Imaginaire du cannibalisme océanien

L'imaginaire du cannibalisme océanien est un ensemble de croyances développées aux XVIIIe et XIXe siècles selon lesquelles l'anthropophagie serait particulièrement prévalente au sein des peuples autochtones océaniens, et particulièrement chez les « Mélanésiens ». Les répercussions de cet imaginaire, qui est lié à la colonisation européenne du Pacifique, rendent particulièrement difficile l'étude historique des pratiques de consommation de chair humaine qui ont existé dans la région à l'instar du reste du monde. Dans les années 1980 et 1990, ces représentations ont donné lieu à un vaste débat d'historiens. Au cinéma, dans la littérature et aussi dans l'industrie touristique, le thème du cannibalisme océanien a connu de multiples interprétations.
Histoire des idées

Selon l'historien Nicolas Cambon, très tôt à partir des années 1770, les explorateurs et les missionnaires se persuadent que les habitants des îles du Pacifique pratiqueraient l'anthropophagie. Dans les faits, les observations directes de l’acte « demeurent bien rares », mais des récits de voyage diffusent les rumeurs en Europe, et ces témoignages suscitent l'engouement en France et en Angleterre, où le supposé cannibalisme océanien devient un sujet de débat majeur. Les philosophes et penseurs métropolitains se posent des questions sur les raisons de cet étonnant phénomène, dont la réalité est paradoxalement pensée comme une évidence. La principale explication proposée par les intellectuels européens durant cette période est que le fait d'habiter sur une île mènerait tôt ou tard au cannibalisme[1].
Selon le Historical Dictionary of Discovery and Exploration of the Pacific Islands, l'expression « Îles Cannibales » a commencé à être utilisée pour décrire les Fidji après que William Bligh y soit passé en 1789, mais « les Fidjiens ne sont des cannibales que dans la définition européenne du terme », puisque « le cannibalisme est un discours européen qui a évolué à partir des préoccupations européennes concernant le primitif ». En effet, l'anthropophagie rituelle d'ennemis pratiquée par les Fidjiens ne servait pas à l'alimentation proprement dite, et avait bien plus des motifs politiques, spirituels et symboliques. Dans tout le Pacifique depuis les écrits de James Cook jusqu'au XXe siècle, les termes « cannibale », « chasseur de têtes » et « sauvage » sont utilisés dans le vocabulaire des Européens pour identifier la disposition prétendument violente des populations autochtones rencontrées au cours des voyages[2].

L'imaginaire du cannibalisme océanien devient petit à petit un élément important des discours européens, servant par exemple dans les caricatures de dirigeants politiques étrangers ou dans les débats philosophiques des Lumières. Cet imaginaire repose sur les idées de l'exotique et du primitif, et les occurrences d'anthropophagie en Europe ne sont jamais mises sur le même plan[3]. Le mythe des « cannibales » sert de motivation aux missions chrétiennes dans le Pacifique, par exemple à Erromango[4].
Selon Peter Kitson (en), l'imaginaire du cannibalisme océanien a joué un rôle essentiel dans la construction des catégories racistes qui ont servi à justifier la colonisation de l'Océanie. Spécifiquement, d'après Kitson, la figure du « cannibale » est une des fondations de la distinction établie par les géographes métropolitains entre les habitants « noirs » de la « Mélanésie » (litt. « îles noires ») et ceux à la peau claire de la « Polynésie », présentés comme plus avancés dans l'idéologie du progrès des civilisations[5].
L'imaginaire du cannibalisme mélanésien est encore au XXIe siècle utilisé pour justifier le rattachement de la Papouasie occidentale à l'Indonésie[6].
Expositions humaines et musées
Aux XIXe et XXe siècles, des personnes océaniennes sont exposées dans le monde européen en tant que « cannibales », au sein de cirques ou de zoos humains[7].
Capturé par l'expédition Wilkes, le Fidjien Ro Veidovi est exposé à New York sous le sobriquet de « chef cannibale Vendovi »[8].
Deux personnes exhibées en tant que « cannibales » dans le cirque de Phineas Taylor Barnum.
