Léproserie Saint-Lazare d'Herbet
La léproserie Saint-Lazare d'Herbet est une léproserie fondée à la fin du XIIe siècle par la comtesse G de Montferrand[1] à deux kilomètres au sud de l'ancienne ville médiévale de Montferrand, et active jusqu'au XVIIe siècle[2].

| Type |
Léproserie |
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| Département | |
| Commune |
| Coordonnées |
45° 46′ 41″ N, 3° 07′ 08″ E |
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La léproserie d'Herbet a pour singularité sa proximité directe avec le tribunal de la Purge[3], une juridiction royale unique, chargée de traiter les affaires liées aux lépreux, dont le siège se trouve à Montferrand.
Localisation
La léproserie se trouve sur l'actuelle commune de Clermont-Ferrand, du fait de l'union des villes de Clermont et Montferrand[4], au sud du quartier Herbet.
Originellement, ce lieu est choisi car stratégique; il est alors à l'extérieur des villes, permettant d'isoler les malades, mais est également à proximité des voies de transports, notamment vers le Sud et l'Est.
Historique
La date de fondation exacte de l'ensemble n'est pas connue, mais le testament de la comtesse G, daté de 1199, en fait déjà la mention[3], et peut donc être estimée à la fin du XIIe siècle.
Durant les premiers siècles de son existence, la léproserie d'Herbet accueille en son sein le tribunal de la Purge. Celle-ci est vraisemblablement modeste jusqu'au XIVe siècle. C'est à cette période que la Purge gagne en importance ; en 1349, une lettre du roi Philippe VI de Valois atteste de l'importance accordée au site[5], et la juridiction devient royale. Plus tard, en 1497, un nouveau lieu est construit, dédié au tribunal de la Purge, en plein Montferrand cette fois, appelé l'Auditoire de la Purge[4], qui sera utilisé jusqu'à la caducité de la juridiction éponyme au XVIIe siècle. Dès lors, la léproserie d'Herbet perd sa fonction de tribunal et est cantonnée à son rôle d'isolement et de soin des malades.
Notes et références
- ↑ (Picot 2010)
- ↑ https://www.archivesdepartementales.puy-de-dome.fr/n/hopitaux-et-maladreries-au-moyen-age-et-a-l-epoque-moderne/n:370
- 1 2 (Picot 2006)
- 1 2 (Picot 2012)
- ↑ « Lettre du roi Philippe ordonnant au bailli d'Auvergne de s'informer sur la demande des consuls de Montferrand tendant à utiliser le surplus des revenus de la maladrerie d'Herbet pour la distribution de l'aumône générale de l'ascension. 9 décembre 1349 (Texte contenant la mention de la peste noire de 1348 en Auvergne.) », sur Archives départementales du Puy-de-Dôme (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Alexandra Sobczak, « Clermont-Ferrand : la Léproserie d’Herbet menacée de démolition », sur La Gazette, (consulté le )
- Johan Picot, « Une chapelle de léproserie oubliée : Saint-Lazare d'Herbet, à Clermont-Ferrand », Revue de la Société française d'Histoire des Hôpitaux, no 152, , p. 17-23
- Johan Picot, « « La Purge » : une expertise juridico-médicale de la lèpre en Auvergne au Moyen Âge », Revue historique, vol. 662, no 2, , p. 292–321 (ISSN 0035-3264, DOI 10.3917/rhis.122.0292, lire en ligne, consulté le ).

- Johan Picot, « La construction des retraits de la léproserie d’Herbet près de Montferrand à la fin du XVe siècle », Bulletin Historique et Scientifique de l’Auvergne, vol. 110, nos 780-781, janvier-juin 2010, , p. 83-87 (ISSN 1153-2599).

- Johan Picot, A l'ombre des léproseries : la condition lépreuse en Auvergne d'après l'étude du tribunal de la purge de Montferrand (Mémoire de Master 2), Clermont-Ferrand, [Université de Clermont-Ferrand 2], .

- Albert Ilpide, « La lèpre en Auvergne au Moyen Age et la léproserie d'Herbet à Montferrand », Revue d’Auvergne, no 76, , p. 94 (ISSN 0035-1008)
- Albert Ilpide, La lèpre en Auvergne : la léproserie d'Herbet (Diplôme d’études supérieures d’histoire médiévale), Clermont-Ferrand, , 131 p.
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