Élections municipales françaises de 2026
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| Élections municipales françaises de 2026 | ||||||||||||||
| Type d’élection | Élections municipales | |||||||||||||
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| Postes à élire | 34 875[1] conseils municipaux 1 254 conseils communautaires | |||||||||||||
| Carte des communes de France métropolitaine | ||||||||||||||
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Les élections municipales françaises de 2026 visent à procéder au renouvellement des conseils municipaux des communes françaises et des conseils communautaires des intercommunalités. Ces élections sont prévues en [2], leur date sera précisée par décret[3].
Contexte
Lors des dernières élections municipales, marquée par la pandémie de Covid-19 et par la plus forte abstention lors d'élections municipales en France, la gauche a renversé la vapeur par rapport à 2014 en réduisant l'écart de voix par rapport à la droite, en remportant par exemple Annecy, Marseille, Lyon ou encore Saint-Paul. La droite arrive tout de même à reprendre quelques villes des mains de la gauche, tel que Metz. Le Rassemblement national, quant à lui, arrive à se renforcer localement et gagne, entre autres, la ville de Perpignan, tout en conservant les communes déjà sous leur pavillon.
L'élection présidentielle et les législatives de 2022 voient le pouvoir d'Emmanuel Macron, réélu, et de sa majorité présidentielle être affaibli par la montée de l'extrême droite et de la gauche, tandis que Les Républicains se retrouvent encore plus amoindri et leur groupe à l'Assemblée nationale est le plus petit que la droite ait connu depuis le début de la Ve République.
Les élections européennes du 9 juin 2024 voient le Rassemblement national s'envoler, tout en voyant la liste de la majorité présidentielle perdre près de la moité de ses sièges. La gauche y part éclatée, alors qu'elle s'était réunie en 2022 en formant la NUPES. La liste du Parti socialiste et de Place publique et celle de La France insoumise arrivent à avoir de nouveaux sièges, tandis que le Parti communiste n'obtient toujours pas de sièges et que Les Écologistes se retrouvent à 5 sièges au lieu de 13.
Dans ce chaos politique s'ajoute la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron au soir des résultats des élections européennes. De nouvelles élections législatives ont donc lieu les 30 juin et 7 juillet 2024. Ces élections chamboulent le spectre politique français, déjà perturbé. La gauche s'unit à nouveau, cette fois-ci en ne se cantonnant pas qu'aux quatre partis déjà présents dans l’hémicycle, et créée le Nouveau Front populaire en quelques heures seulement. Les Républicains, quant à eux, vivent une crise sans précédent, en voyant son président, Éric Ciotti, s'allier avec le Rassemblement national. Le centre vit mal cette décision du chef de l'État, mais conserve la coalition Ensemble pour la République. Lors de l'entre-deux-tours, au vu des résultats de l'extrême droite, la gauche appelle au front républicain, auquel la majorité des candidats qualifiés pour le second tour adhèrent. Les résultats voient l'union de la gauche emporter une très courte majorité relative de 193 députés, tandis que le Rassemblement national devient le premier groupe à l'Assemblée nationale, avec 37 nouveaux députés. Éric Ciotti arrive à former un groupe grâce aux 18 candidats l'ayant suivi. Le centre s'effondre, en perdant un tiers de ses députés.
Modalités
Dates
Les dates précises des 1er et 2d tour seront connus au moins trois mois avant l'échéance, c'est-à-dire avant le .
Mode de scrutin
Pour la première fois, les élections municipales de 2026 se dérouleront avec un mode de scrutin identique pour toutes les communes, quelle que soit leur taille : le scrutin proportionnel plurinominal avec prime majoritaire[4]. Toutefois, les communes de moins de 1 000 habitants de la Polynésie française restent soumises aux règles antérieures, dans l'attente d'une probable ordonnance prévue par la loi du 21 mai 2025[5].
Le nombre de sièges à pourvoir dépend, pour les communes de droit commun, du nombre d'habitants, conformément au tableau figurant à l'article L2121-2 du code général des collectivités territoriales. Pour la Ville de Paris et les communes de Marseille et de Lyon, le nombre de sièges est fixé aux articles L2512-3 et L2513-1 de ce même code.
