Dourdain

Dourdain
Dourdain
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Intercommunalité CC Liffré-Cormier Communauté
Maire
Mandat
Michel Maillard
2023-2026
Code postal 35450
Code commune 35101
Démographie
Population
municipale
1 225 hab. (2022 en évolution de +5,88 % par rapport à 2016en évolution de +5,88 % par rapport à 2016)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 35″ nord, 1° 22′ 12″ ouest
Altitude Min. 52 m
Max. 112 m
Superficie 13,80 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Rennes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Liffré
Législatives 2e circonscription d'Ille-et-Vilaine
Localisation
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Dourdain
Liens
Site web https://www.dourdain.fr/

    Dourdain est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

    Géographie

    Situation

    Dourdain est l'une des 333 communes d'Ille-et-Vilaine.

    Elle est située à 36 km au nord-est de Rennes, à 30 km au sud-ouest de Fougères et à 20 km de au nord-ouest de Vitré.

    Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Rennes, la zone d'emploi de Vitré et le bassin de vie de Saint-Aubin-du-Cormier[I 1].

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont La Bouëxière, Liffré, Livré-sur-Changeon et Val-d'Izé.

    Géologie et relief

    Le territoire communal a une surface de 13,80 km2[1].

    Les altitudes varient de 111 mètres pour le point culminant (entre le bourg et le hameau de la Corblais) au centre-nord du territoire communal, et 53 mètres (à la confluence de la Veuvre et du ruisseau de la Barbotais, à l'extrême ouest du finage communal. Le bourg avoisine les 80 mètres d'altitude.

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Veuvre, la Barbotais, le ruisseau de la Fontaine de la cibonnière[2],[3],[Carte 1].

    La Veuvre (affluent de rive droite de la Vilaine) limite au nord le territoire communal, traversé par le ruisseau de la Barbotais (affluent de la Veuvre), dont le ruisseau de Chevré forme la limite sud et le ruisseau de la Fontaine de la Cibonnière (tous deux affluents du ruisseau de la Barbotais) la limite est[4],[5].

    La Barbotais, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Val-d'Izé et se jette dans la Veuvre à La Bouëxière, après avoir traversé trois communes[6].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Dourdain[Note 1].

    Climat

    En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Sud Est », avec des étés relativement chauds et ensoleillés[9].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 791 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Fougères à 22 km à vol d'oiseau[10], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 939,1 mm[11],[12]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[13].

    Transports

    Dourdan est desservi par des routes départementales d'importance secondaire qui se croisent dans le bourg : la D 112 (vers le nord-est en direction de Livré-sur-Changeon) et vers le sud-ouest en direction de la D 106 ; la D 528 qui côté sud-est va vers le Val-d'Izé et vers le nord-est vers Chevré et La Bouëxière.

    Paysages

    La commune présente un paysage de bocage avec un habitat dispersé formé de hameaux (appelés localement "villages") et de fermes isolées (une cinquantaine d'écarts sont recensés)[4].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Dourdain est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[15],[16].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (97,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (47,2 %), terres arables (26,4 %), zones agricoles hétérogènes (23,5 %), zones urbanisées (2,7 %), forêts (0,2 %)[17]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Habitat et logement

    En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 512, alors qu'il était de 466 en 2015 et de 418 en 2010[I 2].

    Parmi ces logements, 88,5 % étaient des résidences principales, 2,5 % des résidences secondaires et 9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,6 % des appartements[I 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Dourdain en 2020 en comparaison avec celle d'Ille-et-Vilaine et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (2,5 %) par rapport au département (7,2 %) et à la France entière (9,7 %).

    Le logement à Dourdain en 2020.
    Typologie Dourdain[I 3] Ille-et-Vilaine[I 4] France entière[I 5]
    Résidences principales (en %) 88,5 86,3 82,1
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 2,5 7,2 9,7
    Logements vacants (en %) 9 6,5 8,2

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Dourdan au XIe siècle et Dorden en 1136[18].

    Il s'agit d'un type toponymique gaulois ou pré-gaulois basé sur un thème *dord- de sens obscur. Cette racine est identifiée dans la toponymie et l'hydronymie de la France cf. Dourdan (Essonne, Dordincum en 956) ; Dordives (Loiret, *Dordiva)[19].

