Adélaïde de Forcalquier
| Comtesse de Provence | |
|---|---|
| - | |
| Prédécesseur | |
| Comtesse de Forcalquier | |
| - | |
| Successeur | |
| Décès | |
|---|---|
| Activité | |
| Famille | |
| Père | |
| Mère |
Adélaïde de Cavenez (d) |
| Conjoint |
Armengol IV d'Urgell (avant ) |
| Enfants |
Guillaume III de Forcalquier Sancha d'Urgell (d) |
Adélaïde de Provence, dite de Forcalquier, morte vers 1144/1150, est une comtesse de Provence, première à porter le titre de comtesse de Forcalquier.
Biographie

Origines
Adélaïde, que l'on trouve sous les formes Azalaïs[1],[2] ou Adelaïs ou encore Alix est la fille de Guillaume V, comte de Provence, et d'Adélaïde de Cavenez.
Héritage et mariage
Elle n'est pas encore mariée à la mort de son père, et donc non dotée. Elle lui succède comme comtesse de Provence, en indivision avec ses cousins Bertrand Ier de Toulouse et Bertrand II. Elle possède cependant en propre le château de Forcalquier.
Elle épouse, avant 1080[3], Armengol IV, comte d'Urgell. Le couple à plusieurs enfants :
- Guillem/Guillaume III († ), qui succède à sa mère à la tête du comté de Forcalquier.
- Sancha, morte jeune.
Successions
En 1092, son mari décède, le comté d'Urgel passe à son beau-fils Armengol V et elle s'installe avec son fils Guillaume en Provence, à Forcalquier. L'année suivante, la maison de Provence s'éteignit avec la mort de Bertrand II, et ses droits passèrent à Gerberge, mariée à Gilbert de Millau, comte de Gévaudan, puis, en 1115, à la maison de Barcelone. Les conflits d'intérêts entre les maisons de Toulouse et de Barcelone rentrèrent dans le cadre de la Grande guerre méridionale et aboutirent à un partage territorial de la Provence. Grâce à l'éloignement des Toulouse, ils purent en administrer une partie et Adélaïde s'intitula comtesse de Forcalquier à partir de 1110[4]. Toutefois en 1125, les maisons de Toulouse et Barcelone se partagent officiellement la Provence en établissant la frontière le long de la Durance. Forcalquier, se situant sur la rive droite de la rivière, se retrouve inclut dans le Marquisat de Provence, appartenant à Toulouse. Adélaïde tentera avec son fils puis ces descendants de faire reconnaître leur indépendance.
Vers 1170, après sa mort, un accord reconnaît leurs droits en partageant le marquisat entre les maisons d'Urgel et de Toulouse.
Débat sur l'année de sa mort
La date de mort d'Adélaïde n'est pas précisément connue et fait débat.
Poly avançait comme date de sa mort avant le , c'est-à-dire « date à laquelle son héritier, Géraud Adhémar, apparut exercer les pouvoirs qu'elle lui avait légués dans Orange »[5]. Toutefois dans son tableau généalogique, l'historien associent les dates 1083-1144, à la comtesse[6]. Pour sa part, Manteyer lui attribuait un testament au [5].
Dans sa thèse, Varano (2011) indique qu'elle « disparait des documents entre 1144 et 1150 » et cite Bouche, auteur de La Chorographie ou description de la Provence (1665), qui considérait qu'elle était morte octuagainaire[7].
Le site Internet de généalogie, Medieval Lands, propose l'année 1129[8].
Voir aussi
Bibliographie
Ouvrages récents
- Édouard Baratier, Histoire de la Provence, Toulouse, Editions Privat, , 604 p. (ISBN 2-7089-1649-1) (réédition).
- Mariacristina Varano (thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I), Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, , 1007 + 132 (lire en ligne [PDF]).
Ouvrages anciens
- Jean-Pierre Poly, La Provence et la société féodale : 879-1166, contribution à l'étude des structures dites féodales dans le Midi, Paris, Bordas, , 431 p. (lire en ligne).
- Georges de Manteyer, La Provence du premier au douzième siècle : études d'histoire et de géographie politique. Tome 1, Picard, , 988 p. (lire en ligne).
Liens externes
- (en) Charles Cawley, « Provence », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2016.
Notes
- ↑ Poly 1976, p. 396.
- ↑ Jean-Bernard Elzière, « Notes sur les coseigneurs de la cité d'Uzès au Moyen Âge », Congrès archéologiques de France, Derache (Paris) A. Hardel (Caen), , p. 429 et suivante (lire en ligne) (lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Poly 1976, p. 318.
- ↑ Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p. 29.
- 1 2 Varano 2011, p. 445-446.
- ↑ Poly 1976, p. 34.
- ↑ Varano 2011, p. 459.
- ↑ (en) Charles Cawley, « Provence », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2016 (consulté le ).
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