Mohamadou Djibrilla Maïga
| Mohamadou Djibrilla Maïga | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller de la République | |
| – (1 an, 10 mois et 3 jours) |
|
| Élection | 13 janvier 1947 |
| Circonscription | Niger (2e collège) |
| Groupe politique | Communiste (apparenté, 1947) Union républicaine et résistante pour l’Union française (1947-1948) |
| Prédécesseur | Création du siège |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Colman (Haut-Sénégal-et-Niger, Afrique-Occidentale française) |
| Date de décès | (à 67 ans) |
| Lieu de décès | 14e arrondissement de Paris (France) |
| Parti politique | Parti progressiste nigérien (jusqu’en 1950) Union des Nigériens indépendants et sympathisants (1952-1954) |
Mohamadou Djibrilla Maïga, né le à Colman[a], dans la colonie de Haut-Sénégal-et-Niger (Afrique-Occidentale française) et mort le dans le 14e arrondissement de Paris (France), est un homme politique français et nigérien.
Biographie
Éléments personnels et carrière professionnelle
Mohamadou Djibrilla Maïga naît le à Colman[b], dans la colonie de Haut-Sénégal-et-Niger[c], en Afrique-Occidentale française[2],[3].
Titulaire d’un diplôme de fin d’études primaires supérieures, il est employé en tant que commis de services administratifs. En 1960, il est commandant du comté de Magaria[2].
Carrière politique
Proche des communistes, Mohamadou Djibrilla Maïga se présente aux élections au Conseil de la République le pour le siège réservé au territoire d’outre-mer du Niger. Sous l’étiquette du Parti progressiste nigérien-Rassemblement démocratique africain (PPN-RDA), il est élu conseiller de la République. Toutefois, il perd le scrutin du , battu par Oumar Bâ[2],[3].
Alors qu’il est promu à la vice-présidence du PPN-RDA en 1949, il quitte le parti l’année suivante, le Rassemblement démocratique africain (RDA) ayant décidé de se dissocier du Parti communiste français (PCF)[2].
Il adhère en 1952 à l’Union des Nigériens indépendants et sympathisants (UNIS) mais en est exclu en 1954[2].
Activité parlementaire
À la suite de son élection le par le deuxième collège du territoire du Niger, Mohamadou Djibrilla Maïga est admis au Conseil de la République le suivant[D 1].
Politiquement, il s’affilie au groupe communiste comme apparenté le . Quelques semaines plus tard, le , il est l’un des membres fondateurs du groupe d’union républicaine et résistante pour l’Union française (apparenté au groupe communiste le lendemain). Cette affiliation est conservée au [α],[β],[γ],[δ].
Le , Mohamadou Djibrilla Maïga est nommé au sein de la commission de la France d’outre-mer et de celle des moyens de communication et des transports. Il est reconduit dans celles-ci le [D 2],[D 3],[2].
Résultats électoraux
Conseil de la République
| Élection | Parti | Modalités électorales | Résultats | Issue | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Territoire | Corps | Voix | % | Rang | ||||
| [D 1] | Parti progressiste nigérien[d] | Niger | 2e collège | 12 | 60,00 | 1er | Élu | |
| [D 4] | 2e section | 2 | 11,11 | 2e | Battu | |||
Notes et références
Notes
- ↑ Village dénommé Kolmane au XXIe siècle, chef-lieu de la commune de Gorouol, au Niger.
- ↑ Les auteurs des Pouvoirs locaux au Niger le présentent comme originaire de Gorouol[1].
- ↑ Le Dictionnaire des parlementaires français et les éléments biographiques publiés sur le site du Sénat indiquent une naissance au Niger, colonie officialisée en 1922[2],[3].
- ↑ Selon les éléments biographiques relatifs aux personnalités de la Cinquième République publiés sur le site du Sénat, Mohamadou Djibrilla Maïga se présente sous l’étiquette du Parti progressiste nigérien-Rassemblement démocratique africain (PPN-RDA) aux élections de 1947 et de 1948. Ils indiquent également qu’il porte les couleurs de l’union républicaine et résistante à celles de 1948[3].
Sources
- Série « Lois et décrets » du Journal officiel de la République française
- ↑ « Listes électorales des membres des groupes politiques remises au Président du conseil de la République le , en exécution de l’article 16 du règlement, et rectifiées à la date de ce jour », Journal officiel de la République française, « Informations parlementaires », vol. « Lois et décrets », no 20, , p. 960 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Modification aux listes des membres des groupes politiques », Journal officiel de la République française, « Informations parlementaires », vol. « Lois et décrets », no 66, 17 et 18 mars 1947, p. 2557 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Listes des membres des groupes politiques », Journal officiel de la République française, « Informations parlementaires », vol. « Lois et décrets », no 67, , p. 2599 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Listes électorales des membres des groupes politiques remises au président du Conseil de la République le , en exécution de l’article 16 du règlement », Journal officiel de la République française, « Informations parlementaires », vol. « Lois et décrets », no 12, , p. 450 (lire en ligne, consulté le ).
- Série « Débats parlementaires » du Journal officiel de la République française
- 1 2 « Examen des pouvoirs », Journal officiel de la République française, « Conseil de la République », vol. « Débats parlementaires », no 7, , p. 48 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
- ↑ « 3. — Nomination des commissions générales », Journal officiel de la République française, conseil de la République, vol. « Débats parlementaires », no 4, , p. 13-15 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
- ↑ « 11. — Nomination des commissions générales », Journal officiel de la République française, « Conseil de la République », vol. « Débats parlementaires », no 5, , p. 103-104 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
- ↑ « Examen des pouvoirs », Journal officiel de la République française, « Conseil de la République », vol. « Débats parlementaires », no 100, , p. 3513 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
Références
- ↑ Jean-Pierre Olivier de Sardan (dir.) et Mahaman Tidjani Alou (dir.), Les Pouvoirs locaux au Niger, t. 1 : À la veille de la décolonisation, Dakar et Paris, Codesria et Karhala, coll. « Voix d’Afrique », , 379 p. (ISBN 978-2-86978-308-9), p. 87.
- 1 2 3 4 5 6 7 Dictionnaire des parlementaires français, tome cinq, 2005, « Maïga (Mohamadou Djibrilla) », p. 252-253 [lire en ligne (page consultée le 20 juin 2025)].
- 1 2 3 4 « Maïga (Mohamadou Djibrilla) », Biographies : Ve République, direction de la bibliothèque et des archives du Sénat, (lire en ligne).
Annexes
Bibliographie
- Dictionnaire des parlementaires français : notices biographiques sur les parlementaires français de 1940 à 1958, t. 5, Paris, La Documentation française, , 567 p. (ISBN 2-11-005990-7).
Articles connexes
Lien externe
- Ressource relative à la vie publique :
- Portail de la politique
- Portail du Niger
- Portail de la France