Jean de La Baume

Jean de La Baume
Fonctions
Maréchal de France
Prévôt de Paris
-
Lieutenant général
Bresse
Chambellan
Titre de noblesse
Comte
à partir de
Biographie
Naissance
Lieu inconnu
Décès

Lieu inconnu
Activité
Militaire
Famille
Père
Mère
Constance Aleman (d)
Enfants
Jacques de La Baume (d)
Pierre de La Baume (d)
Jean II de La Baume (d)
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Distinctions
Blason

Jean Ier de La Baume, mort en 1435, est un aristocrate bourguignon et militaire au service des rois de France, des ducs de Bourgogne et des comtes de Savoie, à la charnière des XIVe et XVe siècles. Originaire de Bresse, il issu de la famille La Baume.

Biographie

Origines

Jean (Jehan) est le fils de Guillaume de La Baume, seigneur de L'Abergement et de Constantine Alleman, Dame d'Aubonne[1], fille d'Hugues Alleman, Seigneur de Valbonnais[2]. Certains auteurs, dont Rousset (1854), lui ont donné pour mère Clémence de la Palu, première épouse de Guillaume de La Baume[3].

Il appartient à une famille noble, les La Baume, originaires de la Bresse[1], vassaux des comtes palatins, puis des ducs de Bourgogne, ainsi que des comtes de Savoie.

Il épouse le à Genève, Jeanne de La Tour-Châtillon[1]Niedergesteln en Valais), dame d'Irlain (aujourd'hui Illens, Arconciel et Attalens au Canton de Fribourg).

Carrière

Jean de La Baume est encore mineur lorsque son père meurt aux siège de Carignan, et dès 1362, sa mère se remarie avec François II de Sassenage.[réf. nécessaire]

En 1379, il se fait connaitre au siège du château d'Ornacieux en Dauphiné[4].

En 1382, il accompagne Louis Ier d'Anjou-Valois dans sa tentative de conquête du royaume de Naples. Il reçoit de ce prince le titre de Comte de Sinopoli en Calabre, le [4].

En 1390, sous le duc d'Anjou, il commanda les troupes dans l'expédition du royaume des Deux-Siciles. En 1390, il accompagna à nouveau le duc d'Anjou dans sa deuxième expédition au royaume de Naples. Louis d'Orléans en 1404 , chevalier du Porc-Épic[5].

En 1404, il devient écuyer et échanson ordinaire du Jean sans Peur[3]. Il est également son conseiller et son chambellan[5],[6],[7].

En , il se trouve au nombre des nobles, menés par le maréchal Boniface de Challant, envoyés par le comte de Savoie afin d'apporter de l'aide au roi de France[8].

Il participe aux négociations, à Londres, afin de faire libérer le duc de Bourbon[5], Jean Ier de Bourbon.


En 1420, il apparait comme conseiller et Chambellan de Charles VI de France[9]. En , il est établi prévôt de Paris[6],[9]. En juillet 1421, il est nommé gouverneur de Paris par Henri V d'Angleterre. Il est élevé en à la dignité de maréchal de France par le roi d'Angleterre Henri V, régent du royaume de France[6].

Au cours du conflit opposant les Armagnacs aux Bourguignons, les La Baume suivant les comtes de Savoie prennent le parti des seconds[10],[11]. Aux cours de la dernière décennie 1410 et au début de la suvante, les Armagnacs prennent plusieurs places et villes bourguignonnes dont Tournus[10]. Jean de La Baume chargé de la défense de Mâcon repousse ses assaillants[10].

Fin de carrière et succession

Le , il conclut, en présence du duc de Savoie Amédée VII, avec ses frères une transaction dite de Bâgé qui fixe les règles de succession applicables au comté de Montrevel. Cette transaction stipule que le comté et les terres qui en dépendent seront transmises à l'aîné mâle de la famille et exclut les filles de cette succession[12].

En 1435, le duc de Savoie lui accorde le titre comte de Montrevel[6].

Jean de La Baume dicte son testament le [2] et meurt au cours de cette même année[5],[6]. La cérémonie se déroule dans la chapelle de Montrevel[5].

Son petit-fils, Claude, fils unique Jean II de la Baume, hérite[5] des « seigneuries de Vallefin, Montgefond, Bonrepos, Saint-Étienne-du-Bois, Saint-Étienne-surReyssouse, Foissia, Aigremont, Ormont, Irlains et Arc-en-Ciel, de la Roche-du-Vannel, Marigny, Bussy, Esté, Montriblod et Gordens, au comté de Sinople en Calabre »[3].

Il lègue des sommes aux chartreux de Montmerle, aux Franciscains de Bourg-en-Bresse[5].

Famille

Jean de La Baume épouse, en 1384, Jeanne de La Tour-Châtillon[1]. Ils ont :

Armoiries

Figure Blasonnement

D'or, à la bande vivrée d'azur. [14]

Notes et références

  1. 1 2 3 4 Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France (vol. 2), Société du Grand armorial de France, (lire en ligne [PDF]), p. 16, « De La Baume de Montrevel ».
  2. 1 2 3 4 5 6 Florence Du Châtelet et Cesse de La Baume, Tables généalogiques pour la maison de La Baume-Montrevel, Sans lieu, Comtesse de Montrevel, inconnu (lire en ligne).
  3. 1 2 3 Alphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté. t.I : Département du Jura, (lire en ligne [PDF]), « Valfin-sur-Valouse (39) ».
  4. 1 2 Jean Antoine Pithon-Curt, Histoire de la noblesse du Comté-Venaissin, d'Avignon, et de la principauté d'Orange, t. quatrième, Paris, Academie Royale de Musique, veuve De Lormel & Fils, imprimeur, (lire en ligne)
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Paul Cattin et Henri Plagne, Histoire des communes de l'Ain : La Bresse et le Revermont, vol. 2, Horvath, coll. « Grande encyclopédie de l'Ain », , 498 p. (ISBN 978-2-7171-0308-3), p. 235.
  6. 1 2 3 4 5 AD01, Quelques notions historiques.
  7. Bertrand Schnerb, « Bourgogne et Savoie au début du XVe siècle : évolution d'une alliance militaire », Publication du Centre européen d’études bourguignonnes, no 32, , p. 13-29.
  8. Roberto Biolzi, « Chapitre VI. Le principat d’Amédée VIII (1393-1439), un îlot de paix ? », dans Roberto Biolzi, « J’ay grand envie de veoir assaillir ». Guerre, guerriers et finances dans les États de Savoie à la fin du Moyen Âge (XIVe – XVe siècle), Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 362 p. (ISBN 978-2-7535-9360-2, lire en ligne), p. 99-114.
  9. 1 2 Archives départementales de l'Ain, Inventaire, Archives civiles, série=D et E (no 132) (lire en ligne), p. 44
  10. 1 2 3 Charles Dard, Jean Martin, Plottes, monographie historique : publiée sous le patronage de la Société des amis des arts et des sciences de Tournus, Mâcon, Impr. de Protat frères, , 108 p. (lire en ligne), p. 14.
  11. Marie-Thérèse Caron, « Vie et mort d'une grande dame : Jeanne de Chalon, comtesse de Tonnerre (vers 1388–vers 1450) », Francia, vol. 8, , p. 147-190 (lire en ligne [PDF]).
  12. Archives départementales de l'Ain, Inventaire, Archives de familles, série=E (no 132) (lire en ligne)
  13. Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne. t. V. S.-U., Société généalogique de l'Yonne, , p. 1779-1781, « Comtes de Tonnerre ».
  14. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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