Commanderie de La Chaux
| La Chaux | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Fondation | |||
| Reprise | |||
| Protection | bien culturel d'importance régionale | ||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Région | district de Morges | ||
| Canton | Vaud | ||
| Commune | La Chaux | ||
| Géolocalisation | |||
| Coordonnées | 46° 37′ 16″ nord, 6° 28′ 30″ est | ||
| Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud
| |||
La commanderie de la Chaux est une commanderie templière puis hospitalière située sur le territoire de la commune vaudoise de La Chaux, en Suisse.
Historique
La Chaux fut donnée par les seigneurs de Cossonay aux templiers avant 1223. La commanderie qui y fut établie ne semble pas avoir été particulièrement profitable, car en 1277 une partie des possessions fut vendue à l'ordre franciscain pour payer des dettes[1]. Après la dissolution de l'Ordre, elle passa en 1315 aux chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. De la commanderie dépendaient les hospices d'Orbe, de Villars-Sainte-Croix et de Montbrelloz[2].
Après la Réforme protestante, la commanderie fut sécularisée, inféodée au dernier commandeur, puis en 1539 aux frères du réformateur Guillaume Farel, enfin vendue en 1540 à un gentilhomme picard, Robert du Gard[3].
De nos jours, la commanderie est inscrite comme bien culturel d'importance régionale[4].
Commandeurs Templiers
| Nom du commandeur (preceptor) | Dates |
|---|---|
| Pierre de Besancon[1] | vers 1277 |
Commandeurs Hospitaliers
On trouve le commandeur de Vaud, de La Chaux, de la Chaux en Vaud[N 1].
| Nom du commandeur | Dates | Commentaires |
|---|---|---|
| fr. Guillaume de Pierrafeux | 1315 | [ ou 1325 ][5] « frère Guillaume de Pierrafeux commandeur au pays de Vaud des maisons de l'ordre de St.-Jean de Jérusalem autrefois des Templiers » |
| fr. Aymon de Cossonay | 1345 | [ Incertain ][6] |
| Pierre de Billens (1348-?) | 1373[7] | Commandeur de « Monteciconio in diocesi Bisuntinenci » (Montseugny)[N 2] & de « Vaux in diocesi Genevensi » (1373) ; (1398)[8] Également mentionné comme commandeur de Vaud et des Feuillets[N 3] (s.d.)[9] |
| 1399[10] | ||
| Hugues de Boisset | 1443[11]-1450[8] | |
| Antoine de Malleres | 1458[8] | preceptor Caleis in Vuodo et pertinentianum ejusdem |
| fr. Louis de Franc...[N 4] | 1483 | fratri Ludovico de Franc..., preceptori Calcis in Vuaudo[13] |
| fr. Guy Bonard, alias de Rossillion | 1518[8] | |
| fr. Jean Roland | 1525[8] | |
Possessions
Les Maisons du Temple connues sont [3],[1] :
- Sainte-Marie-Madeleine de Maconnex (cf. la Liste des commanderies templières en Rhône-Alpes)
- Saint-Denis d'Entremont
- Les hospices d'Orbe
- Les hospices de Villars-Sainte-Croix
- Les Hospices de Montbrelloz
- Un hôpital mentionné en 1228 a également été associé au titre de Saint-Thibaud, près de Chavornay.
Articles connexes
Bibliographie
- Louis de Charrière, Fiefs Nobles de la Baronnie de Cossonay : Étude Féodale, Paris, Georges Bridel Éditeur, , p. 289 et svt
- Nicole Bériou (dir. et rédacteur), Philippe Josserand (dir.) et al. (préf. Anthony Luttrel & Alain Demurger), Prier et combattre : Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge, Fayard, , 1029 p. (ISBN 978-2-2136-2720-5, présentation en ligne), p. 889-890 et 896-902
Notes
- ↑ Fin XIVe siècle, on trouve par exemple « Domus de Calce preceptoris Waudi ordinis Sti Johannis Hierosolyme » : Maison de La Chaux, commandeur de Vaud de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ne pas confondre avec la commanderie et les commandeurs de la Vaux Saint-Jean, un membre de Chanonat aux XVIIe et XVIIIe siècles ni avec la commanderie du Temple de Vaulx, Commune de Vaulx-Milieu en Isère. La Vaux Saint-Jean était située dans la paroisse de Viplaix, département de l'Allier. On trouve l'écart de l'Hôpital au sud de cette commune: 46° 27′ 10″ N, 2° 22′ 40″ E.
- ↑ La commanderie de Montseugny, commune de Broye-Aubigney-Montseugny, Haute-Saône. Cette commanderie fut ensuite réunie avec celle de Sales, commune de Chantes, Haute-Saône. La Chaud en Vaud ne faisant plus partie de cet ensemble car réunie avec la commanderie des Feuillées.
- ↑ Commanderie des Feuillées / des Feuillets, commune de Châtenay, département de l'Ain.
- ↑ Probablement Louis de France, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qualifié de receveur de la commanderie de La Chaux en 1473 et qui avait comme procureur Philippe de France, également chevalier de l'Ordre de St-Jean de Jérusalem. À priori depuis le 29 juillet 1471[12].
Références
- 1 2 3 (de) Encyclopédie des templiers, université de Hambourg, Lexique L, paragraphe "La Chaux"
- ↑ Éric Vion, « Chaux, La (Cossonay) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
- 1 2 « La Chaux (Cossonay) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
- ↑ [PDF] L'inventaire édité par la Confédération suisse, canton de Vaud
- ↑ Louis de Charrière, Mémoires et documents publiés par la société d'histoire de la Suisse romande : Recherches sur les sires de Cossonay et sur ceux de Prangins issus de leur famille, (lire en ligne), p. 84 (note 251), 246-247 (doc. 19)
- ↑ Charrière 1845, p. 78L'auteur emploie le conditionnel.
- ↑ Gérard Moyse, « Les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem dans le diocèse de Besançon en 1373 », Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Age, Temps modernes, vol. 85, no 2, (lire en ligne), p. 478-479L'auteur n'a pas su identifier de quel Vaux il s'agissait mais la mention du diocèse de Genève permet d'identifier la Chaux-en-Vaud. Pierre de Billens est toujours commandeur de la Chaux en 1398, cf. Louis de Charrière.
- 1 2 3 4 5 Louis de Charrière, Les fiefs nobles de la baronnie de Cossonay: étude féodale, G. Bridel, , 890 p. (lire en ligne), p. 291
- ↑ Georges Guigue et Claude Faure, Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 - Rhône : 48 H 703 à 48 H 2400 : Ordre de Malte, Langue d'Auvergne, Henri Georg, (présentation en ligne), p. 235
- ↑ Georges Guigue et Claude Faure, Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 - Rhône : 48 H. 2401 à 48 H. 3422 : Ordre de Malte, Langue d'Auvergne, Henri Georg, (présentation en ligne), p. 140 (48 H. 3001)
- ↑ Georges Guigue, Inventaire-Sommaire des archives départementales antérieures à 1790 : Rhône - Archives Ecclésiastiques - Série H - H1 à H 702 - Ordre de Malte -Langue d'Auvergne , t. I, (lire en ligne), p. 23 (H. 47.)
- ↑ « Inventaire général des archives communales vaudoises avant 1961 - M 58, 1749 »Nomination du recteur de la Chapelle Saint-Jean de Jérusalem
- ↑ Guigue et Faure 1932 (t. 2), p. 239
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