Aische-en-Refail

Aische-en-Refail
Aische-en-Refail
L'église Saint-Joseph (1887).
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Namur
Commune Éghezée
Code postal 5310
Démographie
Gentilé Aischois(e)
Population 1 194 hab. (1/1/2020)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 36′ nord, 4° 50′ est
Superficie 899 ha = 8,99 km2
Localisation
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Aische-en-Refail

    Aische-en-Refail [ɛʃɑ̃ʁəfaj][1] (en wallon Ache[2]) est une section de la commune belge d'Éghezée située en Région wallonne dans la province de Namur.

    C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

    Toponymie

    Géographie

    Évolution démographique

    • Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre

    Histoire

    Bien de l'abbaye de Lobbes au IXe siècle

    Ascur ou Asca — c'est-à-dire Aische-en-Refail avec cinq autres localités du pagus de Hesbaye — est une des 43 localités citées dans le polyptyque ou pouillé de l’abbaye de Lobbes en 868-869 — ordonné par le roi carolingien Lothaire II (855-869) —  pour récupérer les biens dispersés par un intrus[3].

    Un témoin contemporain du tremblement de terre de 1755

    Fin 1755, un tremblement de terre — suivi d’un tsunami — détruisit la ville de Lisbonne faisant 50 000 victimes. Rares sont les attestations à l’époque dans nos régions ; cependant, on cite le témoignage intéressant d’un certain Jacquemin, cultivateur à Aische-en-Refail : "Du tremblement de terre du 1er novembre 1755; les secousses ont duré huit minutes."

    M. Pierre Alexandre, chef de travaux à l’Observatoire Royal de Belgique, mentionne en outre plusieurs témoignages contemporains dont l’un à Lille (département du Nord) : le médecin Boucher signale qu’ "on aperçut dans notre petite rivière de la Deule un mouvement extraordinaire : on assure qu'en quelques endroits les eaux se sont partagées, ayant été poussées vers la rive, et que l'on a vu à découvert le fond de la rivière"[4].

    Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

    Patrimoine et culture

    Patrimoine architectural

    • Château et ferme d'Aische. Le château est cité dès 1289, ancienne seigneurie dont la première mention remonte à 1577, date à laquelle Philippe de Huy en hérite de son père. L'ensemble est racheté par Aloys du Bois le dont une des descendances a épousé en 1755, Simon-Charles de Neuf, qui a fais des aménagements au XVIIIe siècle[5]
    • Chapelle de la Croix-Monet et ancienne maison du chapelain de 1717, la chapelle dédiée à Sainte-Philomène fut offerte par Loys du Bois, seigneur du lieu, en remerciement d'une guérison[6].
    • Chapelle Notre-Dame du Bon Secours, située derrière le château d'Aische, daté de 1749 à la base[7].
    • Le Manoir de Là-Bas avec la ferme date du XVIIIe siècle et le château du début du XXe siècle, cités comme propriété de la famille de Vaulx au XVe siècle et appartenant à la fin du XVIIIe siècle aux Posson[8].
    • Église Saint-Joseph de 1887 en style néo-roman[5].
    • Ferme de la Bawette du début du XVIIe siècle avec deux tours d'angle en briques avec arquebusières. Etais le manoir fortifié des fiefs d'Ansolville, dépendant de la seigneurie de Walhain au XIVe siècle et de la propriété de Jean Alowygny. Aux XVIe et XVIIe siècles des La Bawette, qui passa par alliance aux Waha, Lambillon, le Ratz de Brogniez et de Wooz de Lisbonne au XIXe siècle[9].

    Culture

    Enseignement

    Économie

    Vie associative

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters, (lire en ligne), p. 105.
    2. Jean Germain, Les Noms officiels des communes de Wallonie, de Bruxelles-Capitale et de la Communauté germanophone : Évolution et fixation orthographique des toponymes majeures de 1795 à nos jours avec indication de la prononciation française (API), de la forme régionale wallonne et du gentilé, Louvain-Paris, Peeters, coll. « Mémoires de la Commission royale de toponymie et de dialectologie. Section wallonne » (no 27), , 410 p. (ISBN 978-9-042944-01-5), p. 29.
    3. Chanoine C-G. Roland, Histoire généalogique de la maison de Rumigny-Florennes, Annales de la Société Archéologique de Namur, 1891, réédition de 1982, p. 117, note.
    4. André Lépine, « L’entité de Cerfontaine vue par … (15), le chapitre "Cerfontaine. Le séisme de 1755 et la fontaine du Tchafour" », cahier du Musée de Cerfontaine n° 175,
    5. 1 2 Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, p. 15.
    6. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, p. 20.
    7. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, p. 19.
    8. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, p. 17.
    9. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, p. 18.
    10. « Fiche de Paul Boillet », Fichier des personnes décédées

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, t. 1, 2 et 3 : Province de Namur, Arrondissement de Namur, Liège, Éditions Solédi, 1975-1983, 835 p. (ISBN 2-8021-0008-4)
    • E. Del Marmol, « Notices historiques sur les villages d'Aische-en-Refail et de Liernu », Annales de la Société Archéologique de Namur, vol. I, , p. 260-330

    Lien externe

    • icône décorative Portail de la province de Namur