10 février 2022 à La Paz[30]. Le 11 juin 2022, reconnue coupable d'avoir organisé un coup d'État contre Evo Morales et d'avoir accédé au pouvoir de manière inconstitutionnelle, elle est condamnée à dix ans de prison[31].
Emprisonnement de Luis Fernando Camacho

Mis en cause lui aussi par la justice bolivienne dans le coup d’État de 2019, Luis Fernando Camacho refuse de façon répétée en 2021 et 2022 de se présenter devant la justice lorsque le procureur le convoque pour témoigner. Lui-même nie avoir participé à un coup d’État et affirme avoir défendu la démocratie contre un gouvernement dictatorial. La justice émet finalement à son encontre un mandat d’arrêt en octobre 2022, que les autorités politiques hésitent toutefois à faire exécuter, craignant que son arrestation n'entraine des violences[32].
Le 29 décembre 2022, il est arrêté et conduit à La Paz. Le lendemain, un juge le condamne à quatre mois de détention préventive[33]. La nouvelle de son emprisonnement déclenche de violentes manifestations dans son fief de Santa Cruz. Des bâtiments publics sont incendiés, ainsi que la maison d’un ministre[34].
Il lui est reproché d'avoir dirigé des blocages de rue avec des groupes militants et de s’être coordonné avec des membres de la police pour conduire cette institution à se retourner contre le gouvernement. L'acte d'accusation se fonde notamment sur des déclarations faites par Camacho lui-même dans la presse et les réseaux sociaux. Dans l’une d’elles, il affirme que son père, un important homme d’affaires, est celui qui a « arrangé avec la police » leur soutien au soulèvement contre Evo Morales. Dans une autre, publiée immédiatement après la démission du président, il appelle à l'instauration d'une « junte civico-militaire »[32].
Schisme de la gauche bolivienne
Candidature avortée d'Evo Morales
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Le parti au pouvoir, le Mouvement vers le socialisme (MAS), détient un pouvoir quasi-continu depuis 2006. Depuis 2020, la direction du parti et la présidence est occupée par Luis Arce. Son prédécesseur et ancien mentor, Evo Morales, en exil lors des dernières élections et n'ayant pu revenir au pays que sous la présidence d'Arce, provoque un schisme dans le parti lorsqu'il tente d'en reprendre les rênes et devient un fervent critique du pouvoir en place.
Dès 2022, les critiques de Morales contre le gouvernement deviennent de moins en moins dissimulées. Il affirme notamment qu'un complot du gouvernement vise à le « détruire », lui ainsi que des dirigeants de producteurs de coca[35]. La constitution d'une « faction evista » au sein du MAS est de plus en plus évidente. En juin 2023, cette faction et les députés de l'opposition votent une motion de censure à l'encontre du ministre du Gouvernement, Eduardo del Castillo, qui est réintégré dans ses fonctions deux jours plus tard par le président Arce, bien qu'une destitution soit la conséquence habituelle d'une telle motion. Le 4 octobre 2023, le congrès du MAS, contrôlé par la faction de Morales, déclare que celui-ci est le chef du parti et le seul candidat du parti pour les élections générales de 2025. Quelques semaines plus tard, le Tribunal suprême électoral dit ne pas reconnaître la décision du congrès[36].
En décembre 2023, une décision du Tribunal constitutionnel plurinational vient interdire à Morales de se présenter aux élections générales de 2025. Se basant sur l'avis consultatif de la Cour interaméricaine des droits de l'homme paru en juin 2021, le tribunal affirme que la réélection présidentielle indéfinie n'existe pas dans la constitution bolivienne et ne constitue pas un droit de l'homme. Le tribunal renverse donc sa propre décision datant de 2017 à l'effet contraire[37].
