Groupement autonome d'artillerie coloniale de la Corse
| Groupement autonome d'artillerie coloniale de la Corse | |
La carte de la Corse, symbole de l'insigne de l'unité. | |
| Création | 1937 |
|---|---|
| Dissolution | 1939 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | groupement d'artillerie |
| Rôle | appui feu |
| Garnison | Corse |
| Ancienne dénomination | Groupe autonome d'artillerie coloniale de la Corse |
Le groupement autonome d'artillerie coloniale de la Corse (GAACC) est une unité de l'Armée française stationnée en Corse à la fin des années 1930.
Création et différentes dénominations
- avril 1937 : création du groupe autonome d'artillerie coloniale de la Corse (GAACC) par changement d’appellation du IIIe groupe du 2e régiment d'artillerie coloniale[1]
- mars 1938 : devient groupement autonome d'artillerie coloniale de la Corse (GAACC)[1] après renfort du VIe groupe du 2e régiment d'artillerie coloniale[2]
- avril 1939 : renommé régiment d'artillerie coloniale de la Corse (RACC)[1],[2]
- : devient XIe groupe du 2e régiment d'artillerie coloniale[1],[2]
Historique
Le groupe autonome d'artillerie coloniale de la Corse est formé en avril 1937[3] par changement d’appellation du IIIe groupe du 2e régiment d'artillerie coloniale (III/2e RAC)[1], renforcé du groupe du 94e régiment d'artillerie de montagne en garnison à Bastia depuis 1924. Le nouveau groupe a une batterie en position à Bonifacio[3].
En mars 1938, l'ancien III/2e RAC et le VI/2e RAC fusionnent et forment le groupement autonome d'artillerie coloniale de la Corse, en garnison à Bastia, Ajaccio, Corte et Bonifacio (ou Sartène selon les sources[2],[4]). En temps de paix, le groupement est subordonné à l'artillerie de la 2e division d'infanterie coloniale[4].
En avril 1939, le GAACC est renommé régiment d'artillerie coloniale de la Corse (RACC)[1],[2]. Certaines sources ne mentionnent pas cette transformation[3],[4] et notent que le GAACC doit être dissous le pour former un futur 9e régiment d'artillerie coloniale[4] (cette création n'aura pas lieu[5]).
Le , lorsque que la mobilisation française est déclenchée, l'unité est renommée XIe groupe du 2e régiment d'artillerie coloniale[1],[2], puis 92e régiment d'artillerie de montagne[3].
Insigne
L'insigne du GAACC, fabriqué par Drago, est constitué par une carte de la Corse où les lieux d'implantation des batteries sont indiquées par des points rouges[1],[6].
Notes et références
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Henri Vaudable, Histoire des troupes de marine, à travers leurs insignes: Des origines à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Service historique de l'Armée de terre, (ISBN 978-2-86323-092-3, lire en ligne), p. 21
- 1 2 3 4 5 6 Jean-Jacques Marquet et Richard Villeminey, Insignes et historiques des formations de l'Artillerie Coloniale et de Marine,
- 1 2 3 4 Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 5 : Tous les ouvrages du Sud-Est, victoire dans les Alpes, la Corse, la ligne Mareth, la reconquête, le destin, Paris, Histoire & Collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2), , 182 p. (ISBN 978-2-35250-127-5, lire en ligne), p. 86-88
- 1 2 3 4 Charles Deschenes, « Les troupes coloniales dans la bataille de France (mai - juin 1940) », L'Ancre d'Or, , p. 27-36 (lire en ligne)
- ↑ Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est, Paris, Histoire et Collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2), , 222 p. (ISBN 2-908182-97-1), p. 203
- ↑ Luc Binet, « Corsica – Corse: Symboles insulaires », Revue historique des Armées, vol. n° 283, no 2, , p. 124–128 (ISSN 0035-3299, DOI 10.3917/rha.283.0124, lire en ligne, consulté le )
Articles connexes
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