Un des objets les plus emblématiques de l'imaginaire du cannibalisme océanien est la « fourchette de cannibale », qui est devenue un objet de collection très recherché par les Européens dès le XIXe siècle et une curiosité populaire. La couverture de At home in Fiji de Constance Gordon-Cumming représentait ainsi un tel ustensile[9]. En 2010, l'artiste Alana Jelinek crée une installation au musée de l'université de Cambridge pour critiquer la manière dont le fait de montrer ces objets sans restituer leur contexte perpétuerait des stéréotypes colonialistes[10]. Un article de 2018 sur le même musée corrobore le propos de cette artiste: « le grand nombre de fourchettes « de cannibales » en circulation comprenait de nombreux exemplaires produits pour satisfaire la fascination européenne pour les pratiques « sauvages ». » [11]. En 2017 à Sotheby's, un tel objet est vendu pour 16 250 dollars, alors même que le catalogue précise clairement que les « fourchettes de cannibales » sont des supercheries empreintes de préjugés colonialistes : selon l'analyse de Donna Yates et Simon Mackenzie, la connaissance de ce contexte historique sombre a rendu la babiole fascinante pour l'acheteur par sa charge de violence symbolique raciste à l'égard des Mélanésiens[12].
Des « fourchettes de cannibales » exposées au musée des Fidji.
Des « fourchettes de cannibales » en vente dans un magasin de souvenirs aux Fidji.
Un service de vaisselle incluant une « fourchette de cannibales » dans le magazine Natural History (en) en 1909.- Au musée Bishop en 2008.
En littérature
Dans Taïpi, le héros doit partager la couche d'un « cannibale » océanien. Comme dans les autres romans de Melville, cette représentation du « sauvage cannibale » est reliée à celle de l'homosexualité, vue comme tout aussi immorale, repoussante et fascinante[13]. De manière plus générale, la représentation d'un cannibalisme océanien dans la littérature de Melville est liée aux questions de relations de pouvoir coloniales[14].
Jack London part en Mélanésie dans l'espoir d'assister à un festin cannibale, mais est déçu de ne rien trouver[15]. Comme London, Robert Louis Stevenson, lors de ses voyages dans le Pacifique, qualifie des personnes autochtones de « cannibales » dans les légendes de ses photos. Dans ce cas particulier, l'invocation de l'anthropophagie avait peut-être paradoxalement une fonction anti-colonialiste, en présentant les peuples colonisés comme forts et menaçants[16].
Dans son livre Totem et Tabou, qui réinterprète notamment le concept polynésien de tapu pour donner son idée psychanalytique du tabou, Sigmund Freud présente l'existence du cannibalisme océanien comme une évidence[17].
Dans un des premiers romans par une personne kanak, L'Épave de Déwé Gorodey, la figure du cannibale océanien est hybridée avec celle de l'ogre des contes de fée qui représente le viol incesteux[18]. Cannibale de Didier Daeninckx raconte l'histoire des Kanak exhibés à l'exposition universelle de Paris.
Le Garçon qui avait peur utilise l'imaginaire du cannibalisme océanien[19].
Cartographie des nuages, un roman de science-fiction dans un cadre océanien, reprend le thème du cannibalisme et fait des références aux questions d'anthropophagie dans Robinson Crusoé[20].
Au cinéma
Au début du XXe siècle, des réalisateurs américains commencent à produire des films sur l'Océanie. Les premiers sont Martin et Osa Johnson et Edward A. Salisbury. Ils tentent de capturer des scènes de cannibalisme, en vain[21].
Carte-titre du chapitre sur les « cannibales » d'une adaptation de Robinson Crusoé.
Scène du film His Cannibal Wife, une comédie qui raconte le tournage d'un film sur des « cannibales » hawaïens.
Ce dessin d'un numéro de Punch en 1914 met lui aussi en scène le tournage d'un film sur les « cannibales ».
Historiographie
À partir de la publication de The Man-Eating Myth (en) en 1979, une longue controverse historiographique prend place. Elle oppose deux opinions principales. Selon la première, les récits de cannibalisme concernant les peuples colonisés doivent principalement être analysé sous l'angle de la projection de stéréotypes européens. Selon la seconde, ces récits doivent être considérés comme des sources véridiques pour écrire l'histoire des pays concernés. Les premiers reprochent aux seconds de reproduire des clichés colonialistes. Les seconds répondent aux premiers qu'ils sont aveuglés par leurs présupposés eurocentriques concernant le caractère dégoûtant de la consommation de chair humaine[22]. Patrick Brantlinger, dans un article de 2006, constate toutefois le consensus suivant entre les deux factions : « Les critiques notent toutefois à juste titre que les personnes qui ont véritablement pratiqué différents types de cannibalisme n'ont jamais eu autant d'importance dans l'histoire (occidentale) que les stéréotypes censés les représenter. Les deux camps de la dispute historienne s'accordent à dire que les cannibales imaginaires n'ont été que trop influents en tant que stéréotype négatif d'« Autres » non occidentaux, servant comme excuse pour l'extermination de ces Autres[17]. »
Entre octobre 2001 et février 2002 en France hexagonale, trois expositions apparentées intitulées Kannibals et Vahinés cherchent à déconstruire les clichés de l'imaginaire du cannibalisme océanien[23].