| Habitants | Sièges |
|---|---|
| 0 - 99 | 7 |
| 100 - 499 | 11 |
| 500 - 1 499 | 15 |
| 1 500 - 2 499 | 19 |
| 2 500 - 3 499 | 23 |
| 3 500 - 4 999 | 27 |
| 5 000 - 9 999 | 29 |
| 10 000 - 19 999 | 33 |
| 20 000 - 29 999 | 35 |
| 30 000 - 39 999 | 39 |
| 40 000 - 49 999 | 43 |
| 50 000 - 59 999 | 45 |
| 60 000 - 79 999 | 49 |
| 80 000 - 99 999 | 53 |
| 100 000 - 149 999 | 55 |
| 150 000 - 199 999 | 59 |
| 200 000 - 249 999 | 61 |
| 250 000 - 299 999 | 65 |
| 300 000 + | 69 |
| Lyon | 73 |
| Marseille | 101 |
| Paris[a] | 163 |
Dispositions applicables
Dans l'ensemble des communes, l'élection des conseillers municipaux se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Toutefois, dans les communes de moins de 1 000 habitants, la liste est réputée complète si elle compte jusqu'à deux candidats de moins que l'effectif prévu. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[6],[7].
L'élection peut se limiter à un seul tour en cas de majorité absolue, ou donner lieu à un second tour, auquel cas :
- les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés peuvent s'y maintenir ;
- les candidats d'une liste qui a obtenu plus de 5 %, sans pouvoir se maintenir en tant que tels, peuvent cependant rejoindre une autre liste[8], ce qui peut amener à modifier l'ordre de présentation des candidats.
A l'issue de l'élection, les sièges sont répartis comme suit : une prime majoritaire de la moitié des sièges (arrondie le cas échéant) est d'abord attribuée à la liste ayant obtenu le plus grand nombre de voix ; puis les autres sièges sont répartis entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés, y compris la liste arrivée en tête, à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne[9].
Régimes particuliers de Paris, Marseille et Lyon
Depuis 1982, la Ville de Paris et les communes de Marseille et de Lyon sont soumises à un régime particulier justifié par leur division en arrondissements. Le mode de scrutin applicable à l'ensemble des communes (scrutin proportionnel plurinominal à deux tours) s'applique dans ces communes au niveau de secteurs qui regroupent un ou plusieurs arrondissements. Chaque secteur élit alors des conseillers amenés à siéger au Conseil de Paris ou au conseil municipal, et des conseillers d'arrondissements ou de secteurs.
A Paris, les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements forment un secteur unique : Paris Centre, tandis que les seize autres arrondissements constituent chacun un secteur. A Marseille, les élections ont lieu sur la base de huit secteurs, chacun regroupant deux arrondissements. A Lyon, chaque arrondissement constitue un secteur.
Pour l'instant, ces règles doivent s'appliquer lors des élections municipales de 2026. Cependant, une proposition de loi portée notamment par le député de Paris Sylvain Maillard vise à mettre fin au régime particulier applicable à Paris, Marseille et Lyon en introduisant un double scrutin : un pour le Conseil de Paris ou le conseil municipal, et un autre pour les conseils d'arrondissement ou de secteur. Adoptée à l'Assemblée nationale en première lecture le 9 avril 2025, elle est rejetée par le Sénat le 3 juin 2025. Une commission mixte paritaire est alors convoquée par le Gouvernement[10].
Régime particulier pour les communes nouvelles
Dans les communes nouvelles, pour le premier renouvellement suivant sa création, le nombre de conseillers municipaux à élire correspond à celui attribué à la strate démographique strictement supérieure. Toutefois, ce nombre ne peut être inférieur au tiers de l’addition des conseillers municipaux élus lors du précédent renouvellement général des conseils municipaux, ni être supérieur à soixante-neuf. L'effectif du conseil municipal reste identique jusqu’au troisième renouvellement général des conseils municipaux suivant la création de la commune nouvelle[11].
Pour les élections municipales de 2026, la quasi-totalité des communes nouvelles est donc concernée par ces dispositions puisque rares sont celles ayant déjà connu deux renouvellements depuis leur création.
Intercommunalités et métropole de Lyon
Les délégués d'une commune au sein du conseil des communautés de communes, des communautés d'agglomération, des communautés urbaines et des métropoles sont élus lors des élections municipales[12].
Chaque commune est représentée au conseil communautaire par un nombre de représentants tenant compte de sa population, élus comme suit :
- commune de moins de 1 000 habitants : les représentants de la commune au conseil communautaire sont les membres du conseil municipal désignés dans l'ordre du tableau (maire, puis adjoints, puis conseillers municipaux)[13] ;
- commune de plus de 1 000 habitants : les conseillers communautaires sont élus en même temps que les conseillers municipaux. Sur un seul et même bulletin doivent figurer la liste des candidats au conseil municipal et celle des candidats au conseil communautaire (scrutin fléché)[14].