    Comme le montre la forme la plus ancienne de Dourdain, Dourdan au XIe siècle, il est probable qu'il s'agisse du même type toponymique que Dourdan (Essonne, Dordincum en 956), c'est-à-dire Dord-incum[20], le suffixe -incum (-inco) ayant régulièrement abouti à la terminaison -an, évoluée par la suite en -ain dans le cas de Dourdain (cf. panem > pan> pain, etc.).

    En gallo, langue traditionnelle des habitants de Dourdain, la commune est appelée Dourdin[21].

    La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est Dourdan[22].

    Histoire

    Préhistoire

    Des traces d'occupation néolithiques ont longtemps subsisté : l'inventaire du patrimoine cite un tumulus existant « au début du siècle » au Haut-Sérigné ou Haut-Ligné[23], Les mégalithes du département d'Ille-et-Vilaine mentionne des menhirs à La Bédouannerie, sur le coteau de la Veuvre, détruits au XIXe siècle[24].

    Moyen Âge

    La fiche d'inventaire du patrimoine indique que la paroisse existe dès le XIIe siècle[23] ; son existence en 1180 est attestée par un accord signé grâce à la médiation des abbés de Saint-Aubin et de Saint-Serge d'Angers entre Théobald, recteur de Dourdain et le prieuré d'Izé à propos des dîmes[25].

    Une léproserie existait à Dourdain au Moyen Âge, dont l'emplacement est inconnu[23] ; en 1791 on vendit comme bien national le « Pré de la maladrie » faisant partie du pourpris de la cure de Dourdain, cela indique qu'il y avait jadis une maladrerie à Dourdain[26].

    Temps modernes

    La vie de la paroisse

    Les comptes des trésoriers de la paroisse de Dourdain entre 1482 et 1594, ainsi qu'une partie de ceux du XVIIe siècle, ont été conservés ; ils montrent entre autres les dépenses liées aux processions : celles-ci étaient longues, les paroissiens allant en cortège jusqu'à Notre-Dame du Bon-Secours à Izé, Saint-Pierre de Marpiré, Notre-Dame de Livré chaque année, mais aussi parfois jusqu'à Vitré, Saint-Aubin-du-Cormier, La Bouëxière, au Bourgneuf en Izé et même, en 1634, jusqu'à Rennes[27].

    L'église Saint-Pierre de Dourdain datait des XVe siècle et XVIe siècle ; son chœur fut reconstruit en 1710 et l'on tranféra le clocher, qui était au milieu de la nef, au bas de celle-ci. La nef était accostée de trois chapelles : Notre-Dame de Recouvrance, dite du Plessis-Pillet ; Saint-Paul, dite de la Normandais ; Saint-Nicolas, dite aussi des Paroissiens car c'est dans celle-ci que se réunissait le général de la paroisse[28].

    Le seigneur de Sérigné (Sérigné est à cheval sur Liffré et La Bouëxière[29] ) disposait du droit de supériorité d'église ; après lui venaient les seigneurs du Plessis Dourdain (reconnu comme seigneur fondateur), du Plessis-Pillet et de la Normandais.

    Le le général de Dourdain approuva la construction d'une chapelle à la Giolais, celle-ci devant servir de station lors des processions. Elle fut placée sous le vocable de Notre-Dame de Toutes-Aides, devint une chapelle frairienne, dédiée par la suite à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs[28].

    Le Plessis-Pillet

    Le Plessis-Pillet était une châtellenie relevant en juveignerie de Sérigné [en La Bouëxière] (très anciennement c'était au seigneur de Sérigné qu'appartenait le droit de supériorité en l'église de Dourdain, la chapellenie primitive ne formant qu'un seul bénéfice avec celle de Saint-Étienne de La Bouëxière, le culte étant organisé alternativement dans ces deux lieux de culte), laquelle tomba au XVe siècle entre les mains de la famille de Montbourcher, seigneur du Bordage [en Ercé-près-Liffré] (les Montbourcher y possédaient armoiries, prééminences et enfeu). Sur le porche de l'ancienne église de Dourdain se voyaient les écussons des Montbourcher (ils ont été replacés au-dessus de la porte d'entrée de la nouvelle église)[30].

    Durant les guerres de Religion, la paroisse et le château du Plessis-Pillet (qui appartient depuis le XIIIe siècle aux Montbourcher, devenus à l'époque l'une des grandes familles protestantes bretonnes) sont pillés par les ligueurs au retour du siège de Vitré en 1590 par les troupes du duc de Mercœur[23].