Climat social et économique fragile et renoncement du président Arce

Le 26 juin 2024, le chef de l'armée, le général Juan José Zúñiga, mène un soulèvement militaire qui ne dure que quelques heures. Opération qualifiée de tentative de « coup d'État » par le président Luis Arce. Son détracteur et ancien président, Evo Morales accuse Arce d'avoir orchestré une « tentative d'auto-coup d'État ». En septembre de la même année, des dirigeants sociaux fidèles à Morales envoient même au gouvernement une liste de revendications économiques et sociales et menacent de débuter une marche dans le pays et de bloquer les routes. À la tête d'environ 5 000 personnes, Morales lance le 17 septembre la soi-disant « Marche pour sauver la Bolivie » qui exige des solutions aux pénuries de dollars et de carburant et qui appelle à la reconnaissance des décisions du congrès du MAS, qui a ratifié Morales comme chef du parti et candidat aux élections de 2025[38]. Des invitations de la part des deux parties à dialoguer n'aboutissent pas[35].
Le conflit entre Arce et Morales a pour effet de faire émerger deux blocs au sein du MAS. Le bloc réformiste qui soutient Arce et les dénommés « radicaux » qui appuient Morales. Ce dernier, ayant perdu la direction du parti, finit par le quitter et s'allie avec le Front pour la victoire. Ce conflit affaiblit fortement le MAS et permet par conséquent la formation d'une nouvelle gauche, dirigée par Andrónico Rodríguez, membre du MAS, qui reçoit l'appui de plusieurs acteurs de la gauche bolivienne, tels que le vice-président de l'État, David Choquehuanca, la maire d'El Alto, Eva Copa et le président du Mouvement Troisième système, Félix Patzi. Il reçoit en outre le support des autorités du Beni et de Pando et des crucéniens, le politicien Mario Cronenbold, le sénateur William Tórrez et le leader Darwin Choquerive[39],[40].
Courant 2025, alors qu'il est confronté à une crise économique et à des sondages défavorables, le président sortant Luis Arce est désigné candidat par le MAS. Le 14 mai 2025, il annonce renoncer à briguer un deuxième mandat[41]. Arce est désigné tête de liste au Sénat, tandis qu'Eduardo del Castillo est désigné candidat à la présidence[42].
Tentatives d'unification du vote d'opposition

Des tentatives au sein des partis d'opposition – centristes et de droite –, de présenter un candidat présidentiel commun afin de faire face au MAS émergent plus concrètement vers la fin de l'année 2024. Ces balbutiements n'aboutissent cependant pas après que plusieurs anciens acteurs politiques fondent chacun leur propre mouvement politique. Le 18 décembre 2024, après l'annonce officielle de la candidature de Jorge Quiroga, Carlos Mesa annonce la formation de l'alliance politique connue sous le nom de « Bloc d'opposition uni » avec Samuel Doria Medina (dirigeant de l'Unité nationale), Jorge Quiroga (qui avait annoncé sa candidature avec le Front de gauche révolutionnaire) et Luis Fernando Camacho (leader de Creemos).
Ces derniers reçoivent l'appui de plusieurs membres de la société civile. Quant à lui, l'ancien ministre de l'Économie sous Jeanine Áñez, Branko Marinkovic, tente de fonder son mouvement politique libéral, avant de se rallier à Quiroga en mars 2025[43].
Cette nouvelle coalition est critiquée par certains, où sont relevés le manque de propositions solides, la participation majoritaire d'anciens candidats à la présidence et le fait de constituer une fausse opposition au MAS[44],[45].
Système électoral
L'ensemble des scrutins se déroule simultanément, un seul vote de l'électeur pour un parti comptant pour ses candidats à la présidence, à la Chambre des sénateurs, et pour ceux élus à la proportionnelle à la Chambre des députés, suivant un système appelé ley de lemas.
Président
Le président bolivien est élu en même temps que le vice-président pour un mandat de cinq ans par le biais d'une version modifiée du scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Si aucun candidat ne remporte la majorité absolue des suffrages exprimés lors du premier tour, ou plus de 40 % des voix avec au moins dix points d'avance sur celui arrivé en deuxième position, un second tour est organisé dans les soixante jours entre les deux candidats arrivés en tête. Est alors élu celui qui reçoit le plus grand nombre de suffrages[46],[47]. En 2020, la date d'organisation d'un éventuel second tour est fixée au .
