Edgar Audra
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(à 71 ans) Neuilly-sur-Seine |
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Société française de photographie Cercle de l'Union artistique (d) |
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Edgar Audra, né le à Paris et mort le à Neuilly-sur-Seine[N 1], est un photographe français.
Biographie
Nicolas Jules Edgar Audra est le fils d’Élie Audra. Après ses études, il devient officier ministériel, courtier d'assurances maritimes et expert auprès des tribunaux de Paris. C'est en amateur qu'il s'intéresse à la photographie puis s'implique plus avant en 1865 en devenant membre de la Société française de photographie. En 1867, il expose des tirages au charbon, portraits ou vues de châteaux. En 1880, il présente à la Société française de photographie un obturateur de son invention permettant de réaliser des prises de vues instantanées en utilisant le nouveau procédé au gélatino-bromure d'argent[3] ; mais les clichés de démonstration qu'il réalise sont perdus[4].
En 1883, il publie une étude consacrée à la photographie au gélatino-bromure d'argent chez l'éditeur parisien spécialisé en photographie Gauthier-Villars, qui est rééditée en 1886 et 1887 ; il écrit p. V : « En substituant au collodion de la gélatine ordinaire comme véhicule du sel d’argent sensible, on obtient, dans des conditions d’éclairage convenables, des images d’objets en un cinquantième et un centième de seconde, et des images du Soleil en moins d’un trois millièmes de seconde ! »[5].
Il est membre du conseil d'administration de la Société française de photographie de 1879 à 1903, trésorier de 1882 à 1903[2]. En 1885, il obtient les Palmes académiques[1].
Dans la notice nécrologique publiée par Le Moniteur de la photographie, il est fait mention de « ... l’administrateur scrupuleux que tous ceux qui firent partie de la Société Française de Photographie de 1855 à ce jour, purent connaître, car il a été assidu aux séances pendant plus de 40 ans, et il s’y est fait remarquer par ses nombreuses communications et ses observations pratiques, dès son arrivée dans la Société. »[6].
Ses obsèques sont célébrées à l'église Saint-Charles-de-Monceau et il est inhumé au cimetière de Colombes.
Publications
- Le Gélatino-bromure d’argent. Sa préparation, son emploi, son développement, Paris, Gauthier-Villars, 1883, V-72-13-4 p. (Lire en ligne).
Œuvres
Il pratiquera la photographie comme une activité artistique et non commerciale ; plusieurs de ses œuvres sont conservées au musée de Normandie à Caen.
Notes et références
Notes
Références
- 1 2 Marc Durand, De l'image fixe à l'image animée : 1820-1910. Actes des notaires de Paris pour servir à l'histoire des photographes et de la photographie, Pierrefitte-sur-Seine, Archives nationales, 2015, tome 1 (ISBN 978-2-86000-368-1).
- 1 2 Christiane Demeulenaere-Douyère, « Audra Nicolas Jules Edgar », sur La France savante, .
- ↑ Edgar Audra, « Compte rendu de la séance du 5 novembre 1880 », Bulletin de la Société française de photographie, tome XXVI, novembre 1880, p. 291.
- ↑ André Gunthert 1999, p. 244.
- ↑ Li-Chen Kuo, « La matière pelliculaire : obscurité originelle du cinéma », Perspective, no 1, (lire en ligne
). - ↑ « Nécrologie. Audra », Le Moniteur de la photographie. Revue internationale et universelle des progrès de la photographie et des arts qui s'y rattachent, , p. 2 (lire en ligne).
Bibliographie
- André Gunthert, La conquête de l'instantané. Archéologie de l’imaginaire photographique en France (1841-1895) (thèse de doctorat d’histoire de l’art), Paris, École des hautes études en sciences sociales (EHESS), (lire en ligne).
- André Gunthert, « Esthétique de l’occasion », Études photographiques, no 9, (lire en ligne
).
Liens externes
- Ressource relative à la recherche :
- « Edgar Audra », sur repertoire.iconos-photo.fr.
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