    Vers 1564 François Bouan se marie avec Gabrielle de Montbourcher. Le testament de Jan Bouan en 1603 l'indique entre autres comme seigneur de Tizé (en Thorigné-Fouillard) et du Plessis-Pillet[31]. En 1639, Paul Bouan, seigneur de Châteaubourg et du Plessis-Pillet est indiqué comme étant « seigneur patron et fondateur de l'église et du presbytère de Dourdain ; il avait droit aux prières nominales après le seigneur de Sérigné »[32]. par mariage le Plessis-Pillet passe au XVIIe siècle aux mains de la famille Denyau, seigneurs du Cange, qui l'unirent à celle de Châteaubourg quand celle-ci fut érigée en comté en 1677[30].

    Les autres manoirs

    Paul Banéat cite, outre celui du Plessis-Pillet, 7 autres manoirs[33] à Dourdain, la plupart mentionnés au XVIe siècle[34] :

    • Le manoir du Plessix Dourdain (dit aussi du Haut-Plessis), datant des XVe siècle et XVIe siècle, appartint aux Louvel (en 1513), aux Malenoë (en 1567) et Bouan (fin XVIe siècle) ; il a été détruit par un incendie en 1916.
    • Le manoir de la Normandais dépendait de la seigneurie du Bordage (en Ercé-près-Liffré) ; il fut successivement la propriété des familles Le Roux, Raguenel (vers 1400), Botherel, d'Anville (1554), de la Porte (de 1637 à 1680), de la Belinaye (entre 1709 et 1789).
    • Le manoir du Launay appartint en 1513 à la famille Yvette, seigneur du Boishamon, puis entre 1639 et la Révolution française à la famille Bouan, seigneur du Plessis-Pillet.
    • Le manoir de la Barbotaye (Barbotais) appartenait en 1513 à la famille Botherel, seigneur d'Apigné ; en 1789 la famille de la Belinaye en était propriétaire.
    • Le manoir de la Fauvelais date du XVIe siècle ; il appartint entre 1580 et 1649 à la famille Vallée.
    • Le manoir de la Saligondais appartenait en 1513 à la famille Racine ; il fut par la suite la propriété des seigneurs du Bertry (en La Bouëxière).
    • Le manoir de la Basse-Teillais[35].

    Dourdain au XVIIIe siècle

    Carte de Cassini de la paroisse de Dourdain et de ses environs (1803).

    Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Dourdain en 1778 :

    « Dourdain, à six lieues à l'Est-Nord-Est de Rennes, son évêché, et à une lieue et ½ de Saint-Aubin-du-Cormier, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse, fondée (...) par les seigneurs du Bordage, compte 900 communiants[36]. La cure est à l'alternative. Son territoire est un pays plat, couvert d'arbres et de buissons, dont les terres sont assez bonnes. On y voit des prairies, des landes et des arbres qui rapportent beaucoup de fruits ; deux maisons nobles, savoir la Normandais, moyenne justice, à M. de la Teillaye, et le Plessis-Pillet, moyenne justice à M. de la Celle de Châteaubourg[Note 3],[37]. »

    René-Dominique Dubourg, chanoine honoraire de Champeaux et précédemment aumônier de l'ambassade de France en Suède fut pourvu de la cure de Dourdain le et resta en place jusqu'à la Révolution française[38].

    Révolution française et Empire

    La population de la commune, qui devient chef-lieu de canton lors de la Révolution française en 1793 (ce qui provoqua la colère des habitants de La Bouëxière qui n'acceptèrent pas le rattachement de leur commune à ce canton)[23], est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l'anniversaire de l'exécution de Louis XVI, accompagnée d'un serment de haine à la royauté et à l'anarchie, fêtée à partir de 1795[39].

    En octobre 1795 une troupe de 18 chouans commandés par Joseph du Boishamon[Note 4] fut surprise dans une ferme de la commune d'Izé par des gardes territoriaux de Dourdain et La Bouëxière au nombre d'une cinquantaine ; les Chouans firent feu pour sortir de la ferme et tuèrent deux gardes territoriaux, ce qui provoqua la fuite des autres alors qu'ils étaient bien supérieurs en nombre ; « les contingents territoriaux fournis par les paroisses de Livré, Dourdain, La Bouëxière, Mecé, Châteaubourg étaient fort mauvais pour les combats en rase campagne, mais ils surprenaient quelques royalistes isolés, se livraient à de fréquents pillages et tenaient dans de perpétuelles inquiétudes la portion de l'arrondissement de Vitré dans laquelle s'exerçait le commandement de Henri du Boishamon »[40].