Tourisme

Dans les pays d'Océanie, l'image du cannibale est encore mobilisée au XXIe siècle par les industries touristiques locales afin d'attirer la curiosité des visiteurs. Aux Fidji notamment, plusieurs sites touristiques portent des noms évoquant le cannibalisme[25]. Tracey Banivanua-Mar de l'université La Trobe explique que les Fidji tirent certes profit de l'exploitation de leur image de « cannibales », mais elle regrette que le recyclage de cet imaginaire hérité de l'ère coloniale y empêche de manière générale de poser un regard réaliste sur les faits historiques[26].
Bibliographie

- Gwénaël Murphy et Dominique Barbe, Le cannibale dévêtu: traces, récits et représentations de l'anthropophagie en Océanie du XVIIIe siècle à nos jours, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », (ISBN 978-2-7535-9557-6, lire en ligne
) - Kannibals et vahinés: imagerie des mers du sud: Paris, Musée national des arts d'Afrique et d'Océanie, 23 octobre 2001-18 février 2002, Réunion des musée nationaux, (ISBN 978-2-7118-4242-1, présentation en ligne, lire en ligne
) - Raylene Ramsay, « Le mythe du sauvage (cannibale) dans les littératures océaniennes contemporaines », dans Cahiers de linguistique (Courtil-Wodon), ISSN 2032-2356. La littérature française au carrefour des langues et des cultures, E.M.E. & InterCommunications, (ISBN 978-2-930481-78-4)
- (en) Body trade: captivity, cannibalism and colonialism in the Pacific, Routledge, Taylor & Francis Press, (ISBN 978-0-415-93842-6 et 978-0-415-93884-6)
- (en) Gananath Obeyesekere, « Narratives of the self : Chevalier Peter Dillon's Fijian cannibal sdventures », dans Body trade: captivity, cannibalism and colonialism in the Pacific, Routledge, Taylor & Francis Press, (ISBN 978-0-415-93842-6 et 978-0-415-93884-6)
- (en) Yves Le Fur, « How can one be Oceanian? The display of Oceanian 'cannibals' in France », dans Body trade: captivity, cannibalism and colonialism in the Pacific, Routledge, Taylor & Francis Press, (ISBN 978-0-415-93842-6 et 978-0-415-93884-6)
- (en) Robert Dixon, « Cannibalising indigenous texts: headhunting and fantasy in Ion L. Idriess’, Coral Sea adventures », dans Body trade: captivity, cannibalism and colonialism in the Pacific, Routledge, Taylor & Francis Press, (ISBN 978-0-415-93842-6 et 978-0-415-93884-6)
- (en) Paul Lyons, « Lines of fright: fear, perception and the ‘seen’ of cannibalism in Charles Wilkes’s Narrative and Herman Melville’s Typee », dans Body trade: captivity, cannibalism and colonialism in the Pacific, Routledge, Taylor & Francis Press, (ISBN 978-0-415-93842-6 et 978-0-415-93884-6)
- (en) Gananath Obeyesekere, Cannibal talk: the man-eating myth and human sacrifice in the South Seas, University of California Press, (ISBN 978-0-520-93831-1)
- (en) George K. Behlmer, « Island Stories of the Cannibal Kind », dans Risky shores: savagery and colonialism in the western Pacific, Stanford University Press, (ISBN 978-1-5036-0595-4)
- (de) Simon Haberberger, Kolonialismus und Kannibalismus: Fälle aus Deutsch-Neuguinea und Britisch-Neuguinea 1884-1914, Harrassowitz Verl, (ISBN 9783447055789)
- (en) Paul Lyons, « Where “cannibalism” has been, tourism will be: Forms and functions of American Pacificism », dans American Pacificism: Oceania in the U.S. Imagination, Routledge, (ISBN 978-0-203-69864-8, DOI 10.4324/9780203698648-9, lire en ligne)
