Samuel Rakotondrabe

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| Décès |
(à 46 ans) Madagascar |
| Sépulture |
Anjeva Gara (en) |
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| Activité |
Samuel Rakotondrabe, né en 1901 à Soavina (Imerina)[1] et mort fusillé le [2], est un militant nationaliste et homme d'affaires malgache.
Biographie
Fils de pasteur, Samuel Rakotondrabe entre dans le commerce, la transformation du tabac (tabac à chiquer), les transports, l'immobilier et la collecte des produits ruraux : de 1940 à 1947, il est propriétaire de l'usine Bateravola située à Antanimena, et qui devient le premier groupe entrepreneurial malgache, et entre alors en concurrence avec de nombreuses compagnies coloniales[3].
Samuel Rakotondrabe adhère en février 1946 au MDRM (Mouvement démocratique de la rénovation malgache). Il milite et contribue financièrement au J.I.N.A., le mouvement clandestin des jeunesses nationalistes œuvrant à l'indépendance de Madagascar. À la suite de l'insurrection qui embrase Madagascar en mars 1947 et dont il était le commandant, il est arrêté le suivant, jugé à Fianarantsoa par un tribunal militaire français et condamné à mort : il est fusillé le . Le gouvernement colonial français confisqua tous ses biens[4],[5].
Le 16 décembre 1950, André Wurmser dénonce dans la presse française cette exécution qu'il considère commue unique dans les annales de la justice : elle était intervenue trois jours avant l'ouverture du procès des parlementaires malgaches[6].
Hommages
En , une rue d'Antanimena a été nommée en son honneur.
Références
- ↑ "L'insurrection malgache de 1947" par Jacques Tronchon
- ↑ Samuel Rakotondrabe
- ↑ Maminirina Rado, « Les hommes de l'ombre », in: Midi Magadasikara, 26 février 2024.
- ↑ [PDF] madarevues.recherches.gov.mg
- ↑ lemonde.fr
- ↑ André Wurmser, « Les camps de la mort lente. Une affaire Dreyfus à l'échelle d'un peuple », in: Ce Soir, Paris, 16 décembre 1950, p. 1, 6.
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