Paul Escudier

Paul Escudier
Portrait photographique de Marmand.
Fonctions
Député de la Seine
-
Président
Union des sociétés françaises de sports athlétiques
-
Léon Duvignau de Lanneau (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Paul Joseph Escudier
Nationalité
Française
Formation
Activité
Conjoint
Louise Lefevre (d)
Autres informations
Parti politique
Archives conservées par
Blason

Paul Escudier, né le à Paris 5e et mort le à Paris 9e, est un homme politique français.

Biographie

Paul Escudier étudie à l'École libre des sciences politiques. Docteur en droit[2], il commence sa carrière comme avocat à Paris, il devient conseiller municipal de Paris en 1893, et conseil qu'il préside du (élu à 43 voix contre 36)[3] à 1903. En , il prend la défense d'Eugénie Buffet dont le cabaret La Purée est la cible de pressions du préfet de police Louis Lépine[4]. En 1909, il fait partie des conseillers de Paris qui mènent un vote de défiance sur le dossier Ferrer[a] menant le conseil à sa démission[5]. Il démissionne du conseil de Paris en 1911[5].

Il est député de la Seine du jusqu'à sa mort, inscrit chez les Républicains progressistes, puis à l’Union républicaine et démocratique[6], le groupe parlementaire de la Fédération républicaine[7].

En , il appuie Maurice Barrès pour la création de l'insigne des blessés militaires[8]. En , il est nommé membre du comité directeur de la Ligue des patriotes présidée par Maurice Barrès[9].

Il est l’auteur du rapport à l'origine de la création de l'institut médico-légal de Paris[10]. Ayant proposé la place du Théâtre-Français pour l’érection de la statue d’Alfred de Musset[b], le sculpteur Antonin Mercié l’a choisi comme modèle[11].

Mort d’une bronchite aiguë[6], il repose au cimetière du Montparnasse[12].

Notes et références

Notes

  1. Renommer une rue de Paris en son honneur à la suite de son exécution en Espagne.
  2. Déplacée au parc Monceau, en 1981.

Références

  1. « https://archives.yvelines.fr/rechercher/archives-en-ligne/correspondances-du-musee-departemental-maurice-denis/correspondances-du-musee-maurice-denis », sous le nom ESCUDIER Paul (consulté le )
  2. Qui êtes-vous ? : Annuaire des contemporains ; notices biographiques, t. 3, Charles Delagrave, , 3 vol. 18-23 cm (OCLC 1066796931, lire en ligne), p. 273.
  3. « Dépêches au Conseil municipal de Paris », sur Rosalis.bibliotheque.toulouse.fr,
  4. Eugénie Buffet et Maurice Hamel (éd.), Ma vie, mes amours, mes aventures : confidences recueillies, Paris, E. Figuière, , [7]-223, in-16 (OCLC 10494414, lire en ligne), chap. 9, p. 104.
  5. 1 2 Yvan Combeau, « Crise et changement de majorité au Conseil municipal de Paris (octobre-novembre 1909) », Revue d'histoire moderne et contemporaine, t. 45, no 2, , p. 357-379 (ISSN 2419-6622, lire en ligne).
  6. 1 2 « Mort de M. Paul Escudier député de Paris », Excelsior, Paris, vol. 22, no 7624, , p. 2 (ISSN 2513-7697, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  7. « Paul Escudier », sur Assemblee-nationale.fr
  8. « Historique insigne des blessés de guerre », sur France-phaleristique.com
  9. F. Dumas-Vorzet, « A la L. D. P. : Maurice Barrès prononce un discours programme à l’Assemblée Générale », La Presse, Paris, vol. 86, no 5340, , f2 (ISSN 2420-4218, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  10. Annales de la Chambre des députés : documents parlementaires, t. 81, Impr. du Journal officiel, (lire en ligne), partie 1, p. 199.
  11. « Effigie », Paris-soir, Paris, vol. 9, no 2945, , p. 2 (ISSN 1256-0421, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  12. « Obsèques de M. Paul Escudier », Le Petit Parisien, Paris, vol. 56, no 19966, , p. 2 (ISSN 0999-2707, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).

Liens externes

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