Robert Mendoze

Robert Mendoze
Robert Mendoze, autoportrait en 1993.
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Toulon
Nom de naissance
Robert Louis Mendoze
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Mouvement

Robert Mendoze, né à Toulon le et mort dans la même ville le [1], est un peintre français.

Biographie

Robert Louis Mendoze est le fils de Denis Mendoze, employé des chemins de fer PLM, et de Jeanne Fargues, tous deux originaires de Toulon[2]. Il est le frère aîné de Christian Mendoze. En 1962, il épouse Jeanine Dumas, originaire de l’Allier, dont il a un fils Christophe Mendoze.

Il manifeste très tôt de réelles aptitudes pour le dessin et à l’âge de quinze ans il intègre l’École des beaux-arts de Toulon. De 1945 à 1950, il y est l’élève d’Eugène Baboulène et d’Henri Pertus. Il se passionne pour Paul Guigou et Vincent van Gogh. En 1950, avec des camarades de l’École des beaux-arts dont Pierre Anfosso, Jacques Burois, Monique Ducreux et Gilbert Louage, il fonde le Groupe 50 qui rassemble de jeunes peintres toulonnais ayant la passion du figuratif. Pendant quinze ans, ce groupe éphémère leur permet de se faire connaître lors de salons ou d’expositions collectives, d’abord au musée d'Art de Toulon puis partout en France[3],[4].

De 1955 à 1965, Robert Mendoze est sélectionné pour le prix du Rotary International lors du cinquantenaire à Menton, le prix de la jeune peinture méditerranéenne à Nice[5], le prix du Provençal au Festival d’Avignon, le prix de la ville de Toulon au Festival de Toulon, le prix Othon-Friesz à Paris et le prix Fénéon à Paris[6].

À Nice, il est remarqué par le marchand d’art Dezso Kellermann qui commence à lui acheter des toiles, ce que continue ensuite Michel Kellermann après avoir succédé à son père. En 1966, ses œuvres sont exposées à la galerie Armand Drouant à Paris. Il résiste néanmoins à la tentation de la capitale et préfère vivre à la campagne pour être près de la nature et peindre sur le motif[7].

Après son mariage, il s’établit à Sainte-Anastasie-sur-Issole où il participe activement à la vie culturelle[8],[9]. Représentant de l’école toulonnaise[Note 1], il se revendique figuratif et paysagiste. Il peint la campagne varoise en toutes saisons et appartient au Groupe des imagiers provençaux[Note 2]. Il s’intéresse aussi à l’Allier, pays de sa femme, la Bretagne et la Normandie dont la lumière égale pour lui celle de sa terre natale, sans oublier les ports de l’aire toulonnaise[10]. Ses paysages et ses marines sont en continuelle ouverture ; il fait tenir d’immenses espaces sur des fonds de boîtes à cigares. Il donne la première place au travail sur la matière des broussailles, des roches, des feuillages, des pétales de ses fleurs préférées, roses, tournesols, iris. Il offre un au-delà du paysage, sans message ni grandiloquence, grâce à un art qui ne se soucie pas d’imiter la nature mais essaie de faire comme elle[11].

En 1970, le marchand d’art anglais Robert Perham s’intéresse à lui et présente ses toiles aux États-Unis ; cette collaboration dure une vingtaine d’années[7]. En 1990, la designeuse américaine Marie Warren ouvre une galerie à Atlanta pour présenter ses œuvres et devient son agent exclusif pour les États-Unis[12],[Note 3]. Reconnu à l’étranger comme peintre postimpressionniste, ses toiles sont exposées à Atlanta, Genève, Londres, Mannheim, Monaco, Montréal, New-York et Osaka[13].

En 1980, tout en demeurant à Sainte-Anastasie-sur-Issole, il devient professeur de peinture à l’École municipale des beaux-arts de La Seyne-sur-Mer. Il apprend à ses élèves qu’« on peut très bien, à notre époque encore, peindre des arbres, des fleurs, tout ce qui vit autour de nous et qui est bougrement intéressant ». Ses choix portent sur le prosaïsme du sujet, la simplicité de l’objet représenté et la puissance de l’émotion qui s’en dégage[14].

Après son décès, grâce à son fils Christophe Mendoze qui conserve une partie de ses œuvres[Note 4], de nombreuses expositions posthumes sont organisées dans la région toulonnaise[15],[16],[17].

Notes et références

Notes

  1. Vincent Courdouan est considéré comme le chef de file de l’école toulonnaise de peinture.
  2. Les Imagiers Provençaux est un groupe de peintres de la région toulonnaise, fondé en 1935 par Henri Pertus et André Filippi.
  3. Marie Warren et Robert Mendoze gardent des liens amicaux jusqu’à la fin de leurs vies. Ils décèdent tous deux la même année, en 2014.
  4. Christophe Mendoze estime que son père a réalisé environ 1500 toiles, vendues principalement à l’étranger, et il a réussi à en conserver près de 450.

Références

  1. Acte de décès numéro 1028 / 2014 délivré par la mairie de Toulon.
  2. Acte de naissance numéro 1316 / 1930 délivré par la mairie de Toulon.
  3. Le Groupe 50 : la deuxième école toulonnaise, catalogue d’exposition, 2019, sur www.saintcyrsurmer.fr
  4. Dominique Sampiéri, Gilbert Louage, un artiste hors norme (1930-1975) sur www.histpat-laseyne.net
  5. Dix ans de jeune peinture méditerranéenne, Éditions de l’Union méditerranéenne pour l’art moderne, 1960.
  6. Lauréats du Prix artistique Fénéon sur www.sorbonne.fr
  7. 1 2 Association Robert Mendoze et son œuvre, compte officiel contrôlé par son fils Christophe Mendoze sur www.facebook.com
  8. Sainte-Anastasie, Bulletin municipal numéro 48, juillet 1993.
  9. Sainte-Anastasie, Bulletin municipal numéro 94, octobre 1997.
  10. Valérie Pala, Robert Mendoze : de Toulon au reste du monde, Var-Matin, 30 mars 2016.
  11. À la mémoire du peintre Robert Mendoze, La Marseillaise, 5 juin 2014.
  12. (en) « Marie Bazemore Warren obituary » (nécrologie), The Atlanta Journal-Constitution, (lire en ligne).
  13. Robert Mendoze : autour des œuvres sur papier, TV83.info, 3 avril 2017.
  14. Robert Mendoze, maître du figuratif, L’Humanité, 13 juin 2014.
  15. Les regards intérieurs de Robert Mendoze au Carré du Port, Var-Matin, 26 juin 2018.
  16. Robert Mendoze sur le site www.ollioules.fr
  17. Robert Mendoze sur le site www.citedesarts.net

Voir aussi

Bibliographie

  • Encyclopédie générale des beaux-arts au XIXe et XXe siècles : peintres, sculpteurs, graveurs, architectes, décorateurs, etc, Éditions Pierre Cailler, 1962.
  • Jean George, Robert Mendoze, Préface de Michel Kellermann, Éditions Fus Art, 1994.
  • Michel Gaudet, L’art sous toutes ses formes, Éditions Fus Art, 1996.
  • André Alauzen di Genova, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence, Alpes, Côte d’Azur, Éditions Laffitte, 2006.

Liens externes

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