Dans le cas de la métropole de Lyon, qui est une collectivité à statut particulier, les 150 conseillers métropolitains siégeant au conseil de la métropole de Lyon sont élus au suffrage universel direct en parallèle des élections municipales dans les 59 communes concernées. Le territoire est découpé en 14 circonscriptions métropolitaines ; ainsi, un conseiller métropolitain représente non pas une commune mais une circonscription.
Résultats
Taux de participation
| Taux de participation | 1er tour | Différence avec 2020 |
2d tour | Différence avec 2020 |
Différence entre les deux tours |
|---|---|---|---|---|---|
| À 12 h | |||||
| À 17 h | |||||
| Final |
Résultats nationaux par nuances
| Listes | Premier tour | Second tour | Total sièges |
+/- | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Sièges | Voix | % | Sièges | Nombre | % | ||||
| Total | 100 | 100 | 100 | ||||||||
Communes de plus de 100 000 habitants
N.B. : les liens internes des noms des villes dans le tableau ci-dessous mènent vers les pages dédiées à leurs scrutins respectifs.
Résultats par régions
La France compte 18 régions administratives : 13 en France métropolitaine dont l'une présente un statut particulier (Corse) depuis 2016 et également 5 Régions et Départements d'outre-mer ainsi que 5 Collectivités d'outre-mer et d'une disposant d'un statut sui generis (Nouvelle-Calédonie). À l'exception de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin se tiendront dans chacune d'elles, dans le courant de l'année 2026, des élections municipales.
N.B. : les liens internes des noms des villes et des départements dans le tableau ci-dessous mènent vers les pages des résultats par département ou vers leurs pages dédiées.
Région Auvergne-Rhône-Alpes
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Région Bourgogne-Franche-Comté
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Région Bretagne
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Région Centre-Val-de-Loire
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Région Corse
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Région Grand Est
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Région Hauts-de-France
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Région Île-de-France
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Région Normandie
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Région Nouvelle-Aquitaine
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Région Occitanie
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Région Pays de la Loire
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Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
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| Collectivité | Commune | Maire sortant | Parti | Maire entrant | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saint-Pierre-et-Miquelon (975) | Saint-Pierre | Yannick Cambray | DVC | ||||
| Saint-Barthélemy (977) | Les collectivités de Saint-Barthélemy et Saint-Martin étant des entités mono-communales, elles sont administrées directement par leurs conseils territoriaux respectifs, élus durant des élections spécifiques. | ||||||
| Saint-Martin (978) | |||||||
| Wallis-et-Futuna (986) | Mata-Utu | Atelea Vaitotai Mautamakia | SE | ||||
| Polynésie française (987) | Papeete | Michel Buillard | Tapura | ||||
| Nouvelle-Calédonie (988) | Nouméa | Sonia Lagarde | RE | ||||
Résultats par départements
Notes et références
Notes
- 1 2 3 4 5 Paris est une collectivité à statut particulier depuis le (auparavant, elle était à la fois une commune et un département). Toutefois, ayant conservé son statut de circonscription administrative communale, elle reste assimilée à une commune.
- ↑ En France métropolitaine uniquement pour les taux à 12 heures et à 17 heures.
Références
- ↑ « Collectivités : 34 875 communes au 1er janvier 2025 », sur Vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ « Quand auront lieu les élections municipales 2026 ? La réponse du ministère de l’Intérieur », sur Le Courrier des maires, (consulté le )
- ↑ « Quelles sont les dates des prochaines élections ? », sur Service-public.fr, (consulté le )
- ↑ Pierre Varro, « Tout savoir sur la réforme des élections municipales », sur Politicae, (consulté le )
- ↑ La loi du 21 mai 2025 visant à harmoniser le mode de scrutin aux élections municipales afin de garantir la vitalité démocratique, la cohésion municipale et la parité, qui étend notamment le scrutin de liste à l'ensemble des communes, n'est pas applicable en Polynésie française. Toutefois, l'article 2 de la loi habilite le Gouvernement à prendre par voie d'ordonnance toutes mesures relevant du domaine de la loi afin d'étendre l'application des dispositions de la loi.
- ↑ Article L. 252 du Code électoral.
- ↑ Article L. 260 du Code électoral.
- ↑ Article L. 264 du Code électoral.
- ↑ Article L. 262 du Code électoral.
- ↑ « Municipales 2026 : la réforme du scrutin pour Paris, Lyon et Marseille massivement rejetée au Sénat », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Article L2113-8 du Code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Elections municipales et intercommunales de 2020 ».
- ↑ Article L. 273-11 du Code électoral.
- ↑ Article R. 117-4 du Code électoral.
Voir aussi
Articles connexes
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