    La commune est prise d'assaut par les chouans lors du mois de .

    Paul Sébillot écrit qu'on raconte à Dourdain, selon la tradition, les Chouans « coupaient les doigts des Bleus en se servant en guise de billot de la balustrade entourant l'autel » de l'église paroissiale[41].

    En 1796, le général Hoche, poursuivi par l'armée vendéenne, aurait caché son argent et celui de ses hommes près de la chapelle de la Giolais ; il aurait été aperçu par une personne de Dourdain qui ne fit pas scrupule de s'emparer du trésor, mais le gaspilla rapidement[26].

    En 1891 Dourdain est incorporé dans le canton de Liffré, cessant donc d'être un chef-lieu de canton[42].

    Le XIXe siècle

    Dourdain ː plan cadastral de 1827 (tableau d'assemblage).

    Nicolas Bryet, de Dourdain, fut condamné à mort et exécuté sur une place de Rennes le pour avoir assassiné sa maîtresse[43].

    En 1836 les trois chapelles de l'église paroissiale furent rasées et remplacées par deux collatéraux, situés de part et d'autre de la nef[28]. Entre 1882 et 1884 11 verrières furent réalisées par les ateliers Lecomte et Collin de Rennes.

    Le comte de Châteaubourg, châtelain du Plessis-Pillet, est lieutenant de louveterie et maire de Dourdain[44].

    Le cimetière, qui était autour de l'église, fut déplacé à son endroit actuel en 1851[26].

    En 1851, le journal La Presse écrit :

    « Les loups commencent à s'agiter dans les forêts enclavées entre les bourgs de La Bouëxière, Servon, Dourdain, Marpiré, Broons et Saint-Jean-sur-Vilaine, et la gendarmerie de Châteaubourg a déjà eu à constater de graves dégâts. Ces redoutables animaux paraissent jusqu'à présent sortir plus particulièrement de la forêt de la Corbière. Le 31 décembre [1850], un cheval et un poulain ont été dévorés sur le territoire de Saint-Jean, et une génisse sur celui de Broons. Les loups doivent être nombreux, car on entend beaucoup de hurlements dans les campagnes. On a rencontré, dans la commune de Broons, une louve et quatre louveteaux[45]. »

    A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Dourdain en 1843 :

    « Dourdain (sous l'invocation de saint Pierre, 29 juin) : commune formée par l'ancienne paroisse du même nom. (...) Principaux villages : la Corblais, la Chapronais, le Plessix-Pillet, la Touche, la Robinais, la Choltais, la Bedouannerie. Superficie totale : 1318 hectares, dont (...) terres labourables 966 ha, prés et pâtures 249 ha, vergers et jardins 11 ha, bois 4 ha, landes et incultes 93 ha (...). Moulins : 2 (Ory, la Barbotais, à eau). (...) Géologie : quartzite, schiste à 1 km au sud. On parle le français [en fait le gallo][46] »

    Adolphe Joanne indique qu'en 1878 Dourdain, La Bouëxière et Livré ont des fabriques de vannerie[47]. Des minières de fer, exploitées à ciel ouvert, alimentant le haut fourneau de Paimpont et l'usine de la Vallée à la Bouexière, une partie de la production du minerai de fer étant exportée vers l'Angleterre, furent exploités entre 1860 et 1884 à Dourdain[48].

    Le pourvoi intenté par le maire de Dourdain contre une décision du Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine s'opposant l'ouverture d'une école privée par sœur Marie-Hilaire est rejeté en décembre 1891 par le Conseil supérieur de l'instruction publique[49].

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    Dourdain ː le programme de la fête républicaine organisée en juillet 1914 (journal La Dépêche bretonne du ).

    Par un décret du Président de la République en date du les biens ayant appartenu à la fabrique et à la mense succursale de l'église de Dourdain et placés sous séquestre sont attribués à la commune de Dourdain[50]. Par un autre décret signé le même jour la ferme de la Chaperonnais qui, suite à un legs, appartenait à la fabrique de l'église de Dourdain, est attribué à la commune de Dourdain sous réserve de conserver son affectation scolaire[51].

