Pierre Dubois (homme politique, 1938)

| Conseiller d'État de Neuchâtel | |
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| Député au Grand Conseil du canton de Neuchâtel | |
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| Décès |
(à 86 ans) |
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Pierre Dubois, né le à Peseux (canton de Neuchâtel) et mort le 8 juin 2025 à Neuchâtel (canton de Neuchâtel)[1], est une personnalité politique suisse, membre du Parti socialiste.
Biographie
Pierre Dubois naît le à Peseux. Il effectue sa scolarité obligatoire à Peseux et à Neuchâtel et obtient une maturité commerciale à l'École supérieure de commerce de Neuchâtel[2]. Il étudie ensuite les sciences économiques à l'Université de Neuchâtel, puis enseigne dès 1966 l'économie à l'École supérieure de commerce[2].
D'abord socialiste[réf. nécessaire], il fait partie de la Nouvelle Gauche socialiste de 1958 à 1962 puis retourne au Parti socialiste[2],[3]. De 1968 à 1980, il siège au Conseil général de la ville de Neuchâtel et y préside le groupe socialiste de 1972 à 1975[2]. De 1975 à 1980, il est président du Parti socialiste de la ville de Neuchâtel[2].
En 1973, il est élu au Grand Conseil du canton de Neuchâtel et y reste jusqu'en 1980[2]. Il siège dans les commissions financière et juridique[2]. Il préside également une commission spéciale chargée d'étudier le problème des syndicats intercommunaux[2].
En 1980, il est élu au Conseil d'État comme remplaçant de René Meylan à l'occasion d'une élection complémentaire tacite[4]. Réélu à quatre reprises, il conserve ce mandat pendant 17 ans, jusqu'au printemps 1997[4]. Il est chef des départements de l'Économie publique pendant ces dix-sept ans et, en plus, de la Justice jusqu'en 1993[4]. À quatre reprises également, il est président du Conseil d'État (1982–1983, 1987-1988, 1991-1992, 1995-1996)[5]. Il est candidat malheureux au Conseil des États en 1991, les deux candidats des partis de droit, Thierry Béguin et Jean Cavadini, étant élus au premier tour de scrutin[6]. En 1983, il est président du gouvernement au moment de la visite d'État du président François Mitterrand qui s'est rendu à Neuchâtel[7].
Comme chef du département de l'Économie, il doit faire face à de lourdes restructurations, marquées notamment par la disparition des entreprises Favag à Neuchâtel, Dubied à Couvet, câbleries de Cortaillod et fours Borel à Peseux. Il crée une structure de promotion économique qui parvient à attirer de nouvelles entreprises[8]. Président de l'Interprofession du Gruyère jusqu'en 2011, il s'est battu pour obtenir l'appellation d'origine contrôlée (AOC).
Grand amateur de football, il est un supporter du FC Xamax[8].
Pierre Dubois meurt dans sa maison à Neuchâtel (canton de Neuchâtel)[2]le 8 juin 2025 à l'âge de 86 ans.
Notes et références
- ↑ « Neuchâtel: décès de l’ancien conseiller d’État Pierre Dubois », Le Matin, (ISSN 1018-3736, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « M. Pierre Dubois a été assermenté », L'Impartial, , p. 7 (lire en ligne)
- ↑ « Nouvelle Gauche en débat », L'Express, , p. 4 (lire en ligne)
- 1 2 3 « Pierre Dubois "Je cède la place" », L'Impartial, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ Ax. B., « C'est Pierre Dubois », L'Express, , p. 12 (lire en ligne)
- ↑ Mario Sessa, « La discipline de vote a payé », L'Impartial, , p. 22 (lire en ligne)
- ↑ Daniel Droz, « Un "roi de France" à Neuchâtel », L'Impartial, , p. 3 (lire en ligne)
- 1 2 Jean-Jacques Charrère, « Le conseiller d'État neuchâtelois Pierre Dubois démissionne », Journal de Genève, , p. 19 (lire en ligne)
Liens externes
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