Hugues II de Chalon-Arlay

Hugues II de Chalon-Arlay
Titre de noblesse
Seigneur d'Arlay (d)
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Naissance
Après
Décès
Famille
Père
Mère
Marguerite de Mello (d)
Fratrie
Conjoint
Blanche de Genève (à partir de )
Autres informations
Distinction
Armoiries des sires de Chalon : de gueules à la bande or.

Hugues II de Chalon-Arlay, mort vers la fin de l'année 1388, est un seigneur d'Arlay et de Nozeroy, issu de la maison de Chalon-Arlay.

Biographie

Origines

La date de naissance d'Hugues n'est pas précisément connue. Les historiens donnent pour date de repère 1334[1]. Il est le fils cadet du seigneur Jean II de Chalon-Arlay ( ) et de Marguerite de Mello[2],[3], fille du seigneur de Château-Chinon et de Sainte-Hermine Dreux de Mello (cf. l'article Dreux), et d'Eléonore de Savoie, fille du comte Amédée V).

Seigneur d'Arlay

A la mort de son père ( ), il devient le chef de la famille de Chalon, seigneurs d'Arlay, héritant « de toutes les terres, villes et forteresses du meix de Chalon, appelé le meix d'Arlay »[4] (cette dernière expression n'est présente que chez Rousset).

Il épouse, par dispense du , Blanche, Dame de Frontenay, fille d'Amédée III de Genève et de Mathilde d'Auvergne, dite « Mahaut d'Auvergne » ou « de Boulogne »[5],[3]. Blanche est la sœur de Marie de Genève, seconde épouse de son père[3].

En 1364, il obtient de l'empereur Charles IV, les droits de l'empire sur Besançon.

Il est l'un des premiers faits chevaliers de l'ordre du Collier, en , par le comte de Savoie, Amédée VI[6],[3].

En 1384, ses bonnes relations avec le duc de Bourgogne et le roi de France lui permettent d'être présent lors de la signature de la trêve de Leulinghem[7].

Le , il rend hommage pour tous ses fiefs auprès duc et comte de Bourgogne[8].

Il participe, fin , avec ses neveux, Jean III et Henri, à l'expédition du roi de France, soutenu par le duc de Bourgogne, contre le duc de Gueldre[7]. Rousset (1854) indiquait qu'« il éprouva de telles fatigues pendant son retour, qu’il tomba malade à Paris. »[4]

Mort et succession

Hugues de Chalon meurt vers la fin de l'année 1388[8],[1]. L'ouvrage Description de la Franche-Comté (1552) mentionnait pour date de sa mort le [9]. Il s'agit de la date de son testament, enregistré à Paris[10],[4].

Selon ce testament, il « fonda plusieurs chapellenies, ordonna la célébration de quinze mille messes, rappela dans ses dons le nom de toutes ses sœurs, de tous les officiers attachés à sa cour »[4].

Sans héritier, il institue son neveu Jean III de Chalon-Arlay, fils de son frère Louis Ier ( ), qui lui succède au titre de seigneur d'Arlay[4],[8].

Son épouse, Blanche, hérite de la seigneurie de Jougne[8]. Cette dernière revendique en 1400 le titre de comtesse de Genève jusqu'à sa mort en 1416[3].

Ascendance

Sceau et armes

Armes des Chalon.
Armes des Chalon-Arlay.

L'héraldiste Jéquier (1985) indique que « la branche cadette des seigneurs d'Arlay brisait d'une étoile (ou molette) d'azur en chef de la bande » (Armorial neuchâtelois)[11].

Les archives conservent un signet (1363/1378) sur lequel on trouve l'écu des Chalon-Arlay[12].

Toutefois, on constate que sur d'autres sceaux, entre 1364 et 1385, figure l'écu des Chalon, c'est-à-dire sans la brisure[13].

Notes et références

  1. 1 2 Carol Josso, « Nozeroy (Jura) : architecture civile des XVe et XVIe siècles : actes du colloque de Besançon (10 - 11 octobre 2002) », dans Paul Delsalle, Laurence Delobette (dir.), La Franche-Comté à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance : 1450 - 1550, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, coll. « Annales littéraires », (ISBN 978-2-84867-027-0, 512), p. 373-402.
  2. Allemand-Gay 1988, p. 433.
  3. 1 2 3 4 5 Christian Regat, « Pourquoi le roi des Pays-Bas porte les armes des comtes de Genève ? », Les Rendez-vous de l’Académie salésienne, no 28, , p. 19 (lire en ligne [PDF]).
  4. 1 2 3 4 5 Alphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté. t. IV : Département du Jura, (lire en ligne [PDF]), , « Nozeroy (39) ».
  5. Pierre Duparc, Le comté de Genève, (IXe – XVe siècles), t. XXXIX, Genève, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, coll. « Mémoires et documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 621 p. (lire en ligne), p. 302-303.
  6. Amédée de Foras, Chevaliers de l'ordre du Collier de Savoie, dit de l'Annonciade, appartenant au duché de Savoie, de 1362 à 1860, Grenoble, Impr. de E. Allier, , 42 p. (lire en ligne), p. 8.
  7. 1 2 Jean-Marie Moeglin, « Chalon-Arlay, comte de », dans Jean-Marie Moeglin (dir.), Dictionnaire de la Guerre de Cent Ans, Paris, Bouquins éditions, , 1492 p. (ISBN 978-2-38292-336-8, lire en ligne), p. 307-308.
  8. 1 2 3 4 Alphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté. t. IV : Département du Jura, (lire en ligne [PDF]), , « Bletterans (39) ».
  9. Achille Chéreau, Description de la Franche-Comté par Gilbert Cousin, traduit pour la première fois et accompagnée de notes par M. Achille Chéreau, Lons-le-Saunier, (lire en ligne), p. 42
  10. Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, départements, vol. 33, Fol. 52.
  11. Léon Jéquier, « À propos d'un médaillon aux armes de Chalon-Orange », Archivum heraldicum : internationales Bulletin, no 99, , p. 3-4 (lire en ligne).
  12. « Sceau type de Hugues II de Chalon-Arlay - signet - 1363/1378 », sur Sigilla (consulté en ).
  13. « Sceau type de Hugues II de Chalon-Arlay - sceau - 1364/1385 », sur Sigilla (consulté en ).

Voir aussi

Bibliographie

  • Marie-Thérèse Allemand-Gay, Le pouvoir des comtes de Bourgogne au XIIIe siècle, vol. 368, Presses universitaires de Franche-Comté, coll. « Cahiers d'études comtoises », , 495 p. (ISBN 978-2-251-60368-1, lire en ligne).
  • Jean-Pierre Beau, Paul Frédéric Chalon, Histoire de la maison de Chalon, Xe – XVe siècles : Tome 2 (15e-20e siècles). Princes d'Orange, Comtes de Joigny, Descendants de Jean bâtard de Chalon, sire d'Origny., Montsoult (réimpr. 2000), 311 p. (2002, seconde édition, 345 pages).
  • Michelle Bubenicek, Entre rébellion et obéissance. L’espace politique comtois face au duc Philippe le Hardi (1384-1404), Genève, Droz, , 776 p. (ISBN 978-2-600-01601-8).

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail du Moyen Âge tardif
  • icône décorative Portail de la Franche-Comté