    Un bureau téléphonique ouvre à Dourdain le [52].

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Dourdain porte les noms de 31 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : parmi eux, deux au moins (François Chesnais, Eugène Riaudel) sont morts en Belgique ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français. Pierre Rocher[53] a été décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Joseph Boucherie[54], Aimé Guérin[55] et Francis Lecoq[56],[57]. Trois frères originaires de la commune sont morts pendant ce conflit : outre Pierre Rocher, déjà cité, ses frères Alfred[58] et François Rocher[59], tous les trois fils de Pierre et Jeanne Marie Monnerie ; parmi eux 2 sont morts en Belgique (François Chesnais dès le à Rossignol et Eugène Riaudel à Oostvleteren le ) ; les autres sont morts sur le sol français (dont Julien Monnier et Pierre Rocher, décorés tous les deux à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre) et Joseph Boucherie, Aimé Guérin et Francis Lecoq, décorés tous les trois de la Médaille militaire) ; Jean-Marie Monnier, vicaire à Dourdan, est mort au champ d'honneur aux environs d'Arras en 1915[60].

    L'Entre-deux-guerres

    Dourdain : la fête locale du .

    Une fête des poilus fut organisée à Dourdain le  : elle fut marquée par l'inauguration du monument aux morts (il a la forme d'un obélisque[61]), suivi d'un grand banquet et d'une fête avec défilé de chars et, le soir, d'une retraite aux flambeaux et d'un feu d'artifice[62]. Le retour du corps de l'abbé Rocher, originaire de Dourdain, mort pour la France à Chaumont le fut l'occasion en décembre 1922 lors de ses obsèques solennelles devant une nombreuse assistance et de discours patriotiques[63].

    Lors des élections municipales de 1935 la liste du maire sortant, Regnault, est réélue en entier (la tête de liste obtenant 186 voix), les membres de la liste d'opposition dirigée par M. Cochet, obtenant au mieux 88 voix[64].

    Des entreprises artisanales (scierie, usine de meuble, fabriques de chaises et de paniers), ainsi qu'une usine fabricant des tarares, existaient à Dourdain avant la Seconde Guerre mondiale[65].

    La Seconde Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Dourdain porte les noms de 2 personnes (F. Betton et J. Rabault) mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[60].

    L'après Seconde Guerre mondiale

    En avril 1949, l'une des toutes premières CUMA de France, dénommée L'entraide paysanne de Dourdain fut créée de fait (la création officielle datant de 1952) par sept agriculteurs de la commune, dont Paul Havard, un jaciste, est le principal animateur. En 1958, Paul Havard devint le délégué de la Fédération nationale des CUMA pour les régions Bretagne, Basse-Normandie et Pays de la Loire[66]

    Le XXIe siècle

    Le Isabelle Courtigné, ancienne maire de Dourdain et conseillère départementale d'Ille-et-Vilaine, a été reconnue coupable de non-déclaration de sa situation patrimoniale à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) par le tribunal correctionnel de Rennes, mais dispensée d'inégibilité en raison de son état de santé[67].

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    Rattachements administratifs

    La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Rennes du département d'Ille-et-Vilaine[I 1].

    Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Liffré[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Rattachements électoraux

    Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Liffré[I 1] porté de 8 à 9 communes.

    Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription d'Ille-et-Vilaine.