- (en) Jeff Berglund, « P. T. Barnum's American Exhibition of Fiji Cannibals », dans Cannibal fictions : American explorations of colonialism, race, gender and sexuality, Madison, Wis. : University of Wisconsin Press, (ISBN 978-0-299-21590-3 et 978-0-299-21594-1, lire en ligne)
Références
- ↑ Nicolas Cambon, « L’imaginaire du cannibalisme des îles des « Mers du sud »(Du dernier tiers du XVIIIe au début du XXe siècle) », Carnets. Revue électronique d’études françaises de l’APEF, no Deuxième série - 17, (ISSN 1646-7698, DOI 10.4000/carnets.10176, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Max Quanchi et John Robson, « Cannibal Islands », dans Historical Dictionary of Discovery and Exploration of the Pacific Islands, Scarecrow Press, (ISBN 978-0-8108-5395-9) :
« Fijians were cannibals only in the European definition of the term. Cannibalism was a European discourse that evolved from European preoccupation with conceptions of the primitive and was a literary device used in popular fiction, juvenile, and travel literature tropes. »
(consulté le ) - ↑ (en) Shirley Lindenbaum, « Thinking About Cannibalism », Annual Review of Anthropology, vol. 33, no 1, , p. 475–498 (ISSN 0084-6570 et 1545-4290, DOI 10.1146/annurev.anthro.33.070203.143758, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) James L Flexner et Jerry Taki, « Fear of a cannibal island: Colonial fear, everyday life, and event landscapes in the Erromango missions of Vanuatu », Journal of Social Archaeology, vol. 22, no 1, , p. 104–127 (ISSN 1469-6053 et 1741-2951, DOI 10.1177/14696053211036269, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Peter J. Kitson, « Romanticism, Race, and Cannibalism in the “South Seas” », dans Romantic Literature, Race, and Colonial Encounter, Palgrave Macmillan US, , 123–141 p. (ISBN 978-1-349-73795-6, DOI 10.1007/978-1-137-10920-0_5, lire en ligne), republié de (en) Peter J Kitson, « Sustaining The Romantic And Racial Self: Eating People In The “South Seas” », dans Cultures of Taste/Theories of Appetite, Palgrave Macmillan US, , 77–96 p. (ISBN 978-0-312-29304-8, DOI 10.1057/9781403981394_5, lire en ligne)
- ↑ (en) Tracey Banivanua-Mar, « “A thousand miles of cannibal lands”: imagining away genocide in the re-colonization of West Papua », Journal of Genocide Research, vol. 10, no 4, , p. 583–602 (ISSN 1462-3528 et 1469-9494, DOI 10.1080/14623520802447743, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Ewan Johnston, « Reinventing Fiji at 19th-century and early 20th-century exhibitions », The Journal of Pacific History, vol. 40, no 1, , p. 23–44 (ISSN 0022-3344 et 1469-9605, DOI 10.1080/00223340500082459, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Antony Adler, « The Capture and Curation of the Cannibal ‘Vendovi’: Reality and Representation of a Pacific Frontier », The Journal of Pacific History, vol. 49, no 3, , p. 255–282 (ISSN 0022-3344 et 1469-9605, DOI 10.1080/00223344.2014.914623, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Chris J. Thomas, « Constance Gordon-Cumming's Fijian Cannibal Fork », dans Pacific possessions: the pursuit of authenticity in nineteenth-century Oceanian travel accounts, The University of Alabama Press, (ISBN 978-0-8173-2094-2)
- ↑ Alana Jelinek, « Art in Museums: An Artist's Response—Tall Stories: Cannibal Forks (2010) at the Museum of Archaeology and Anthropology, University of Cambridge », Journal of Museum Ethnography, no 25, , p. 95–102 (ISSN 0954-7169, lire en ligne, consulté le ). Œuvre aussi décrite dans (en) Alana Jelinek, The Fork's Tale: As Narrated by Itself, LemonMelon, (ISBN 978-1-908260-13-0).