Le mandat du président n'était auparavant renouvelable qu'une seule fois. Une décision du Tribunal constitutionnel fin 2017 a mis fin à cette clause : le président peut depuis se représenter de manière illimitée[46]. Cette décision a lieu peu après l'échec d'Evo Morales à supprimer cette limitation en organisant un référendum constitutionnel, en , la population ayant alors rejetée l'amendement par 51,3 % des voix exprimées. À la suite de la crise politique de 2019, une loi interdit à Morales de se représenter[48].
Parlement

La Bolivie est dotée d'un parlement bicaméral appelé Assemblée législative plurinationale. Celle-ci est composée d'une chambre basse, la Chambre des députés, et d'une chambre haute, la Chambre des sénateurs. Toutes deux sont renouvelées simultanément pour un mandat de cinq ans.
Chaque électeur vote au scrutin majoritaire pour un candidat à la Chambre des députés dans sa circonscription et vote séparément pour la liste d'un parti. Ce second vote compte pour le candidat à la présidentielle et pour la répartition des sièges de l'autre partie de la Chambre des députés ainsi que de la totalité de ceux de la Chambre des sénateurs à la proportionnelle.
La Chambre des députés est en effet dotée de 130 sièges dont 70 pourvus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales, tandis que les 60 sièges restants le sont au scrutin proportionnel plurinominal dans neuf circonscriptions correspondant aux départements du pays, en fonction de leur population lors du dernier recensement. Une fois le décompte des suffrages terminé, la répartition des 60 sièges se fait à la proportionnelle sur la base du quotient simple, puis selon la méthode du plus fort reste[49],[50],[51].
La Chambre des sénateurs est quant à elle dotée de 36 sièges pourvus au scrutin proportionnel plurinominal dans neuf circonscriptions correspondant aux départements du pays, à raison de 4 sièges par département. La répartition se fait selon la même méthode qu'à la chambre basse[52].
Les candidats doivent avoir au moins 25 ans pour être député, et 35 ans pour être sénateur. Tous les candidats élus au scrutin majoritaire doivent avoir un suppléant du sexe opposé. De même, les listes des partis doivent alterner les candidats masculins et féminins. Sur les 70 sièges majoritaires, sept sont réservés aux minorités indigènes[53].
Forces en présence
| Parti | Idéologie | Candidats et colistiers |
Résultat en 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Mouvement vers le socialisme Movimiento al Socialismo (MAS) |
Gauche Socialisme du XXIe siècle, bolivarisme, plurinationalisme, indigénisme |
Eduardo del Castillo Milán Berna |
55,10 % des voix 71 députés 21 sénateurs | |
| Libre | Centre Démocratie libérale, constitutionnalisme |
Jorge Quiroga Juan Pablo Velasco |
28,83 % des voix 39 députés 11 sénateurs | |
| Unidad | Droite à extrême droite Démocratie chrétienne, conservatisme, libéralisme |
Samuel Doria Medina José Luis Lupo |
14,00 % des voix 16 députés 4 sénateur | |
| Parti démocrate-chrétien Partido Demócrata Cristiano (PDC) |
Droite Démocratie chrétienne, conservatisme, libéralisme |
Rodrigo Paz Pereira Edman Lara | ||
| Unité civique de solidarité Unidad Cívica Solidaridad (UCR) |
Droite Conservatisme social, populisme, libéralisme économique |
Jhonny Fernández Edwin Rodríguez | ||
| APB Súmate | Droite | Manfred Reyes Villa Juan Carlos Medrano |
Nouveau | |
| Mouvement Troisième système Movimiento Tercer Sistema (MTS) |
Gauche Troisième voie, plurinationalisme, communalisme, communautarisme, collectivisme, progressisme |
Andrónico Rodríguez Mariana Prado |
Absent | |
| Action démocratique nationaliste Acción Democrática Nacionalista (ADN) |