    Intercommunalité

    Dourdain est membre de la communauté de communes dénommée Liffré-Cormier Communauté[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2000 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1793 1798 Julien Michel Martin[Note 5]   Officier public. Recteur de Dourdain.
    1798 1807 René Joseph de La Haye[Note 6]   Sieur de la Bellangerie. Président de l'administration municipale, puis maire (Les actes d'état civil sont signés par Julien Fontaine, adjoint).
    1808 1813 Ruel    
    1813 1815 Paul de la Celle de Châteaubourg[Note 7]   Comte de Châteaubourg. Capitaine au régiment de Condé-infanterie.
    1815 1820 Rolandin    
    1820 1826 François Gieu[Note 8]   Propriétaire, cultivateur et vannier.
    1826 1830 Jean Desbain[Note 9]   Cultivateur à La Charpronnais en Dourdain.
    1830 1831 Michel Ory[Note 10]   Vannier.
    1831 1832 Joseph Ménager[Note 11]   Cultivateur.
    1832 1839 Pierre Rolandin[Note 12]   Cultivateur.
    1839 1843 Louis Truffaut    
    1843 1847 Paul de la Celle de Châteaubourg[Note 13]   Lieutenant de louveterie[44]. Chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur. Fils de Paul de la Celle de Chateaubourg, maire entre 1813 et 1815
    1848 1852 Joseph Mallecot[Note 14]   Cultivateur.
    1852 1885 Jean Joseph Chevrel[Note 15]   Propriétaire. Chevalier de la Légion d'honneur.
    1885 1900 Jean Marie Chevrel[Note 16]   Fils de Jean Joseph Chevrel, maire précédent.
    1900 1905 Hippolyte Regnault[Note 17] Républicain Beau-frère de Jean Marie Chevrel, maire précédent. Élu, victorieux de Fresnel, candidat conservateur[68].
    1905 1912 Jean Marie Beaulieu[Note 18]   Hongreur.
    mai 1912 11 juin 1967 Jean-Marie Régnault[Note 19],[69],[70] SFIO Maire honoraire
    Chevalier de la Légion d'honneur
    Démissionnaire pour raison de santé
    11 juin 1967 mars 1977 Paul Maillard[Note 20]    
    mars 1977 mars 1983 Albert Neveu    
    mars 1983 mars 2001 Jean Deguillard[Note 21]   Agriculteur
    mars 2001 3 juillet 2020[72] Gérard Ory DVG Artisan peintre retraité
    Vice-président de la CC du Pays de Liffré
    3 juillet 2020[73] 31 janvier 2023[74] Isabelle Courtigné PS Première adjointe au maire (2014 → 2016)
    Conseillère départementale de Liffré (2015 → )
    Vice-présidente de Liffré-Cormier Communauté (2014 → 2020)
    Démissionnaire après un an d'absence des instances municipales
    21 mai 2023[75] En cours
    (au 7 mars 2024)
    Michel Maillard   Agriculteur
    Premier adjoint au maire (2016 → 2020)
    Conseiller délégué de Liffré-Cormier Communauté

    Équipements et services publics

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[76]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[77].

    En 2022, la commune comptait 1 225 habitants[Note 22], en évolution de +5,88 % par rapport à 2016 (Ille-et-Vilaine : +5,46 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    8688288541 0561 0181 0251 0401 011997
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    9649891 001954950962926950900
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    845870882810842807805765735
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    7026805885605947069029271 046
    2015 2020 2022 - - - - - -
    1 1481 2121 225------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[78].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    En 2017, Dourdain était, selon l'INSEE, la commune d'Ille-et-Vilaine où les retraités avaient le plus faible revenu imposable (15 465 euros).[réf. nécessaire]

    L'église Saint-Pierre.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    La commune ne compte aucun monument historique mais deux monuments inventoriés :

    • L'ancien presbytère date en partie du XVIIe siècle, mais a été fortement remanié depuis et, au XXe siècle, transformé en appartements. Une grande dîmière, perpendiculaire au corps du bâtiment principal, mentionnée au XVIIIe siècle, est conservée[84].
    • Le Plessis-Pillet : le pavillon d'entrée du XVIe siècle avec son portail et son portillon en plein cintre accompagné d'une gerbière de style Renaissance est tout ce qui reste de l'ancien château; l'ancienne motte féodale et la chapelle ont aussi été détruits. Le château existait encore au début du XXe siècle ; il était flanqué de deux tourelles ; sa partie droite était très ancienne, sa partie gauche, plus basse, datait du XVIIe siècle[30]. La ferme située à son emplacement est une reconstruction de la 2e moitié du XIXe siècle, mais conserve des vestiges datant de la fin du XVIe siècle ou du début du XVIIe siècle[85].
    Le Plessis-Pillet au début du XXe siècle

    On peut également signaler :

    • Le lavoir de Dourdain[86].
    • Le monument aux morts.
    • De nombreux écarts, maisons et fermes présentent un intérêt patrimonial, notamment un logis de ferme daté 1627 à la Cormerais et une maison de prêtre datée 1700 à la Chaperonnais[87].

    Conte

    • Les garçons forts (conte raconté par Jean Bouchery, de Dourdain, retranscrit par Paul Sébillot en 1892 et publié dans son livre "Contes de la Haute-Bretagne")[88].

