Élections législatives norvégiennes de 2025

Élections législatives norvégiennes de 2025
169 sièges du Storting
(Majorité absolue : 85 sièges)
Type d’élection Élections législatives
Parti travailliste  Jonas Gahr Støre
Sièges en 2021 48
Parti conservateur  Erna Solberg
Sièges en 2021 36
Parti du centre  Trygve Slagsvold Vedum
Sièges en 2021 28
Parti du progrès  Sylvi Listhaug
Sièges en 2021 21
Parti socialiste de gauche  Kirsti Bergstø
Sièges en 2021 13
Premier ministre
Sortant
Jonas Gahr Støre
Ap

Les élections législatives norvégiennes de 2025 (en norvégien : Stortingsvalget 2025) se tiennent le afin d'élire les 169 députés de la 64e législature du Storting pour un mandat de quatre ans.

Contexte

Jonas Gahr Støre

Les élections législatives du 13 septembre 2021 voient la victoire des partis de gauche, à l'exception du Parti travailliste (Ap) qui arrive en tête mais en baisse par rapport au scrutin de 2017. La coalition gouvernementale, mené par la Première ministre Erna Solberg, sort nettement affaiblie. Le Parti conservateur de cette dernière enregistrant même la baisse la plus importante en termes de sièges[1]. Le chef des travaillistes, Jonas Gahr Støre, annonce le 8 octobre que son parti et le Parti du centre, arrivé en troisième place, sont parvenus à conclure un accord. Le nouveau gouvernement est formé le 14 octobre avec Jonas Gahr Støre à sa tête[2],[3].

Le gouvernement Støre est rapidement fragilisé par plusieurs scandales, conduisant à la démission de quatre ministres. La ministre du Travail, Hadia Tajik, démissionne en mars 2022, après avoir reconnu avoir bénéficié, une quinzaine d'années plus tôt, d'un appartement de fonction exonéré d'impôts. Un mois plus tard, c'est au tour du centriste Odd Roger Enoksen, ministre de la Défense, de quitter l'exécutif, à la suite de la révélation d'une relation extraconjugale avec une jeune femme. Le 23 juin, la ministre de la Culture, Anette Trettebergstuen, quitte également son poste. Les médias révèlent qu'elle avait nommé plusieurs proches à des fonctions publiques à haute rémunération. Enfin, en juillet 2023, le ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur Ola Borten Moe, numéro deux du Parti du centre, est contraint de remettre sa démission à la suite de conflits d’intérêts concernant ses transactions financières[4].

Le , le Parti du centre quitte la coalition gouvernementale en raison de désaccords avec les travaillistes sur la politique énergétique liée à l'Union européenne, ce qui donne lieu au premier gouvernement composé d'un seul parti depuis 25 ans[5]. Huit ministres centristes sont remplacés, y compris son chef et ministre des Finances Trygve Slagsvold Vedum, qui est remplacé par l'ancien Premier ministre Jens Stoltenberg[6],[7].

Système électoral

Intérieur du Storting

La Norvège est dotée d'un parlement monocaméral, le Storting, qui se compose de 169 députés élus pour un mandat de quatre ans selon un mode de scrutin proportionnel plurinominal. 150 sièges sont à pourvoir à la proportionnelle, selon la méthode de Sainte-Laguë, dans 19 circonscriptions électorales plurinominales correspondants aux dix-neuf provinces norvégiennes à raison de 3 à 17 sièges par circonscription, auxquels se rajoutent dix-neuf sièges sans circonscription. Ces derniers sièges sont répartis de manière à rapprocher les pourcentages de sièges obtenus par les partis aux résultats du vote populaire, compensant ainsi la distorsion résultant de l'utilisation de circonscriptions. Ce rôle compensatoire est néanmoins restreint aux seuls partis ayant franchi les 3 % des voix au niveau national, provoquant un effet de seuil pour les petits partis[8].

En accord avec la loi électorale norvégienne, le roi choisit la date de l'élection parmi les lundis d'un mois de septembre. Les municipalités norvégiennes peuvent néanmoins faire commencer le scrutin en avance le dimanche précédent, soit ici le , tant que leurs bureaux de vote sont également ouverts le lundi de l'élection même, exception faite des territoires d'outre-mer. De même, la population a la possibilité de voter de manière anticipée par voie postale jusqu'au vendredi précédant l'élection[9]. Les élections au Parlement sami de Norvège sont organisées simultanément[10].

Le seuil électoral est abaissé de 4 à 3 % avec la mise en place d'une réforme électorale votée courant 2020. Liée aux réductions de 428 à 356 du nombre de municipalités et de 19 à 11 du nombre de provinces, appliquées progressivement à partir de 2022, cette réforme est mise en œuvre à partir de ses élections, qui conserveront par ailleurs les limites des 19 anciennes provinces pour la délimitation des circonscriptions plurinominales[11].

