François Cormier-Bouligeon

François Cormier-Bouligeon
Illustration.
François Cormier-Bouligeon en 2021.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(8 ans et 6 jours)
Élection 18 juin 2017
Réélection 19 juin 2022
7 juillet 2024
Circonscription 1re du Cher
Législature XVe, XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique LREM (2017-2022)
RE (depuis 2022)
Prédécesseur Yves Fromion
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bourges (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (1990-2014)
EM/LREM/RE (depuis 2016)
Diplômé de Université de Tours
Profession Conseiller ministériel

François Cormier-Bouligeon, né le à Bourges, est un homme politique français. Membre du Parti socialiste de 1990 à 2014, puis de La République en marche depuis 2017, il est élu député du Cher lors des élections législatives de 2017.

Biographie

Il a passé toute son enfance à Bourges et est titulaire d’un DEA de Droit public et de science politique[1]. Sa « famille […] n’avait rien » et il « considère que l’école de la République [lui] a permis d’être là où [il est] »[2].

Chef de cabinet adjoint du ministre de l'Économie Emmanuel Macron puis conseiller du ministre des Sports Patrick Kanner[3], François Cormier-Bouligeon est élu député de la première circonscription du Cher lors des élections législatives de 2017 sous les couleurs de La République en marche ![4],[5].

Au sein du groupe LREM, il figure parmi les partisans d’une laïcité républicaine stricte[6]. Il est proche de la ligne du Printemps républicain sur ce sujet[7],[8].

Le 23 avril 2018, il est chargé par le gouvernement, avec la sénatrice Françoise Gatel, d'une mission sur la pratique sportive tout au long de la vie[9]. Il remet un rapport contenant 40 propositions à Édouard Philippe le 21 mars 2019[10].

Le 14 novembre 2019, il publie un tweet à visée promotionnelle de sirops produits dans sa circonscription en utilisant l'Assemblée nationale comme cadre[11]. La déontologue de l'Assemblée nationale y voit un manquement à l'article 5 du Code de déontologie des députés[12]. Il n'est toutefois pas sanctionné par l'autorité disciplinaire de l'Assemblée nationale puisqu'elle n'avait pas relevé de conflit d'intérêts[13]. Cette décision a été vivement critiquée par les partisans de la déontologie parlementaire[14] ainsi que par la déontologue de l'Assemblée[12].

Carrière

Notes et références

  1. « "Cher : les trois candidats République en Marche élus en toute logique" », sur www.magcentre.fr, (consulté le )
  2. Centre France, « Politique - François Cormier-Bouligeon : « Je suis candidat à la mairie de Bourges » », sur www.leberry.fr, (consulté le )
  3. Franck Simon, « François Cormier-Bouligeon (la République en marche) : le « redressement » pour projet », Le Berry républicain, (lire en ligne)
  4. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le ).
  5. « Soirée de victoire pour François Cormier-Bouligeon, député de la première circonscription du Cher », Le Berry républicain, (lire en ligne)
  6. Alexandre Lemarié, « Des députés La République en marche s’attellent au sujet de l’islam de France », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  7. Lucie Delaporte, Pauline Graulle et Ellen Salvi, « Le Printemps républicain, une «petite boutique» qui veut peser sur le jeu politique », sur Mediapart, (consulté le ).
  8. Romain Gaspar, Isabelle Kersimon et Pierre Maurer, « Peu d'adhérents mais des relais puissants, que pèse vraiment le Printemps républicain? », sur Slate, (consulté le ).
  9. « Décret du 23 avril 2018 chargeant un député d'une mission temporaire », sur legifrance.gouv.fr,
  10. « Ce que contient le rapport sur le sport présenté par François Cormier-Bouligeon à Édouard Philippe », sur leberry.fr, Le Berry Républicain,
  11. « Tweet du député », (consulté le )
  12. 1 2 Agnès Roblot-Troizier, Le temps de l’appropriation des réformes déontologiques à l’Assemblée nationale, Paris, Déontologue de l'Assemblée nationale, , 244 p. (lire en ligne), p. 89-92
  13. Bureau de l'Assemblée nationale française, « Compte-rendu de la réunion du 15 janvier 2020 », sur /www.assemblee-nationale.fr/
  14. Baptiste Javary, « « AFFAIRE DES SIROPS MONIN » : LA SOUPLESSE DÉONTOLOGIQUE DU BUREAU DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE », JP blog, 21 février 202° (lire en ligne)
  15. « Qui sont ces députés élus pour la première fois dans le Cher ? », France 3 Régions/Franceinfo, (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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