Château de la Rongère (La Croixille)
| Château de la Rongère | |
| Coordonnées | 48° 12′ 20″ nord, 1° 01′ 00″ ouest |
|---|---|
| Pays | |
| Région historique | Pays de la Loire |
| Commune | La Croixille |
Le château de la Rongère est un château français situés à La Croixille, dans le département de la Mayenne et la région des Pays de la Loire[1]. Il est situé à 2 kilomètres à l'est du bourg, sur un affluent de la Vilaine.
Désignation
- G. de Rongeria, 1168 (Cartulaire de l'Abbaye de Savigny).
- G. de Rongeria, 1240 (Cartulaire de l'Abbaye de Savigny).
- La Rongière, 1577.
- La Rongère, château, chapelle (Hubert Jaillot).
- La Rongère, château, village, étang, moulin (Carte de Cassini).
Histoire
Fief mouvant de Daviet. Le château moderne entoure sur trois côtés une cour intérieure, parc et une longue avenue.[1]. Des perquisitions y sont faites le 26 mars 1793 pour surprendre des rassemblements[1].
Description
Le corps de logis est rectangulaire[1], élevé, flanqué d'une tourelle, accosté d'un pavillon carré continué par les servitudes et une autre tourelle ; toits en contrecourbes aux pavillons et aux tourelles[2].
Famille de Couasnon
Les Couasnon[1] sont une famille établie à la Croixille, distincte d'une autre du même nom qui donna deux sénéchaux de Vitré. Couasnon de la Barillère est une branche d'une famille noble originaire de Bretagne, établie au commencement du XVIe siècle dans la paroisse de la Croixille dont elle acquit en 1633 la seigneurie paroissiale. Le , Pierre de Couasnon, aîné du nom, déclara maintenir sa qualité d'écuyer, pour lui et ses frères et sœurs : Alexis, curé de Poché, Jean, alors au service du roi, Renée et Marie. Il portait : d'argent à 3 molettes d'éperon de sable, 2, 1[1].
César-Jérôme Couasnon de la Barillère, né le , maître ès arts d'Angers, 1775, licencié en droit canon de la faculté de Paris en 1778, fut archidiacre de la Cathédrale de Sées, vicaire général de l'évêque et aumônier du roi. François-Marie-Jérôme Couasnon de la Barillère, frère du précédent, né le à la Croixille, fit ses études au séminaire de Saint-Sulpice, s'affilia d'abord au Diocèse de Sées, puis devint prévôt du chapitre de Saint-Junien et vicaire général de Limoges[1]. Il se retira au commencement de la Révolution française à la Barillère, déjà atteint de paralysie et n'ayant plus que des lueurs intermittentes de raison. On le tira de son lit pour l'emprisonner à Ernée (février 1794) où la Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne le condamna, après qu'il eut confessé sa foi, comme prêtre réfractaire et noble, et le fit exécuter le [3]. Son corps relevé le , repose depuis dans le Sanctuaire de Charné. La famille de Couasnon habitait toujours la terre de la Barillère à la fin du XIXe siècle.
Seigneurs
- Robert de Gorram, seigneur de la Tannière, Levaré, donne à Philippe de Landivy, en reconnaissance de ses services, le droit et les revenus qu'il avait sur le fief du seigneur de la Rongère, de Roongeria, dans le cas où il n'aurait pas d'enfants mâles, et en s'en réservant la jouissance viagère[4]
- Guillaume de la Rongère et Gaultier, son fils, ratifient avant 1168 des legs faits à l'Abbaye de Savigny, à la Chaîne-aux-Normands et à Chamocé.
- Gaultier de la Rongère, chevalier, est exécuteur testamentaire de Jean, seigneur de Vautorte, 1240.
- Gaultier de la Rongère figure aux francs-fiefs de la Croixille et de Juvigné, 1312.
- Pierre Le Cornu demeure au château, 1577.
- Pierre de Chalus, sieur de Fresnay, 1617. En 1623, un enfant de N. de Chalus et d'Anne Beucher a pour marraine Marie, fille du même et de N. de la Jaille, sa première femme.
- Pierre de Chalus, sieur de la Benardière, 1642.
- Jean de Chalus, 1675, 1684.
- Jean-Baptiste Le Clerc, sieur des Gaudesches, conseiller à la cour des Monnaies, 1727.
- Jean Le Clerc des Gaudesches, seigneur de Terchant, mari de Renée Gaultier, inhumée à la Trinité de Laval, 1769.
- Daniel-Jean-Pierre Le Clerc, seigneur de la Villaudray, 1772.
- César-Léonard de Couasnon, mari de Renée-Françoise Le Clerc. Héritier de Terchant ; il est mort en 1809. Les Couasnon sont une famille établie à la Croixille, distincte d'une autre du même nom qui donna deux sénéchaux de Vitré.
- La terre est restée jusqu'au début du XXe siècle dans la famille de Couasnon
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
Notes et références
Sources et bibliographie
- « Château de la Rongère (La Croixille) », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne)

Références de l'Abbé Angot
- Bibliothèque nationale de France, fr. 8.736.
- Charles Pointeau, Certificats et notes manuscrites.
- Archives départementales de la Mayenne, B. 5, 488, 1.014. B. 54, 90, 191, 441, 863, 2 297, 2 318, 2 322.
- Registre paroissial de la Croixille.
- Dom Piolin, Histoire de l'Eglise du Mans, t. IX, p. 22, 312.
- Frédéric Le Coq, District d'Ernée, p. 114.
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