Droite National-conservatisme, conservatisme, néolibéralisme, anticommunisme |
Paulo Rodríguez Folster Antonio Saravia |
Absent | |
| Nouvelle génération patriotique Nueva Generación Patriótica |
Centre | Jaime Dunn Edgar Uriona |
Nouveau | |
| Mouvement de renouveau national Movimiento de Renovación Nacional (MORENA) |
Centre-gauche | Eva Copa Damián Condori |
Nouveau | |
Intentions de vote
| Sondage | Date | Sondés | Castillo | Rodríguez | Medina | Quiroga | Copa | Reyes Villa | Paz | Fernández | Folster | Tapia | Vote blanc | Ne sait pas/Ne préfère
pas répondre |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| SPIE/El Deber[54] | 7-14 juin | 2 500 | 1,7 % | 14,7 % | 24,0 % | 22,1 % | 1,4 % | 9,4 % | 5,6 % | 2,6 % | 0,6 % | 0,7 % | 9,8 % | 4,5 % |
| Ipsos Ciesmori/Unitel[55] | 22-26 mai | 2 500 | 2,3 % | 14,2 % | 19,1 % | 18,4 % | 1,7 % | 7,9 % | 4,3 % | 3,7 % | 0,5 % | 1,0 % | 6,5 % | 10,5 % |
Campagne
Candidature d'Andrónico Rodríguez

Considéré comme l'héritier d'Evo Morales, le président du Sénat Andrónico Rodríguez est en tête de plusieurs sondages au cas où celui-ci ne se présente pas aux élections générales boliviennes de 2025. Malgré son inéligibilité pour un nouveau mandat, Evo Morales refuse cependant d'être remplacé par Andrónico Rodríguez. Celui-ci, bien que soutenant Evo Morales face à Luis Arce sans s'opposer à celui-ci lors de la crise direction au sein du MAS, était pressenti pour être le colistier d'Arce à la présidentielle[56],[57].
Par cette décision, il prend ses distances avec les deux camps du MAS, alors que jusqu'à présent, il avait refusé de se présenter au nom du MAS par respect à la fédération des producteurs de coca, qui soutient Evo Morales[58].
Sa candidature, déposée sous la bannière du Mouvement Troisième système, est cependant temporairement invalidée. En effet, María Maciel Terrazas Merino, cofondatrice du parti avec son ex-mari Félix Patzi, a contesté son expulsion, ce qui remet en doute la validité du congrès et des décisions qui y ont été prises, comme le choix des candidats[59]. Sa candidature est finalement validée le 6 juin[60].
Résultats
| Parti ou coalition | Candidat présidentiel et colistier |
Votes | % | +/- | Députés | Sénateurs | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Sièges | +/- | Sièges | +/- | |||||||
| Mouvement vers le socialisme (MAS) | Eduardo del Castillo Milán Berna |
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| Libre[a] | Jorge Quiroga Juan Pablo Velasco |
|||||||||
| Unidad | Samuel Doria Medina José Luis Lupo |
N/a | ||||||||
| Parti démocrate-chrétien (PDC) | Rodrigo Paz Pereira Edman Lara |
N/a | ||||||||
| Unité civique de solidarité (UCS) | Jhonny Fernández Edwin Rodríguez |
N/a | ||||||||
| Autonomie pour la Bolivie - Súmate (APB-S) | Manfred Reyes Villa Juan Carlos Medrano |
Nv. | ||||||||
| Alliance populaire (AP)[b] | Andrónico Rodríguez Mariana Prado |
Abs. | ||||||||
| Action démocratique nationaliste (ADN) | Paulo Rodríguez Folster Antonio Saravia |
Abs. | ||||||||
| Nouvelle génération patriotique (NGP) | Jaime Dunn Edgar Uriona |
Nv. | ||||||||
| Mouvement de renouveau national (MORENA) | Eva Copa Damián Condori |
Nv. | ||||||||
| Votes valides | ||||||||||
| Votes blancs | ||||||||||
| Votes nuls | ||||||||||
| Total | 100 | – | 130 | 36 | ||||||
| Abstention | ||||||||||
| Inscrits / participation | ||||||||||
Notes et références
Notes
- ↑ Résultats comparés à la Coalition Communauté citoyenne
- ↑ Andrónico Rodríguez est membre du parti Mouvement Troisième système (MTS), et soutenu par la coalition Alliance populaire (AP)
Références
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