Monument à la gloire de l'expansion coloniale française
| Artiste | |
|---|---|
| Date | |
| Type | |
| Format |
Démonté en cinq fragments |
| Localisation | |
| Coordonnées |
48° 50′ 05″ N, 2° 28′ 07″ E |

Le monument à la gloire de l'expansion coloniale française (ou à la plus grande France[1]) est un groupe statuaire réalisé par Jean-Baptiste Belloc en . En , ses cinq morceaux sont exposés dans le jardin tropical de Paris, en France.
Description
Le monument à la gloire de l'expansion coloniale française est exposé dans le jardin tropical, un espace vert implanté à l'extrémité orientale du bois de Vincennes, près de Nogent-sur-Marne. Le monument est démonté et ses cinq parties sont entreposées à même le sol, sur la végétation, près de l'entrée.
Il s'agit d'un groupe statuaire allégorique en pierre, dont les éléments disposés en arc de cercle représentent :
- la République, sous les traits d'une femme assise ;
- un coq gaulois surmontant un globe terrestre ;
- une femme antillaise ;
- une femme africaine ;
- une femme asiatique.
Les statues sont assez dégradées : plusieurs éléments sont brisés.
À l'origine, un socle portait l'inscription « À la gloire de l'expansion coloniale française sous la IIIe République ».
Historique

L'œuvre tire son origine d'une souscription lancée en par le journal La Dépêche coloniale illustrée[2] afin d'ériger à Paris un monument dédié à l'empire colonial français et conçu par Jean-Baptiste Belloc, sculpteur officiel du ministère des Colonies[3]. Le projet n'aboutit pas, mais il est relancé par la même revue en [4]. Belloc entreprend alors la réalisation du monument, dans une forme légèrement simplifiée[3].
En , une subvention de 15 000 francs est accordée pour son érection[1]. Belloc meurt en et un autre sculpteur achève l'œuvre, qui est finalement inaugurée dans le jardin colonial (actuel jardin tropical de Paris) en .
À la suite de l'exposition coloniale de , le monument est déplacé à la porte Dorée, face au musée des colonies, et inauguré le [3]. Il est par la suite à nouveau déplacé pour laisser place au monument à la mission Marchand et échoue sur l'esplanade du château de Vincennes.
En , le monument est démonté et retourne au jardin tropical, où ses différents morceaux sont dispersés. Ils sont regroupés dans un coin à une date ultérieure.
Notes et références
- 1 2 « Monument à la gloire de l'expansion coloniale française ou à la plus grande France », notice no AR459394, base Arcade, ministère français de la Culture.
- ↑ Eugène Étienne et Jules Tanet, « Le monument “à la gloire de l'expansion coloniale française” », La Dépêche coloniale illustrée, vol. 9, no 11, , p. 153–154 (lire en ligne).
- 1 2 3 Aldrich 2006, p. 5–6.
- ↑ « Monument à la gloire de l'expansion coloniale sous la Troisième République », La Dépêche coloniale illustrée, vol. 13, no 1, , p. 15–16 (lire en ligne).
Voir aussi
Bibliographie
- Robert Aldrich (en), « Colonies et commémoration », Outre-mers, vol. 93, nos 350–351 « Sites et moments de mémoire », , p. 5–26 (lire en ligne).
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Portail de la sculpture
- Portail du monde colonial
- Portail de Paris