Avicennia marina

Avicennia marina
Description de l'image Avicennia resinifera Coromandel 2005 fruits.JPG.
Classification
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Asteridae
Ordre Lamiales
Famille Verbenaceae
Genre Avicennia

Espèce

Avicennia marina
(Forssk.) Vierh., 1907

Classification phylogénétique

Clade Angiospermes
Clade Dicotylédones vraies
Clade Astéridées
Clade Lamiidées
Ordre Lamiales
Famille Acanthaceae

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Individu pionnier de l'espèce A. marina dans le lagon de Batticaloa, au Sri Lanka.

Avicennia marina est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Verbenaceae, ou des Acanthaceae selon la classification phylogénétique. C'est un arbre de mangrove qui est notamment présent en Nouvelle-Calédonie[1], mais aussi sur la côte de l'Afrique de l'Est, en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est ainsi qu'en Australie.

Dans les mangroves d'Asie du Sud-Est, les palétuviers noirs Avicennia marina se trouvent près de la mer, au niveau des basses eaux. Ce sont parmi les premiers arbres à former et coloniser la mangrove (avec les arbustes du genre Sonneratia)[2].

Ces arbres ont de longues racines qui fixent la vase et permettent à de nouveaux sédiments de se déposer derrière.

Avicennias marina supporte un degré élevé de salinité. Il supporte aussi d'être presque continuellement submergés dans l'eau salée de la mer.

Et comme il n'y a pas d'air dans la vase salée, les racines d'Avicennias marina donnent naissance à des pneumatophores, excroissances verticales exposées à l'air à marée basse pour leur permettre de respirer[3].

Palétuviers Avicennia marina partiellement submergés par la mer rouge avec leurs pneumatophores qui émergent au dessus de l'eau, mangrove du Sinaï, dans l'aire protégée de Nabq, en Égypte.

Écologie

Comme les autres palétuviers, cette espèce contribue à la fixation des sédiments et du trait de côte.

Les racines de cette plante, en complément du travail de crabes fouisseurs tels que Uca vocans, réoxygènent en permanence le sédiment vaseux et modifient le cycle du soufre et du carbone en contribuant à la biogéochimie des sulfures[4].

Références

  1. (en) Munzinger, J., Lebigre, J.-M. 2007. The flora of the Neo Caledonian mangrove swamps. p. 63-67 [In] Payri, C. E., Richer de Forges, B. (Eds). Compendium of marine species from New Caledonia. Documents Scientifiques et Techniques, Institut de Recherche pour le Développement, Nouméa, 435 pages. pdf
  2. Pole-Relais Zones Humides Tropicales, « La restauration de mangrove », Figure 11 : profil d'une mangrove en Asie du Sud-Est page 15 (32 pages), sur uicn.fr,
  3. J. et K. MacKinnon (trad. Janine Cyrot), Les animaux d'Asie : Écologie de la région indo-malaise, Fernand Nathan, , 172 p., pages 88 et 89
  4. (en) Erik Kristensen et Daniel M. Alongi, « Control by fiddler crabs (Uca vocans) and plant roots (Avicennia marina) on carbon, iron, and sulfur biogeochemistry in mangrove sediment », Limnology and Oceanography, vol. 51, no 4, , p. 1557–1571 (DOI 10.4319/lo.2006.51.4.1557, lire en ligne, consulté le )

Références externes

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