Emmanuel Navon

Emmanuel Navon
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Emmanuel Mréjen
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Likoud (jusqu'au )
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Emmanuel Navon (hébreu : עמנואל נבון) né Emmanuel Mréjen le 21 janvier 1971, à Paris est un politologue, essayiste et expert universitaire de politique étrangère israélien d'origine française, enseignant à l'université de Tel-Aviv. Il est également chercheur principal à l'Institut de stratégie et de sécurité de Jérusalem (JISS), analyste principal pour la chaîne télévisée privée d'informations continues israélienne i24News et depuis janvier 2023 directeur général du groupe d'influence ELNET défendant les intérêts israéliens dans l'Union européenne.

Biographie

Jeunesse et formation

Emmanuel Navon naît à Paris dans une famille juive laïque du nom de Mréjen[réf. souhaitée]. Son grand-père maternel, officier dans l'armée française et agent secret dans la résistance française, a eu la vie sauvée grâce un officier allemand[1][source insuffisante]. Il effectue sa scolarité primaire dans une école internationale bilingue français/anglais. Vers l'âge de vingt ans, il se convertit au judaïsme orthodoxe moderne[2].

Il est diplômé de Sciences-Po, spécialité Administration Publique. Durant ses études à Sciences-Po, il effectue des stages au ministère français des Affaires étrangères et au ministère français des Finances. En 1993, il immigre en Israël et hébraïse son nom de famille en Navon. En Israël, il est enrôlé dans les Forces de défense israéliennes et poursuit ses études supérieures à l'université hébraïque de Jérusalem où il obtient une maîtrise et un doctorat en relations internationales. Au cours de ses études à Jéruslamem, il est consultant auprès du ministère israélien des Affaires étrangères sur la réforme des Nations Unies et rejoint le Centre Shalem comme doctorant[2].

Vie privée

Il est marié à Sima Herzfeld et a quatre enfants. Il est le frère de l'écrivaine française Valérie Mréjen et le beau-frère du rabbin américain Shmuel Herzfeld[réf. souhaitée].

Carrière

Il commence sa carrière comme consultant pour Arttic (un cabinet de conseil spécialisé dans le financement de la recherche et du développement), aidant les entreprises israéliennes à obtenir des financements de la Commission européenne et à rejoindre des consortiums européens. Entre 2003 et 2005, il est PDG de BNIC, une ONG formant les chefs d'entreprise israéliens à la diplomatie publique. Entre 2005 et 2010, il est associé du groupe Navon-Levy, un cabinet de conseil qui a promu des projets agricoles israéliens en Afrique subsaharienne. Entre 2011 et 2016, il est chef du département de science politique et de communication au Collège Haredi de Jérusalem (affilié à l'Université Bar-Ilan )[2]. De janvier 2023 à avril 2025, il est PDG d'ELNET une agence privée israélienne œuvrant au rapprochement entre Israël et l'Europe[3],[4].

Postes universitaires

Navon enseigne depuis 2002 à l'École des sciences politiques, du gouvernement et des relations internationales de l'université de Tel-Aviv et au programme d'études supérieures Abba Eban pour les études diplomatiques[5].

Entre 2013 et 2023, il a été chercheur principal au Kohelet Policy Forum et en 2017, il a rejoint l' Institut de stratégie et de sécurité de Jérusalem (JISS) en tant que chercheur. Dans son document d'orientation de 2006 pour la Conférence d'Herzliya, Navon décrit la diplomatie publique d'Israël comme une « impuissance douce » et met en garde contre les campagnes internationales de délégitimation. Dans son document d'orientation qu'il rédige en janvier 2017 pour le Kohelet Policy Forum (co-écrit avec Avraham Diskin ), il recommande l'adoption de listes ouvertes et d'alliances politiques dans le système électoral israélien[6].

Médias et prise de parole publiques

Emmanuel Navon s'adresse au CIISS

Emmanuel Navon est engagé[Quand ?] par la chaîne i24News comme analyste senior pour les affaires internationales[réf. souhaitée].

