Paul Escudier

| Député de la Seine | |
|---|---|
| - | |
| Président Union des sociétés françaises de sports athlétiques | |
| - | |
Léon Duvignau de Lanneau (d) |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 73 ans) Rue Moncey (9e arrondissement de Paris) |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Paul Joseph Escudier |
| Nationalité |
Française |
| Formation | |
| Activité | |
| Conjoint |
Louise Lefevre (d) |
| Parti politique | |
|---|---|
| Archives conservées par |
Archives départementales des Yvelines (166J, Ms 3779-3783, 5s, -)[1] |

Paul Escudier, né le à Paris 5e et mort le à Paris 9e, est un homme politique français.
Biographie
Paul Escudier étudie à l'École libre des sciences politiques. Docteur en droit[2], il commence sa carrière comme avocat à Paris, il devient conseiller municipal de Paris en 1893, et conseil qu'il préside du (élu à 43 voix contre 36)[3] à 1903. En , il prend la défense d'Eugénie Buffet dont le cabaret La Purée est la cible de pressions du préfet de police Louis Lépine[4]. En 1909, il fait partie des conseillers de Paris qui mènent un vote de défiance sur le dossier Ferrer[a] menant le conseil à sa démission[5]. Il démissionne du conseil de Paris en 1911[5].
Il est député de la Seine du jusqu'à sa mort, inscrit chez les Républicains progressistes, puis à l’Union républicaine et démocratique[6], le groupe parlementaire de la Fédération républicaine[7].
En , il appuie Maurice Barrès pour la création de l'insigne des blessés militaires[8]. En , il est nommé membre du comité directeur de la Ligue des patriotes présidée par Maurice Barrès[9].
Il est l’auteur du rapport à l'origine de la création de l'institut médico-légal de Paris[10]. Ayant proposé la place du Théâtre-Français pour l’érection de la statue d’Alfred de Musset[b], le sculpteur Antonin Mercié l’a choisi comme modèle[11].
Mort d’une bronchite aiguë[6], il repose au cimetière du Montparnasse[12].
Notes et références
Notes
- ↑ Renommer une rue de Paris en son honneur à la suite de son exécution en Espagne.
- ↑ Déplacée au parc Monceau, en 1981.
Références
- ↑ « https://archives.yvelines.fr/rechercher/archives-en-ligne/correspondances-du-musee-departemental-maurice-denis/correspondances-du-musee-maurice-denis », sous le nom ESCUDIER Paul (consulté le )
- ↑ Qui êtes-vous ? : Annuaire des contemporains ; notices biographiques, t. 3, Charles Delagrave, , 3 vol. 18-23 cm (OCLC 1066796931, lire en ligne), p. 273.
- ↑ « Dépêches au Conseil municipal de Paris », sur Rosalis.bibliotheque.toulouse.fr,
- ↑ Eugénie Buffet et Maurice Hamel (éd.), Ma vie, mes amours, mes aventures : confidences recueillies, Paris, E. Figuière, , [7]-223, in-16 (OCLC 10494414, lire en ligne), chap. 9, p. 104.
- 1 2 Yvan Combeau, « Crise et changement de majorité au Conseil municipal de Paris (octobre-novembre 1909) », Revue d'histoire moderne et contemporaine, t. 45, no 2, , p. 357-379 (ISSN 2419-6622, lire en ligne).
- 1 2 « Mort de M. Paul Escudier député de Paris », Excelsior, Paris, vol. 22, no 7624, , p. 2 (ISSN 2513-7697, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
- ↑ « Paul Escudier », sur Assemblee-nationale.fr
- ↑ « Historique insigne des blessés de guerre », sur France-phaleristique.com
- ↑ F. Dumas-Vorzet, « A la L. D. P. : Maurice Barrès prononce un discours programme à l’Assemblée Générale », La Presse, Paris, vol. 86, no 5340, , f2 (ISSN 2420-4218, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
- ↑ Annales de la Chambre des députés : documents parlementaires, t. 81, Impr. du Journal officiel, (lire en ligne), partie 1, p. 199.
- ↑ « Effigie », Paris-soir, Paris, vol. 9, no 2945, , p. 2 (ISSN 1256-0421, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
- ↑ « Obsèques de M. Paul Escudier », Le Petit Parisien, Paris, vol. 56, no 19966, , p. 2 (ISSN 0999-2707, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
Liens externes
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