Île de Pharos
| Île de Pharos | |||
Carte d'Alexandrie au temps de l'Empire romain avec l'île de Pharos (carte publiée en 1923). | |||
| Géographie | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Archipel | Aucun | ||
| Localisation | Mer Méditerranée | ||
| Coordonnées | 31° 12′ 51″ N, 29° 53′ 06″ E | ||
| Géologie | Île continentale[1] | ||
| Administration | |||
| Gouvernorat | Alexandrie[2] | ||
| Ville | Alexandrie | ||
| Autres informations | |||
| Découverte | Préhistoire | ||
| Fuseau horaire | UTC+01:00 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Égypte
Géolocalisation sur la carte : mer Méditerranée
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| Île en Égypte | |||
L'île de Pharos était une île d'Égypte antique où fut édifié le phare d'Alexandrie. Rattachée au continent, elle forme aujourd'hui une péninsule où se trouve une partie du port et du centre-ville d'Alexandrie. L'île a donné son nom au terme « phare »[3].
Géographie
Au temps où elle était une île, avant l'époque ptolémaïque, l'île de Pharos se trouvait dans la mer Méditerranée. Située à proximité immédiate du continent, elle était de forme allongée et en gros parallèle au littoral[4].
Histoire

Après la fondation d'Alexandrie en -331 et son développement, la dynastie des Lagides décide d'édifier un phare à l'extrémité orientale de l'île de Pharos. Les bâtisseurs en profitent pour la relier au continent via une chaussée[5], l'heptastade, d'une longueur de sept stades[6] soit environ 1 344 mètres. À la suite des élargissements successifs, des phénomènes de sédimentation et d'épirogenèse entraînent un recul du littoral, et la chaussée s'est ainsi élargie jusqu'à former l'isthme de Mansheya[7]. Cette nouvelle presqu'île est alors habitée et un aqueduc y est construit[6].
Le site de l'île est aujourd'hui fortement urbanisé, constituant une partie du centre-ville d'Alexandrie, avec des infrastructures portuaires, des parcs et la citadelle de Qaitbay édifiée au XVe siècle à l'extrémité orientale de l'île, à l'emplacement du phare, définitivement détruit en 1375, date du dernier d'une série de tremblement de terre qui avaient progressivement mis à mal l'édifice.
Notes et références
- ↑ L'île est une péninsule depuis l'époque ptolémaïque.
- ↑ Le découpage territorial ne correspond pas à la situation antérieure au XXe siècle.
- ↑ Informations lexicographiques et étymologiques de « phare » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
- ↑ Les sept merveilles du monde - Phare d'Alexandrie
- ↑ Khalid S. Al-Hagla, « Cultural Sustainability: An Asset of Cultural Tourism Industry », International Centre for Research on the Economics of Culture, Institutions, and Creativity (EBLA), (lire en ligne [PDF]).
- 1 2 Bertrand Millet, « Impacts of Alexandria’s Heptastadion on Coastal Hydro-Sedimentary Dynamics During the Hellenistic Period », The International Journal of Nautical Archaeology, vol. 36, , p. 167–176 (DOI 10.1111/j.1095-9270.2006.00131.x, lire en ligne).
- ↑ « The Ptolemaic Legacy » (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- E.M. Foster, Trad. de l'anglais par Claude Blanc, Pharos et Pharillon, Paris, Quai Voltaire, 1991 [1953], 142 p. (ISBN 978-2-876-53100-0)
Articles connexes
Liens externes
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