Esther Calixte-Béa

| Naissance | |
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| Autres noms |
Queen Esie |
| Nationalité |
Canadienne |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Formation |
Diplomée de l'université Concordia |
| Site web |
Esther Calixte-Béa, également connue sous le pseudonyme de Queen Esie, est une artiste visuelle et activiste féministe née en 1996 à Longueuil, au Québec. D'origine haïtienne et ivoirienne, elle est diplômée en peinture et dessin de l'Université Concordia (2020)[1].
Biographie
Esther Calixte-Béa présente sa première exposition solo, conçue avec la commissaire Cécilia Bracmort, en 2021 à la galerie La Centrale Powerhouse à Montréal. Cette exposition immersive mêle peinture, photographie, mode et poésie pour illustrer la vie de la tribu fictive et matriarcale Fyète Souhou-te[2].
Son travail a été exposé dans plusieurs expositions collectives, notamment à la Biennale Transnationale Noire : Af-Flux[3] à la galerie Art Mûr (2021) et au MAADI[4] de Stanley Février au Musée des beaux-arts de Montréal (2022) .
En 2023, elle a été finaliste dans la catégorie Artiste arts visuels de l'année au Gala Dynastie, récompensant l'excellence des artistes issus des communautés noires du Québec[5].
Démarche artistique
La pratique artistique d’Esther Calixte-Béa est multidisciplinaire, intégrant la peinture, la photographie, la poésie et les arts textiles[1]. Elle est notamment reconnue pour son exploration du corps féminin noir, en particulier à travers le thème de la pilosité, qu’elle célèbre dans une perspective de réappropriation et d’affirmation identitaire[1].
Calixte-Béa se distingue également par sa volonté de sortir du cadre conventionnel en concevant ses expositions comme des installations immersives. Son exposition Bienvenue dans le jardin, présentée à la Maison de la culture Janine-Sutto en 2024, illustre cette approche avec des murs peints, des mannequins grandeur nature vêtus de tenues Fyète-Souhou et des tableaux aux textures variées combinant bois, acrylique et matériaux textiles[1].
Son travail est fortement influencé par ses voyages, notamment en Europe et en Haïti, qui ont renforcé sa conscience des traditions artistiques afro-descendantes et de la diversité des pratiques contemporaines noires[1]. L’artiste revendique une démarche évolutive qui lui permet d’explorer de nouvelles disciplines, comme la sculpture, tout en développant une iconographie cohérente autour de son univers fictif[1].
À travers ses récits visuels, elle interroge aussi les mécanismes d’assimilation culturelle et de crise identitaire. Dans certaines œuvres, des femmes noires retirent peu à peu leurs vêtements occidentaux pour se réapproprier leurs attributs physiques et culturels, comme les cheveux afro ou la pilosité corporelle[1].
Activisme
Depuis 2019, avec la publication de sa série Projet Lavande, dans laquelle elle pose en robe cousue par elle-même tout en exposant fièrement la pilosité de son torse, elle affirme une posture artistique et politique contre les normes de beauté eurocentriques[6]. Ce projet est salué internationalement et fait d’elle la première femme à apparaître en couverture de Glamour UK avec des poils sur la poitrine[7]
Cette démarche lui a valu le surnom d’« activiste de la pilosité féminine », notamment sur les réseaux sociaux où elle est suivie par plus de 177 000 abonnés sous le pseudonyme Queen Esie[6].
Notes et références
- 1 2 3 4 5 6 7 Olivier Du Ruisseau, « Esther Calixte-Béa: son jardin, ses couleurs », Le Devoir, (lire en ligne
) - ↑ Marketing et communications, « Création d’un monde éthéré ou comment incarner sa divine essence », sur Vie des arts, (consulté le )
- ↑ Élisabeth Recurt, « Retour sur Af-Flux, biennale transnationale noire », Vie des arts, vol. 66, no 265, , p. 61–79 (ISSN 0042-5435 et 1923-3183, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Du 15 juin au 28 août 2022. Stanley Février : Musée d’art actuel / département des invisibles | Musée des beaux-arts de Montréal », sur linitiative.ca (consulté le )
- ↑ Constance Cazzaniga, « De Sarahmée à Frédéric Pierre, voici les finalistes du Gala Dynastie », sur Journal Métro, (consulté le )
- 1 2 Stéphanie Bérubé, « Dossier: De l’importance de l’exploration (3 articles) », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-GB) Bianca London, « 'There's nothing wrong with me, there's something wrong with society': Meet the artist who powerfully displays her chest hair to bust beauty ideals », sur Glamour UK, (consulté le )
Liens externes
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