    Personnalités liées à la commune

    • saint Guillaume Firmat (1026-1103) : le journal La Croix écrit en 1890 qu'on voit encore à Dourdain une fontaine portant son nom « qu'il fit jaillir en plantant son bâton en terre »[89].
    • Gilles Fournel (1931-1981), poète et ancien instituteur ayant exercé à Dourdain.

    Pour approfondir

    Articles connexes

    Archives

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Paul de la Celle de Châteaubourg, né le à Rennes, décédé le à Mézières-sur-Couesnon
    4. Joseph Marie du Boishamon, baptisé le à Montauban-de-Bretagne, chef chouan (lieutenant dans la division de Vitré de l'Armée catholique et royale), décédé en 1865, frère d'Henri du Boishamon.
    5. Julien Michel Martin, né vers 1745, décédé.
    6. René Joseph de la Haye, né vers 1755 à Saint-Aubin-du-Cormier, décédé.
    7. Paul de la Celle de Chateaubourg, né en 1752 à Dourdain, décédé le à Mézières-Sur-Couesnon.
    8. François Gieu, né le à La Grimoisière en Dourdain, décédé le à Launay en Dourdain.
    9. Probablement Jean Desbain, né le à Livré-sur-Changeon, décédé.
    10. Michel Ory, né le à Dourdain, décédé le à Dourdain.
    11. Probablement Joseph Ménager, né le à Dourdain, décédé.
    12. Pierre Rolandin, né vers 1770 à Dourdain, décédé.
    13. Paul de la Celle, comte de Chateaubourg, né le à Fougères, décédé le au château du Plessis-Pilet en Dourdain.
    14. Joseph Mallecot, né le à Dourdain, décédé le à Dourdain.
    15. Jean Joseph Chevrel, né le à Izé, décédé le à Dourdain.
    16. Jean Marie Chevrel, né le à Dourdain, décédé.
    17. Hippolyte Regnault, né le à La Bouëxière, décédé.
    18. Jean Marie Beaulieu, né le à Dourdain, décédé le à l'Hospice Saint-Joseph de Châteaubourg.
    19. Jean-Marie Régnault, né le à Dourdain, décédé.
    20. Paul Maillard, né le à La Bouëxière, décédé le à Dourdain.
    21. Le terrain multisport de la commune porte le nom de ce maire[71]
    22. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.

    Cartes

    1. « Réseau hydrographique de Dourdain » sur Géoportail (consulté le 12 mai 2025).
    2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

    Références

    Site de l'Insee

    Autres sources

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    2. Sandre, « le ruisseau de la Fontaine de la cibonnière »
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    4. 1 2 Page « Dourdain » sur le site web de la communauté de communes du Pays de Liffré.
    5. Sandre, « la Veuvre ».
    6. Sandre, « la Barbotais ».
    7. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    8. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
    9. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
    10. « Orthodromie entre Dourdain et Fougères », sur fr.distance.to (consulté le ).
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    21. le jardin graphique, « ChubEndret, Dictionnaire de noms de lieux, institu Chubri, Du galo pourr astourr », sur chubri-galo.bzh (consulté le ).
    22. Résultats concernant « Dourdain » dans la base KerOfis
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    53. Pierre Rocher, né le à Dourdain, canonnier au 50e régiment d'artillerie de campagne, mort des suites de ses blessures le à Mourmelon-le-Grand (Marne)
    54. Joseph Boucherie, né le à Dourdain, soldat au 150e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi au Mont Sapigneul en Cormicy (Marne)
    55. Aimé Guérin, né le à Dourdain, soldat au 41e régiment d'infanterie, mort des suites de ses blessures le à l'hôpital auxiliaire de Sainte-Menehould (Marne)
    56. Francis Lecoq, né le à La Bouëxière, soldat au 41e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Vierzy (Aisne).
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    58. Alfred Rocher, né le à Dourdain, soldat au 47e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Neuville-Vitasse (Pas-de-Calais)
    59. François Rocher, né le à Dourdain, prêtre, soldat à la 10e section d'infirmiers militaires, mort de maladie contractée en service le à Chaumont (Haute-Marne)
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    89. « Saint Guillaume Firmat, solitaire et pèlerin », La Croix, (lire en ligne, consulté le ).
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