Répartitions des sièges

Répartitions des sièges par comtés[12]
Circonscriptions Sièges +/- Carte
Akershus 19 en augmentation 1
Aust-Agder 3 en stagnation
Buskerud 7 en stagnation
Finnmark 3 en diminution 1
Hedmark 6 en stagnation
Hordaland 15 en stagnation
Møre og Romsdal 7 en stagnation
Nord-Trøndelag 4 en stagnation
Nordland 8 en stagnation
Oppland 5 en stagnation
Oslo 19 en stagnation
Rogaland 13 en stagnation
Sogn og Fjordane 3 en stagnation
Sør-Trøndelag 9 en stagnation
Telemark 5 en stagnation
Troms 5 en stagnation
Vest-Agder 5 en stagnation
Vestfold 6 en stagnation
Østfold 8 en stagnation
Sièges complémentaires 19 en stagnation
Total 169 en stagnation

Campagne

Principales forces politiques

Partis Idéologie Chef de file Résultats
en 2021
Parti travailliste
(no) Arbeidarpartiet
Ap Centre gauche
Social-démocratie, europhilie
Jonas Gahr Støre
(Premier ministre)
27,25 % des voix
48 députés
Parti conservateur
(no) Høyre
H Droite
Conservatisme, libéralisme économique, europhilie
Erna Solberg 20,35 % des voix
36 députés
Parti du centre
(no) Senterpartiet
Sp Centre
Agrarisme, euroscepticisme, protectionnisme
Trygve Slagsvold Vedum 13,50 % des voix
28 députés
Parti du progrès
(no) Fremskrittspartiet
FrP Droite à droite radicale
Libertarianisme, national-conservatisme
Sylvi Listhaug 11,61 % des voix
21 députés
Parti socialiste de gauche
(no) Sosialistisk Venstreparti
SV Gauche à gauche radicale
Socialisme démocratique, écosocialisme, euroscepticisme, féminisme
Kirsti Bergstø 7,64 % des voix
13 députés
Rouge
(no) Rødt
R Gauche à extrême gauche
Marxisme, Communisme
Marie Sneve Martinussen 4,72 % des voix
8 députés
Parti libéral
(no) Venstre
V Centre droit
Libéralisme, social-libéralisme
Guri Melby 4,61 % des voix
8 députés
Parti de l'environnement - Les Verts
(no) Miljøpartiet De Grønne
MDG Centre gauche
Écologie politique
Arild Hermstad 3,94 % des voix
3 député
Parti populaire chrétien
(no) Kristelig Folkeparti
KrF Centre
Démocratie chrétienne, conservatisme social, euroscepticisme
Dag-Inge Ulstein 3,80 % des voix
3 députés
Focus patient
(no) Pasientfokus
PF Attrape-tout
Régionalisme
Irene Ojala 0,17 % des voix
1 députés

Sondages

Courbe de tendance de régression locale des résultats des sondages depuis les élections législatives de 2021. Chaque ligne correspond à un parti politique.

Résultats

Nationaux

Résultats des législatives norvégiennes de 2025
Partis Voix  % +/- Sièges +/−
Parti travailliste (Ap)
Parti conservateur (H)
Parti du centre (Sp)
Parti du progrès (FrP)
Parti socialiste de gauche (SV)
Parti rouge (R)
Parti libéral (V)
Parti de l'environnement - Les Verts (MDG)
Parti populaire chrétien (KrF)
Démocrates de Norvège (DiN)
Parti des retraités (PP)
Parti chrétien (PDK)
Parti de l'industrie et du commerce (ION)
Parti du milieu (S)
Parti de la santé (HP)
Focus patient (PF)
Parti capitaliste (Lib)
Autres partis 0
Suffrages exprimés
Votes blancs
Votes nuls
Total 100 169 en stagnation
Abstentions
Inscrits/Participation

Par circonscriptions

Résumé

Détaillé

Analyse

Conséquences

Notes et références

Notes

    Références

    1. (en) Frazer Norwell, « As it happened: 'We did it' - Norway's left-wing opposition triumphs in general election », sur thelocal.no, The Local, (consulté le ).
    2. (en) Rédaction, « Jonas Gahr Støre: The Labor Party and the Center Party reached an agreement – we can form a government », sur norwaytoday.info, Norway Today, (consulté le ).
    3. (en) Rédaction, « The new Norwegian government is ready – it consists of ten women and nine men », sur norwaytoday.info, Norway Today, (consulté le ).
    4. Anne-Françoise Hivert, « La Norvège secouée par une série de scandales politiques » Accès limité, sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le ).
    5. (no) Einar Torkelsen, Karoline Johannessen Litland, Kristian Skårdalsmo, Mats Rønning et Peter Svaar, « Vedum kritiserer Støre: – Må slutte med skremmingen », sur nrk.no, NRK, (consulté le ).
    6. (no) Kristian Skårdalsmo, Mats Rønning, Line Tomter, Geir Bjarte Hjetland, Julie Grasmo et Benjamin Vorland Andersrød, « Opplysninger til NRK: Her er Støres nye regjering », sur nrk.no, NRK, (consulté le ).
    7. (no) Anja A. T. Brekke, Bjørn Haugan, Gyrid Friis Edland, Emilie Rydning, Eirik Røsvik, Runa Fjellanger et Alf Bjarne Johnsen, « Stoltenberg: –⁠ Jeg hadde andre planer for livet mitt », sur vg.no, Verdens Gang, Oslo, Schibsted, (consulté le ).
    8. « IPU PARLINE database: NORVEGE (Stortinget), Système électoral », sur www.ipu.org (consulté le ).
    9. (nb) « Over én million har forhåndsstemt », Valg.no, (lire en ligne, consulté le ).
    10. (da) « Stortings- og sametingsvalget 2021 - SKAUN KOMMUNE », sur www.skaun.kommune.no (consulté le ).
    11. (en) Ministry of Local Government and Modernisation, « Regulations for the 2019 local government elections for municipalities and counties that are subject to boundary changes that come into effect January 1st 2020 », sur Government.no, (consulté le ).
    12. (no) « Stortingsval », sur valg.no, Direction norvégienne des élections, (consulté le ).

    Voir aussi

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