Largement cité par les médias internationaux, il fait des apparitions devant un public international dans trois langues différentes. Dans les médias anglophones, son opinion est citée par The Wall Street Journal[7], le Washington Post[8], Bloomberg[9], Sky News[10], The Financial Times[11] et The Fiscal Times. Il a été interviewé ou a débattu de la politique étrangère israélienne avec d'autres personnalités dans des émissions de médias anglophones telles que Voice of America et Al-Jazeera[12]. Les médias francophones s'adressent également à Navon pour connaître sa position sur les questions israéliennes. Il a été cité par France 24[13], Le Figaro[14], Libération, Le Point,[15] France Culture, Les Echos[16], RFI[17], L'Obs[18], Radio Canada, La Libre Belgique et Le Monde. Les médias israéliens de langue hébraïque ou anglaise se sont également tournés vers Navon pour connaître ses positions politiques. Son point de vue a été cité par le Knesset Channel[19], Army Radio[20], Ynet[21], Israeli Broadcasting Corporation[22], et The Jerusalem Post. Navon has also appeared on Chinese media China Central Television[23] and Xinhua.[24]

Les articles d'opinion de Navon sont publiés dans Newsweek, Le Monde, Le Figaro, The Jerusalem Post, Globes[25], The Marker[26], Israel Hayom[27], Makor Rishon[28], Yediot Aharonot[29], et Maariv[30]. Il publie régulièrement des articles sur la politique israélienne pour le Times of Israel (en anglais)[31] et est un ancien contributeur de Mida, un magazine Web israélien d'actualité et d'opinion[32].

Navon est fréquemment invité comme conférencier en Amérique du Nord et en Europe par des organisations telles que les Fédérations juives d'Amérique du Nord, Hillel International et ELNET[33].

En mars 2011, une conférence donnée par Navon à l’ Université du Québec à Montréal (UQÀM) est interrompue par des étudiants pro-palestiniens, et Navon doit être escorté par des agents de sécurité[34]. En novembre 2012, le journaliste de la RTBF Eddy Caekelberghs interrompt une interview en direct après que Navon l'a accusé de contribuer à la propagande du Hamas. En 2019, Navon est invité par la Haute école pédagogique (HEP) du canton de Vaud à présenter son approche du problème des réfugiés palestiniens, après un tollé provoqué par le projet initial de la HEP d'inviter uniquement des intervenants identifiés au récit palestinien[35]. En juillet 2020, Navon débat sur la chaîne de télévision turque ANews avec un journaliste qui avait affirmé que la Cisjordanie avait été volée par Israël. « Cette terre n'a pas été volée, contrairement à la terre que votre pays a volée à Chypre et à la Syrie », répond Navon[36].

Idées et controverses

Relations internationales

Navon s'inscrit en adversaire virulent de la théorie des relations internationales, qualifiant les « grands débats » d'imposture. Cette attitude est décriée par notamment par deux auteurs Duncan [37] et Bell[38], souvent cités dans la littérature universitaire.

Navon est un défenseur du libre marché et de la mondialisation. Il prône l'utilisation de l'avantage technologique d'Israël pour contribuer à l'indépendance énergétique, une position pour laquelle il a été critiqué par le professeur Yehezkel Dror[39]. Partisan du maintien de l'OTAN et de l'UE, Navon se méfie de la Russie et s'est opposé au Brexit. Navon approuve la politique israélienne de « diviser pour mieux régner » envers l'Union européenne (c'est-à-dire le développement de liens spéciaux avec le groupe de Visegrád afin de bloquer les votes unanimes du Conseil de l'Union européenne sur Israël et le Moyen-Orient), mais il prévient également qu'« Israël ne devrait pas surjouer cette carte » car « malgré tous ses défauts, un marché européen unifié aligné sur les États-Unis est plus dans l'intérêt d'Israël qu'un continent divisé gouverné par des mercantilistes pro-russes. »[40]