- ↑ (en) Anita Herle, « Displaying Colonial Relations: from Government House in Fiji to the University of Cambridge Museum of Archaeology and Anthropology », Museum & Society, vol. 16, no 2, , p. 279–297 (ISSN 1479-8360, DOI 10.29311/mas.v16i2.2808, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Donna Yates et Simon Mackenzie, « Crime, Material and Meaning in Art World Desirescapes: How Matter Matters for Art Crime », dans Crime and Art, vol. 1, Springer International Publishing, , 119–133 p. (ISBN 978-3-030-84855-2, DOI 10.1007/978-3-030-84856-9_8, lire en ligne)
- ↑ (de) Ruud Welten, « Über die Gastlichkeit der Kannibalen: Herman Melvilles Moby Dick und Typee », dans Perspektiven europäischer Gastlichkeit, Velbrück Wissenschaft, , 497–521 p. (ISBN 978-3-95832-070-3, lire en ligne). Pour une étude plus ancienne sur cette question, voir (en) Caleb Crain, « Lovers of Human Flesh: Homosexuality and Cannibalism in Melville's Novels », American Literature, vol. 66, no 1, , p. 25–53 (ISSN 0002-9831, DOI 10.2307/2927432, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Geoffrey Sanborn, The sign of the cannibal : Melville and the making of a postcolonial reader, Durham : Duke University Press, (ISBN 978-0-8223-2102-6 et 978-0-8223-2118-7, lire en ligne)
- ↑ Keith Newlin, « Among Cannibals and Headhunters: Jack London in Melanesia », Journeys, vol. 19, no 1, , p. 1–26 (ISSN 1465-2609 et 1752-2358, DOI 10.3167/jys.2018.190101, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Carla Manfredi, « “We Savages”: Cannibal Performances in the Marquesas », dans Robert Louis Stevenson’s Pacific Impressions, Springer International Publishing, , 27–67 p. (ISBN 978-3-319-98312-7, DOI 10.1007/978-3-319-98313-4_2, lire en ligne)
- 1 2 (en) Patrick Brantlinger, « Missionaries and Cannibals in Nineteenth‐century Fiji », History and Anthropology, vol. 17, no 1, , p. 21–38 (ISSN 0275-7206 et 1477-2612, DOI 10.1080/02757200600624321, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Raylene Ramsay, « The Cannibal Ogre: Incest, Metamorphosis and Meaning in the First Kanak Novel », Dalhousie French Studies, vol. 94, , p. 53–64 (ISSN 0711-8813, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Mary K. Bercaw Edward, « In the Tradition of Cannibal Talk: Call It Courage (1941) », dans Dust off the gold medal: rediscovering children's literature at the Newbery centennial, Routledge, Taylor & Francis Group, coll. « Children's literature and culture », (ISBN 978-0-367-33721-6 et 978-1-032-04809-3)
- ↑ (en) Paul Ferguson, « ‘Me eatee him up’: cannibal appetites in Cloud Atlas and Robinson Crusoe », Green Letters, vol. 19, no 2, , p. 144–156 (ISSN 1468-8417 et 2168-1414, DOI 10.1080/14688417.2015.1022869, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Lamont Lindstrom, « Shooting Melanesians: Martin Johnson and Edward Salisbury in the Southwest Pacific », Visual Anthropology, vol. 29, nos 4-5, , p. 360–381 (ISSN 0894-9468 et 1545-5920, DOI 10.1080/08949468.2016.1191929, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Shawn McLaughlin, « Cannibalism and Easter Island: Evaluation, Discussion of Probabilities, and Survey of the Literature on the Subject », Rapa Nui Journal, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Georges Guille-Escuret, « « Les antinomies des antipodes : À propos des expositions Kannibals et Vahinés » tenues au Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie, Paris, et à Chartres, Musée des Beaux-Arts, du 24 octobre 2001 au 18 février 2002. », Gradhiva : revue d'histoire et d'archives de l'anthropologie, vol. 32, no 1, , p. 118–119 (DOI 10.3406/gradh.2002.1711, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Daniel Pardon, « Udre Udre, l’homme qui en mangea 872 autres ! », sur TAHITI INFOS, les informations de Tahiti (consulté le )
- ↑ (en) Tracey Banivanua Mar, « Performing Cannibalism in the South Seas », dans Touring Pacific Cultures, ANU Press, (DOI 20.500.12657/31869, lire en ligne)
- ↑ (en) Tracey Banivanua-Mar, « Cannibalism and Colonialism: Charting Colonies and Frontiers in Nineteenth-Century Fiji », Comparative Studies in Society and History, vol. 52, no 2, , p. 255–281 (ISSN 0010-4175 et 1475-2999, DOI 10.1017/S0010417510000046, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « Surat Bay & Cannibal Bay », sur Catlins, New Zealand (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Enregistrements du colloque Traces, récits et représentations du cannibalisme en Océanie
- « Le cas des "fourchettes cannibales" des îles Fidji : le goût du frisson exotique », sur CASOAR
Documentaires
- [vidéo] « Extraits du film Cannibales et vahinés », Nouvelle-Calédonie la 1ère, , 4:5 min
- Cannibal Tours (en) [voir en ligne] (présentation en ligne)
- Portail de l’Océanie
- Portail de l’anthropologie
- Portail de l’histoire