Eveli Torent

Eveli Torent
Eveli Torent i Marsans, collections photographiques du Musée de Badalone.
Biographie
Naissance
Décès
(à 64 ans)
Barcelone
Nationalité
Domiciles
Activités
Père
Esteve Torent i Torrebadella (d)
Autres informations
Conflit
Mouvement
Lieu de détention

Eveli Torent i Marsans, né à le à Badalone et mort le à Barcelone, est un artiste peintre et dessinateur espagnol d'origine catalane, proche du courant moderniste et de Picasso.

Biographie

Image humoristique parue dans Le Rire du 1er octobre 1910.

Originaire de Catalogne, d'un père notaire né à Granollers, et d'une mère majorquine, Eveli Torent intègre l'école de la Llotja de Barcelone, où il devient l'élève du peintre réaliste Ramon Marti Alsina. En 1897, il participe à l'exposition inaugurale d'Els Quatre Gats. L'année suivante, il expose à la Sala Parés, puis se rend à Paris, où il expose entre autres à la galerie Berthe Weill de 1903 à 1908[1], puis en compagnie de Marcel Noblot et Ricardo Florès dans les salons de l'hôtel de ville de Paris en 1906[2], l'année suivante à la galerie Otto pour une exposition personnelle[3] et en 1912 à la galerie Henri Manuel[4].

Il participe à plusieurs reprises au Salon des indépendants et au Salon d'automne. Il est très lié à l'écrivain Laurent Tailhade.

En tant que dessinateur de presse, il contribue à des magazines barcelonais comme Luz, El Gato Negro, Quatre Gats, L'Atlàntida, L'Esquella de la Torratxa ou madrilènes comme Arte joven[5], Blanco y Negro.

En France, il contribue à des périodiques satiriques comme Le Rire, L'Assiette au beurre (dont un numéro sur la Bretagne en 1903), La Raison ou des revues d'art comme Les Tendances nouvelles ; il illustre quelques ouvrages dont Le Diable boiteux d'Alain-René Lesage et Le Châtiment de l'avarice de Paul Scarron édités par Maurice Glomeau en 1913, ainsi que quelques comédies de Plaute préfacées par Tailhade chez Flammarion[6].

En 1910, il fait un séjour à Buenos Aires, où il expose, puis revient vivre à Paris.

Ami de Pablo Picasso, le peintre fait de lui trois portraits[7]. Il est également proche du peintre Hermenegildo Anglada Camarasa.

Dans les années 1920-1930, Eveli Torent et son épouse passent tous leurs étés à Torre d'en Rovira à Cala Bassa sur l'île d'Ibiza et créent une petite communauté d'artistes, Eveli s'autoproclamant par jeu calife d'Es Pallaret, du nom d'un îlot située non loin du rivage[8].

Son appartenance à la franc-maçonnerie[9] est sans doute la cause de son arrestation en 1939 par les franquistes ; il est alors enfermé à la prison Model de Barcelone. Son vieil ami le peintre Josep Rocarol (1882-1961) l'y trouva, « tout couvert de gale ». Torrent est libéré de prison, mais décède peu après, le 4 octobre 1940[10].

Notes et références

  1. Exposition collective avec entre autres Raoul Dufy et Jean Metzinger, La Chronique des beaux-arts et de la curiosité du 24 janvier 1903 et du 30 janvier 1904.
  2. La Jeune Champagne : revue mensuelle littéraire, artistique et philosophique, janvier 1906.
  3. Galerie Otto, 15 rue Royale à Paris, La Chronique des beaux-arts et de la curiosité, 9 février 1907.
  4. « Un des plus distingués jeunes artistes de l'école espagnole contemporaine... », in Gil Blas, 8 janvier 1912, p. 4.
  5. Arte joven est une revue d'art fondée en 1901 par Pablo Picasso et Francesc d'Assís Soler, et qui eut quatre numéros.
  6. Trois comédies ; Les bacchis ; Le petit carthaginois ; Curculio / Plaute ; traduction de Laurent Tailhade ; frontispice d'Evelio Torent, Flammarion, 1905 - sur Gallica.
  7. (ca) Museu Picasso Barcelona, « Eveli Torent Marsans »
  8. « Ibiza: The Towering Eccentrics », Ibiza Spotlight, 9 juillet 2012.
  9. « Eveli Torrent : entre les quatre chats et la franc-maçonnerie - Bonart », sur bonart.cat (consulté le )
  10. (ca) [PDF] Jordi Albaladejo i Blanco, « Eveli Torent i Marsans. Un artista recuperat », p. 69, 4 novembre 2014 — archives RACO.

Bibliographie

  • (ca) Francesc Fontbona & Lluïsa Sala, « Eveli Torent. Un artista a Els Quatre Gats », in catalogue de l'exposition 4 Gats, de Casas a Picasso, Museu Diocesà de Barcelona / Museu d'Art Modern de Tarragona, 2005, p. 47-63.
  • [PDF] (ca) Jordi Albaladejo Blanco, « Eveli Torent i Marsans. Un artista recuperat », Barcelone, Carrer dels Arbres / Musée Badalona, 18, 2007 — lire en ligne.

Liens externes

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