Casimir Guyon de Montlivault

Casimir Guyon de Montlivault
Portrait présumé de Casimir Guyon de Montlivault
Fonctions
Gentilhomme de la Chambre
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Préfet du Calvados
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Conseiller d'État
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Préfet de l'Isère
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Préfet des Vosges
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Biographie
Naissance
Décès
(à 75 ans)
Blois
Nationalité
Domicile
Activités
Militaire, administrateur, haut fonctionnaire
Fratrie
Éléonor Jacques François-de-Salles Guyon de Montlivault (d)
Autres informations
Distinctions

Casimir Guyon de Montlivault, né le à Montlivault et mort le à Blois, est un préfet français de 1814 à 1830.

Biographie

Famille

Né le au château de Montlivault, Casimir Marie Victor Guyon de Montlivault, dit le comte Guyon de Montlivault, est le fils d'Éléonore Cécile Guyon, seigneur de Dizier (1730-1809) lieutenant des vaisseaux du roi, aide-major général de la marine, et d'Angélique Le Maire de Montlivault. Il appartient à une famille originaire de Montargis anoblie en 1636, dont la filiation remonte à Jean Guyon, bourgeois de Montargis, marié à Marie Fleureau[1].

Il épouse en 1812 sa nièce Elisabeth Guyon de Montlivault (fille de son frère Jacques Guyon, seigneur de Montlivault et de Catherine Rosalie Rangeard de la Charmoise) dont il a deux enfants : Isère Guyon de Montlivault (1816-1894), dont descendance, et Arthur Guyon de Montlivault (1821)[1].

Carrière

Dès l'âge de quinze ans, il sert pendant quatre ans comme officier d'artillerie dans le régiment de Toul. Il obtient ensuite un congé pour faire ses caravanes comme chevalier non profès sur les galères de l’Ordre de Malte. En 1994, il s'expatrie et est porté sur la liste des émigrés. Il séjourne en Allemagne et en Italie avant de rentrer en France en 1801. En 1811 il est nommé intendant général de la maison de l'impératrice Joséphine[2].

En 1814, il est nommé préfet des Vosges par comte d'Artois, lieutenant-général du royaume. Il démissionne de ce poste en 1815 pendant les Cent-Jours puis, à la Seconde Restauration,

Nommé préfet de l'Isère de 1815 à 1816[2], il eut une attitude équivoque lors d'une conspiration et une tentative de soulèvement en mai 1816 à Grenoble, visant à renverser les Bourbons menée par le bonapartiste Jean-Paul Didier. D'abord passif et minimisant pour des raisons incompréhensibles le danger du projet de complot dont était informé, il fit preuve ensuite d'un zèle sans limite dans la répression contre les partisans du complot.

« Le préfet Montlivault auquel on pouvait reprocher d'avoir manqué de prévoyance s'était jeté dans la voie des plus grandes rigueurs : arrestations, exils, destitutions, désarmement, mises en surveillance, tout avait été mis en œuvre pour écraser l'adversaire vaincu[3]. »

Jean-Paul Didier fut exécuté et une plainte en accusation d'assassinat judiciaire fut formulée contre le général Donnadieu, et le préfet Montlivault[4].

Il est ensuite préfet du Calvados de 1816 à 1830.

Il est nommé gentilhomme honoraire de la chambre du roi en 1822.

Distinctions

Notes et références

  1. 1 2 Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, vol. 4, Société du Grand armorial de France, (lire en ligne [PDF]), p. 261-262.
  2. 1 2 Le nécrologe universel du XIXe siècle, Volume 3, 1846, page 317-322
  3. Guillaume de Bertier de Sauvigny, Le Comte Ferdinand de Bertier, 1782-1864: et l'énigme de la Congrégation, p. 249, ed. Presses Continentales, 1948
  4. Auguste Ducoin, Paul Didier : Histoire de la conspiration de 1816 , ed. Dentu, 1844
  5. Dossier Légion d'honneur

Bibliographie

  • Th. de Senneville, Notice historique sur le comte Casimir Guyon de Montlivault, deuxième édition, éd. Saint-Maurice Cabany, Paris, 1846.
  • Antoine-Vincent Arnault, Antoine Jay, Étienne de Jouy, Jacques Marquet de Norvins, Biographie nouvelle des contemporains, vol.14, ed. Librairie historique, 1824
  • Albert Maurin, La Terreur blanche, éd. Ainé, 1850
  • Le Biographe universel : revue générale biographique et nécrologique, vol. 11, t. 2, Paris, s.n., (BNF 32712755), p. 99 et suiv.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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