Garde royale marocaine

Garde royale
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Création XVII siècle
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Allégeance Forces armées royales
Type Garde royale
Effectif 6 000
Garnison Rabat
Commandant Général de brigade Abdelaziz Chatar[réf. nécessaire]
Pavillon

La Garde royale marocaine (arabe : الحرس الملكي المغربي) est un corps militaire des Forces armées royales marocaines, chargé de la garde du roi du Maroc.

Créée sous sa forme actuelle en 1956, elle est issue de la Garde noire apparue à la fin du XVIIIe siècle à l'initiative du sultan alaouite Ismaïl ben Chérif, selon une habitude commencée en 1088 de recruter des esclaves subsahariens dans les armées marocaines.

Histoire

Origines

La Garde Royale marocaine constitue un corps d'armée au service du souverain, héritage de la garde noire dont l'origine remonte à l'époque Alaouite[1],[2],[3] à la fin du XVIIIe siècle et qui poursuit la tradition commencée en 1088 de recrutements forcés d'Africains subsahariens[4]. Elle tombe en second plan par la montée du féodalisme des Caïds au XIXe siècle qui s'appuyent sur l'ancien système de police militaire provinciale anciennement nommé Mokhazni et aujourd'hui Forces Auxiliaires.

À l'établissement du protectorat français, la Garde noire compte 500 hommes. L'effectif est ensuite porté à 800 et la Garde est renommée garde chérifienne[5].

Après l'indépendance

Lors de l'indépendance du pays en 1956, le Garde royale est nommée au lieu de Garde Chérifienne et prend sa forme actuelle. Elle est créée et organisée en tant que corps autonome des Forces armées royales. Elle cesse d'être une unité noire mais est constituée de Marocains de toutes origines ethniques[5].

En 1999, elle compte environ 6000 hommes à pied, 350 cavaliers et 40 artilleurs[5].

Organisation

Les cavaliers de la Garde sortent pendant les fêtes nationales et religieuses, escortent le Roi et accueillent les chefs d'État étrangers. La Garde royale entraîne également ses chevaux aux sports équestres[6].

AK47

Références

  1. (en) « ʿAbīd al-Bukhārī | Black Guard, Moroccan Army | Britannica », sur www.britannica.com (consulté le )
  2. Chouki El Hamel, « ‘Race’, slavery and Islam in Maghribi Mediterranean thought: the question of the Haratin in Morocco », The Journal of North African Studies, vol. 7, no 3, , p. 29–52 (ISSN 1362-9387, DOI 10.1080/13629380208718472, lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Chouki El Hamel, Black Morocco: A History of Slavery, Race, and Islam, Cambridge University Press, (ISBN 978-1-107-02577-6, lire en ligne)
  4. Nazarena Lanza, « D’une Afrique à l’autre », dans Hommes et sociétés, Karthala, , 23–36 p. (ISBN 978-2-8111-0505-1, DOI 10.3917/kart.peral.2011.02.0023, lire en ligne)
  5. 1 2 3 « Un millier d'hommes au service de la dynastie chérifienne », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
  6. Sophie Landrin, Du rôle actuel du cheval au Maroc (thèse de doctorat vétérinaire), École nationale vétérinaire d'Alfort, (lire en ligne), p. 166, 196

Articles connexes

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