Conflit israélo-arabe

Navon décrit le conflit israélo-palestinien comme une situation de « Catch 22 »[41]. La préservation du caractère juif et démocratique d'Israël nécessite, dit-il, des changements territoriaux sans qu'un accord puisse être trouvé avec les Palestiniens. Il rejette également les retraits territoriaux unilatéraux (comme le désengagement de Gaza en 2005) qu'il juge étant trop risqués[42]. La solution à deux États « continue de fonctionner en théorie et d'échouer en pratique »[42]. Navon est d'avis que les colonies israéliennes ne sont pas illégales, que la revendication des Palestiniens pour un « droit au retour » en Israël est sans fondement en droit international et incompatible avec une solution à deux États, et que seul Israël a garanti les libertés religieuses et protégé les lieux saints des trois religions abrahamiques à Jérusalem[42]

En novembre 2005, Navon a réprimandé les « Nouveaux historiens » d'Israël. En avril 2010, il a critiqué l'initiative JCall pour avoir négligé la responsabilité des dirigeants palestiniens dans l'impasse du processus de paix israélo-palestinien. En octobre 2016, Navon a répondu à l'appel de Hagai El-Ad pour que le Conseil de sécurité agisse contre la présence d'Israël en Cisjordanie[43]. En 2020, Navon a exprimé son soutien au plan de paix Trump et à l’extension de la souveraineté israélienne à certaines parties de la Cisjordanie occupée par Israël . Navon rejette l’affirmation selon laquelle les annexions partielles israéliennes au-delà de la « ligne verte » sont incompatibles avec le droit international et avec une solution à deux États[44].

Après l'attaque du Hamas contre Israël du 7 octobre 2023, Navon déclare : « Israël doit, et va, donner à ses ennemis une leçon qu'eux-mêmes et le monde n'oublieront jamais »[45]. Lors d'un débat sur la guerre de Gaza avec Diana Buttu et Daniel Levy, modéré par Mehdi Hasan pour l'émission « Head-to-Head » d'Al-Jazeera, Navon il déclare qu'« Israël est le seul endroit au Moyen-Orient où les Arabes sont libres », que « le sionisme est un mouvement de libération nationale qui a libéré son territoire du colonialisme arabo-musulman » et que « la Palestine est une invention coloniale britannique »[46].

Nationalisme et démocratie

Navon soutient que les Juifs sont une religion et que le peuple juif forme une nation. Pour cette raison, le peuple juif a droit à l’autodétermination nationale. Le sionisme, écrit-il, est un mouvement de libération nationale et la légitimité de l’État-nation juif est la même quie celle de tous les États-nations[47]. Le nationalisme en général, et le nationalisme juif (c'est-à-dire le sionisme) en particulier, sont compatibles avec la démocratie et l’égalité civique. C'est ainsi qu'il soutient la Loi fondamentale : Israël en tant qu'État-nation du peuple juif, tout en souhaitant déclaré que le principe d'égalité civique devrait être explicitement inscrit dans la loi fondamentale quasi constitutionnelle d'Israël[48],[49].

Navon critique les Juifs post-sionistes et antisionistes tels que Peter Beinart, Mike Marqusee et Eitan Bronstein Aparicio, réfutant leurs arguments dans plusieurs critiques de leurs livres[50],[51],[52].

Activisme judiciaire et réforme électorale

Navon critique l'activisme judiciaire d'Israël et la « révolution constitutionnelle » autoproclamée d'Aharon Barak. Dans son livre La victoire du sionisme : reconquérir le récit des défis nationaux, régionaux et internationaux d'Israël, Navon affirme que l'ordre constitutionnel et la séparation des pouvoirs d'Israël ont été remaniés dans les années 1990 par cinq changements radicaux introduits unilatéralement par la Haute Cour de justice sous la direction de Barak : 1. Proclamant que tout est « justiciable » et donc qu’aucune question publique n’est à l’abri du contrôle du tribunal ; 2. Mettre fin à l’exigence de « qualité pour agir » (ou locus standi ), permettant ainsi à quiconque de saisir le tribunal ; 3. Déclarant que la Cour est habilitée à abroger une loi jugée incompatible avec les « lois fondamentales » d’Israël ; 4. Annulation de la décision du gouvernement, jugée « déraisonnable » par le tribunal ; 5. Transformer les conseils juridiques du procureur général en décisions contraignantes auxquelles le gouvernement doit se conformer[53].

