Groupement d'intervention de la Polynésie

Le groupement d'intervention de la Polynésie (GIP, en forme longue groupement d’interventions de la Polynésie Te Toa Arai[1]) est un service territorial de la Polynésie française, existant de 1998 à 2006. Présenté comme une force d'intervention en cas de catastrophe naturelle, il voit ses missions étendues et est qualifié de « milice »[2], de « garde prétorienne »[3] ou de « gros bras »[4] du président Gaston Flosse.

Historique

Le groupement est créé le à partir de la flottille administrative, dont les marins étaient intervenus dans des catastrophes naturelles[5]. Il est dissous le [1].

Le GIP est mis en cause dans la disparition de Jean-Pascal Couraud en 1997[6],[2].

Le GIP était dirigé par Léonard Puputauki de juillet 1998 à mars 2005 (il est brièvement remplacé de juillet à octobre 2004, pendant la présidence d'Oscar Temaru, par Robert Maker). De mars 2005 jusqu'à la dissolution du groupement, l'intérim est assuré par Yannick Boosie[7].

Références

  1. 1 2 Chambre territoriale des comptes 2006, p. 5.
  2. 1 2 « Des membres du GIP, une milice locale restée fidèle à Gaston Flosse, bloque le port de Papeete », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  3. « Les affaires de Gaston Flosse », sur L'Express, (consulté le )
  4. « Du nouveau dans l'affaire JPK : deux mises en examen pour meurtre », sur Outre-mer la 1ère, (consulté le )
  5. Chambre territoriale des comptes 2006, p. 6.
  6. « Nouvelles avancées dans l'enquête sur la mort d'un ex-journaliste à Tahiti », sur Challenges, (consulté le )
  7. Chambre territoriale des comptes 2006, p. 7.
  • Chambre territoriale des comptes de la Polynésie française, Rapport d'observations définitives sur la gestion de la Polynésie française : groupe d'interventions de la Polynésie (GIP), , 66 p. (lire en ligne).
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