André Dufraisse (homme politique)

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(à 75 ans) Chatou |
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| Parti politique | Parti communiste français (PCF) Parti populaire français (PPF) (1936-1945) Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) (1941-1944) Union de défense des commerçants et artisans (UDCA) (1956-1958) Front national des combattants (FNC) (1958-1960) Front national de l’Algérie française (1960-1972) Front national (1972-1994) |
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| Lieu de détention |
André Dufraisse, né le à Dole (Jura) et mort le à Chatou (Yvelines), est un homme politique français.
Membre du Parti communiste français (PCF) et de la Confédération générale du travail (CGT), il rejoint le Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot en 1936 puis s'engage sur le front de l'Est au sein de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF). Après la guerre, il rejoint l'Union de défense des commerçants et artisans (UDCA) de Pierre Poujade puis s'engage pour l'Algérie française avec Jean-Marie Le Pen. En 1972, il rejoint le Front national (FN)[1] dont il reste membre jusqu'à sa mort en 1994.
Biographie
Ouvrier, il a commencé par militer à la CGT en 1931, dont il fut secrétaire adjoint de Nice. Il démissionne de la CGT en 1936[2].
Il fut membre du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot et de la Légion des volontaires français (LVF)[3]. Son engagement sur le front de l'Est sous l'uniforme allemand lui vaut le surnom de « Tonton Panzer »[3].
En 1956, il fut le secrétaire général du mouvement de jeunesse de l'UDCA de Pierre Poujade, présidé à l'époque par Jean-Marie Le Pen[2]. Il rejoint par la suite le Front national des combattants en 1958, puis le Front national de l’Algérie française en 1960. Pour son militantisme dans ce dernier mouvement, il fut incarcéré en 1961, puis en 1962 à la Prison de la Santé[2].
En 1972, il est l'un des premiers membres du bureau politique du Front national aux côtés de son épouse Martine Lehideux (ancienne vice-présidente du FN)[3]. En 1983, Jean-Marie Le Pen le nomme secrétaire de la Fédération de Paris (FN)[4].
Aux obsèques d'André Dufraisse le , Jean-Marie Le Pen rend hommage à ce confrère avec qui il avait milité depuis 1956 en prononçant un bref discours sur le parvis de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet[3].
Notes et références
- ↑ « Politique Mort d'André Dufraisse ancien collaborateur et dirigeant du Front national », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 Notice biographique dans le Tome III du Dictionnaire de la politique française d'Henry Coston (1979).
- 1 2 3 4 « Le Pen et ses fantômes », Le Point, no 1 546, 3 mai 2002.
- ↑ Laurent K. Estel, « Les conditions locales de réussite d’une entreprise scissionniste. L’exemple de la fédération Front national de Paris », Colloque de l’Association française de science politique, Paris, Institut d’études politiques, 31 janvier et 1er février 2002.
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