Navon suggère de légiférer sur une loi fondamentale qui régulerait, rééquilibrerait et formaliserait la séparation des pouvoirs en Israël et la capacité de la Cour à annuler la législation et les décisions gouvernementales. Bien qu’il ne s’oppose pas au contrôle judiciaire, Navon estime que son modus operandi en Israël a été façonné de manière radicale et unilatérale et doit être redessiné par le biais d’une loi fondamentale soutenue par une large majorité[54]. Navon a critiqué la réforme judiciaire israélienne de 2023 promue par Yariv Levin, affirmant que l'ensemble des réformes proposées « vont trop loin et remplaceraient un déséquilibre par un autre au lieu de corriger le déséquilibre produit par la Cour au fil des ans »[55].

Navon suggère également de mettre en œuvre deux réformes dans le système électoral israélien pour accroître la responsabilité et la prévisibilité : 1. Listes ouvertes ; 2. Alliances politiques. Selon Navon, les listes ouvertes produisent plus de responsabilité que les élections au scrutin uninominal majoritaire à un tour (SMUT); il affirme également que le SMUT n'est pas adapté à la société hétérogène d'Israël et ne rassemblerait de toute façon pas suffisamment de soutien à la Knesset. Navon suggère également de formaliser les alliances politiques par le biais de la législation afin d’améliorer la corrélation entre le vote pour un parti et le choix d’un Premier ministre[56].

« L'Étoile et le Sceptre » et la controverse avec Tom Segev

En 2023, lorsque paraît chez Modan Publishing la traduction en hébreu de son livre L'étoile et le sceptre : une histoire diplomatique d'Israël préfacée par Isaac Herzog, l'historien israélien Tom Segev fait paraître dans Ha'aretz une critique du livre qui créé une polémique. En effet, Segev y accuse Navon (1) d'attribuer plus d'importance historique à Ze'ev Jabotinsky qu'à David Ben-Gourion ; (2) de citer de manière erronée le livre de Benny Morris, Righteous Victims et (3) de se féliciter de la montée des partis politiques d'extrême droite en Europe[57]. Dans sa réponse, publiée également par Ha'aretz, Navon affirme que les trois accusations sont fausses et malhonnêtes. Selon lui, au contraire, (1) son livre attribue plus d'importance historique à Ben Gourion qu'à Jabotinsky ; (2) toutes les citations de Righteous Victims sont fidèles (Navon accuse Segev d'avoir coupé une citation du livre pour cacher le soutien de Mussolini à Amin al-Husseini ) ; et (3) le livre n'accueille pas favorablement la montée de l'extrême droite en Europe (Navon affirme avoir écrit sur la nécessité d'être prudent et sceptique quant aux prétendues références pro-israéliennes de l'extrême droite européenne)[58].

Positionnement politique

En novembre 2012, Navon présente sa candidature à Knesset sur la liste du Likoud mais ne parvient pas à recueillir suffisamment de voix aux élections primaires du parti[2]. Il soutient François Fillon pour le premier tour de l'élection présidentielle française de 2017 et Emmanuel Macron pour le second tour. En décembre 2019, Navon a soutenu Gideon Sa'ar pour la direction du Likoud[59]. En décembre 2020, il quitte le parti Likoud[60].


Bibliographie

Livres

Articles académiques

Documents d'orientation

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Emmanuel Navon » (voir la liste des auteurs).
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  4. « Dr. Emmanuel Navon Steps Down as CEO of ELNET-Israel to Establish New Institute with ELNET-France. », ELNET-Israel, (consulté le )
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  11. « The Financial Times, 10 April 2019 »
  12. « Al-Jazeera, 19 July 2018 », YouTube
  13. « France 24, 10 July 2019 », YouTube
  14. « Le Figaro, 31 mai 2019 »
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  57. Segev, « This books ignores the most intriguing question in the history of Israeli diplomacy [Hebrew]. », Ha'aretz (Hebrew Edition),
  58. Navon, « Tom Segev could easily have found out about my positions on Google [Hebrew] », Ha'aretz (Hebrew Edition).,
  59. (en-US) « Mr. Prime Minister, it is time to go », blogs.timesofisrael.com (consulté le )
  60. « ILTV, 9 December 2020 », YouTube

Liens externes

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