Château de La Boissière (Mayenne)
| Château de La Boissière | |
| Protection | |
|---|---|
| Coordonnées | 47° 46′ 57″ nord, 0° 58′ 34″ ouest |
| Pays | |
| Région historique | Pays de la Loire |
| Département | Mayenne |
| Commune | La Boissière |
| Site web | www.chateaudelaboissiere.fr |
Le château de La Boissière est situé sur la commune de La Boissière, dans le département de la Mayenne et la région des Pays de la Loire
Situation
Il est situé à 500 mètres du bourg.
Nom
- La « tour de Saint-Christophe de la Boissière », est expression qui désigne probablement pour l'Abbé Angot, le château, la paroisse étant quelquefois elle-même nommée Saint-Christophe-de-la-Boissière[1].
Historique
René-Jean Pommerais, juge de paix à Craon, découvrit vers 1860, dans le champ des Fontenelles près du château de la Boissière, une enceinte de mégalithes[2],[3].
La châtellenie de la Boissière, improprement qualifiée, car elle n'avait ni foires, ni sceaux de contrats, était annexée au château et tenue à foi et hommage lige de la châtellenie de Savonnières[3]. Le château fut au nombre des places fortes occupées par les Anglais, de 1356 à 1361.[1]. La seigneurie fut réunie en 1764 à la châtellenie de Coulonges, en Châtelais[3].
Au XIIe siècle, il n'y avait qu'une tour de guet utilisée par les soldats défendant le duché d'Anjou contre la duché de Bretagne. Elle a été édifiée à niveau d'un gué permettant de franchir la rivière locale, le Chéran. L'accès aux étages de la tour se faisant par des échelles intérieures.[réf. nécessaire]
Vers le XIVe siècle, la tour devient château par une adjonction au sud, apportant une grande pièce à chaque étage, ainsi qu'un grand escalier dans une tourelle.[réf. nécessaire]
On lui reconnaît au XVIIIe siècle comme domaine immédiat : la métairie de la Boissière, le moulin de la Chapellière, le taillis de Bois-Robert, et l'étang de la Queille (12 journaux) ; comme droits utiles ou féodaux, ceux de deshérance, de bâtardise, de confiscation, la mouvance des fiefs du Bignon et de la Morandière, les cens[4] ; enfin les droits honorifiques ordinaires des seigneurs fondateurs et patrons[3].
Enfin vers la fin du XIVe siècle, une tour de remplissage vient donner au château sa forme carré actuelle, en y apportant des latrines. Jouxtant le château, un ancien rempart est arasé au XVIIe siècle pour y construire un corps de ferme.[réf. nécessaire]
Le château, dont il reste un corps de bâtiment très élevé, trouvait sa défense dans les larges douves qui l'entouraient, encore apparentes d'un côté[3].
Les d'Angennes visitèrent quelquefois cette forteresse. Jacques d'Angennes y était le [3]. A partir du XVIIe siècle, le châtelain ou fermier y réside. Renée Marcillé, dame de Malaunay, y meurt en 1612 et se fait enterrer dans l'église de Saint-Clément de Craon. Simon Gasset et Renée Guillon sont fermiers en 1631, et René Vallot, sieur du Mesnil, mari de René Bouchard, en 1699[3].
Le monument fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [5].
Château privé ouvert à la visite certains jours d'été [6]
Seigneurs
- Jean de la Roche.
- Jean II d’Angennes, dit Sapin, qui reprend un procès du précédent, 1462.
- Charles Ier d'Angennes d'Angennes, seigneur de Rambouillet, qui épouse, en 1491, Marguerite de Couesmes, fille de Nicolas de Couesmes, seigneur d'Orthe.
- Jacques Ier d'Angennes, seigneur de Rambouillet, 1542, sénéchal du Maine, 1567.
- Nicolas d'Angennes, 1567.
- Philippe d'Angennes, qui rend un aveu au seigneur de l'Ansaudière, 1572, tué au Siège de Lavardin dans les rangs des royaux, en 1590.
- Charles d'Angennes, 1612, ne laissa pour héritière, après 1647, qu'une fille, religieuse à Port-Royal.
- Jean-François Paul de Gondi, cardinal de Retz, eut une partie de la succession, mais déjà en 1647 la seigneurie de la Boissière était engagée au suivant : François de la Roussardière, marié à Charlotte d'Héliand, 1631. Jean-François Paul de Gondi était héritier sous bénéfice d'inventaire du comte de Rochefort, seigneur de la Boissière, 1647.
- Une partie au moins de la châtellenie avait été acquise par maître François Coquille, secrétaire du roi, qui avait revendu à Gatien Galiczon, avant 1658. Cette portion était en Saint-Michel-de-la-Roë et consistait surtout en rentes.
- François de la Roussardière, fils aîné, mari de Marguerite Cazet, laquelle épousa en secondes noces, après 1674, François-Élisabeth de Reclesne, seigneur de Martillat, et vivait en 1700.
- Louis-François de la Roussardière; « il n'est pas accommodé ; il a vendu sa terre et paroisse de la Boissière à sa mère, dit Le Clerc du Flécheray, et est dans les chevau-légers. »
- Gabriel de Scépeaux, acquéreur, en 1698, du précédent. Il avait été accusé, en 1670, d'avoir tué d'un coup d'épée André-Pierre d'Andigné, seigneur des Écotais ; Madeleine-Geneviève Sevin, sa femme, morte à 48 ans, est inhumée en 1705 dans l'église Saint-Rémi de Château-Gontier.
- Pierre-Martin-Gabriel de Scépeaux, mort en 1756, sans enfants de Madeleine Hullin de la Selle.
- Paul-René de Scépeaux, comte de Scépeaux, frère du précédent, brigadier des armées du roi, marié le à Marguerite du Vivier, 1768.
- Marie-René-Louis de Scépeaux, comte de Scépeaux, né en 1756, obtint la terre de la Boissière par licitation, en 1781 ; il était, en 1786, gentilhomme d'honneur de Monsieur.
- Le domaine comprenant dans le bourg : le Domaine, une métairie, une closerie, puis les métairies de la Poissonnière, la Brosse, la Rochette, et les bois Robert, échoit de la succession de Marie-Madeleine de Mailly, veuve d'Anselme Pasqueray du Rouzay, décédée à Chartres, ventôse an II (en prison ?). Son fils était émigré.
- La famille Pasqueraie du Rouzay a possédé depuis le manoir et ses dépendances jusqu'au début du XXe siècle.
Notes et références
- 1 2 Angot et Gaugain 1900-1910.
- ↑ M. Pommerais, chef de bataillon en retraite, communiqua le plan de cette enceinte relevé par son père à l'Abbé Angot. Elle semble de forme rectangulaire, longue de 100 mètres, large de 33 mètres ; les deux grands côtés étant orientés au Nord et au Sud. Deux groupes de quatre et six mégalithes ferment les extrémités Est et Ouest et sont particulièrement remarquables par leurs dimensions : 2 mètres 35 à 3 mètres de hauteur, et par leur symétrie. Les blocs en place vus par M. Pommerais étaient au nombre de 17 ou 18.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Angot et Gaugain 1900-1910, p. ???.
- ↑ Sur 600 arpents, 43 boisseaux de seigle pesant 48 livres le boisseau, 138 boisseaux d'avoine, 11 ₶ 4 sols d'argent.
- ↑ « Château », notice no PA00109470, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ https://www.chateaudelaboissiere.fr/#localisation
Voir aussi
Sources et bibliographie
- « Château de La Boissière (Mayenne) », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne)

Articles connexes
Liens externes
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