Championnat de France de rugby à XV 1895-1896

Championnat de France de rugby 1895-1896
Description de l'image 5 avril 1896, finale du championnat de France Olympique de Paris contre Stade Français.jpg.
Généralités
Sport Rugby à XV
Organisateur(s) USFSA
Édition 5e
Lieu(x) Région parisienne
Date du 9 février au 5 avril 1896
Nations Drapeau de la France France
Participants 5 équipes
Épreuves 11 matchs
Site(s) Levallois-Perret et Courbevoie
Palmarès
Tenant du titre Stade français
Vainqueur Olympique (1er)
Finaliste Stade français

Navigation

L'Olympique de Paris en décembre 1895.

La cinquième édition du championnat interclubs de football-rugby de l'USFSA eût lieu lors de la saison 1895-1896.

Il est remporté par l'Olympique qui vainquant le Stade français lors d'un match de départage pour la première place du championnat considéré aujourd'hui comme une finale.

Participants

Le championnat est, ainsi, disputé par cinq clubs parisiens :

Organisation

[1] Pour cette édition du championnat de France, les clubs parisiens s'affrontent sur une base de 4 rencontres sur les terrains du Stade français (Terrain de Bécon-les-Bruyères, Courbevoie) et du Racing CF (Pelouse du parc Collanges, Levallois-Perret) donnant un classement final.

Le classement est défini de la manière suivante : 2 points pour une victoire, 1 point pour un nul et aucun pour une défaite.

Classement et matchs

Le Championnat de France est initialement prévu du 9 février au 29 mars 1896 sur un total de 8 journées.

Lors de la dernière journée, l'Olympique et le Racing s'affronte. Si les ciels et blancs remportent le match, ils sont sacrés champions de France. Or, si l'Olympique remporte la partie, ils seront à l'égalité du Stade français de 6 points et un match sera prévu pour les départager.

Classement

Classement au 29 mars 1896[2]
no  Club Pts J V N D Pp. Pc.
1 Olympique 6 4 3 0 1 48 7
- Stade français T 6 4 3 0 1 30 6
3 Racing CF 5 4 2 1 1 34 22
4 Cosmopolitan Club 3 4 1 1 2 15 3
5 US de l'Est 0 4 0 0 4 3 79

Matchs

Rencontres du Championnat
Date Club 1 Score Club 2 Lieu
9 février 1896[3] Stade français 0 - 3 Racing CF Terrain de Bécon-les-Bruyères, Courbevoie
16 février 1896[4] Cosmopolitan Club 17 - 3 US de l'Est Terrain de Bécon-les-Bruyères, Courbevoie
23 février 1896[5] Stade français 17 - 0 US de l'Est Terrain de Bécon-les-Bruyères, Courbevoie
1er mars 1896[6] Racing CF 0 - 0 Cosmopolitan Club Pelouse du parc Collanges, Levallois-Perret
8 mars 1896[7] Stade français 5 - 0 Olympique Pelouse du parc Collanges, Levallois-Perret
15 mars 1896[8] Olympique 12 - 0 Cosmopolitan Club Terrain de Bécon-les-Bruyères, Courbevoie
Racing CF 28 - 3 US de l'Est Pelouse du parc Collanges, Levallois-Perret
22 mars 1896[9] Stade français 8 - 0 Cosmopolitan Club Terrain de Bécon-les-Bruyères, Courbevoie
Olympique 19 - 0 US de l'Est Pelouse du parc Collanges, Levallois-Perret
29 mars 1896[10] Olympique 17 - 3 Racing CF Pelouse du parc Collanges, Levallois-Perret

Match final

Classement final au 5 avril 1896[11]
no  Club Pts J V N D Pp. Pc.
1 Olympique 8 5 4 0 1 60 7
2 Stade français T 6 5 3 0 2 30 18
3 Racing CF 5 4 2 1 1 34 22
4 Cosmopolitan Club 3 4 1 1 2 15 3
5 US de l'Est 0 4 0 0 4 3 79

L'Olympique, sous la conduite de son capitaine anglais Thomas Fuller Potter, se détache irrésistiblement en seconde période et s'impose par deux essais transformés et un tenu. Jean-Baptiste Charcot est enfin sacré champion de France après avoir échoué en finale l'année précédente[1].

Dimanche 5 avril 1896
14h
Olympique 12 - 0
(0 - 0)
Stade français Vélodrome, Courbevoie
Arbitre : Paul Lejeune
Essai(s) : Carcy (2) et (1 tenu)
Transformation(s) : Potter (2)

Fait marquant

[1]

Il aura fallu vingt ans pour que le rugby descende du Havre à Toulouse, en passant par Paris et Bordeaux. Ce jour-là, le 2 février 1896, l'Occitanie est en émoi[Quoi ?].

Sur les bords de la Garonne, l'UAL Toulouse reçoit le Stade bordelais. 6000 spectateurs ont envahi le terrain de la prairie des Filtres où se dispute la rencontre entre les deux grandes villes du Sud-Ouest. Aucun autre match n'a obtenu un tel succès populaire. Avec ses Anglais, le Stade bordelais fait figure de favori, mais les Toulousains compensent leur manque de gabarit par une débordante activité.

A la fin du temps règlementaire, rien n'est marqué. Les deux capitaines demandent une prolongation. L'arbitre l'accorde. Mais le public, n'y tenant plus, envahit le terrain pour féliciter les acteurs de ce derby.

Notes et références

  1. 1 2 3 Richard Escot, Un siècle de rugby, Calmann-Lévy, , 480 p. (ISBN 978-2-7021-6037-4), p. 32
  2. « Les Sports athlétiques : organe officiel de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques », sur Gallica, (consulté le )
  3. « Les Sports athlétiques : organe officiel de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques », sur Gallica, (consulté le )
  4. « Les Sports athlétiques : organe officiel de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques », sur Gallica, (consulté le )
  5. « Les Sports athlétiques : organe officiel de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques », sur Gallica, (consulté le )
  6. « Les Sports athlétiques : organe officiel de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques », sur Gallica, (consulté le )
  7. « Les Sports athlétiques : organe officiel de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques », sur Gallica, (consulté le )
  8. « Les Sports athlétiques : organe officiel de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques », sur Gallica, (consulté le )
  9. « Les Sports athlétiques : organe officiel de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques », sur Gallica, (consulté le )
  10. « Les Sports athlétiques : organe officiel de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques », sur Gallica, (consulté le )
  11. « Les Sports athlétiques : organe officiel de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques », sur Gallica, (consulté le )

Liens externes

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