Les jours complémentaires, parfois appelés sans-culottides, sont des jours ajoutés au calendrier républicain, qui ne compte que 360 jours réguliers, afin d'atteindre le nombre de 365 ¼ jours, qui correspond à la durée de l'année solaire. Ils sont au nombre de cinq, six les années bissextiles.
Principe
Le calendrier républicain se divise en décades de dix jours —qui remplacent les semaines— au nombre de 3 par mois. Ces 12 mois de 30 jours donnent un total de 360 jours seulement, alors que l'année solaire (période de révolution de la Terre autour du Soleil, proche de l'année tropique) en fait 365. Pour remédier au problème, il est décidé d'ajouter 5 jours supplémentaires à l'année, 6 les années bissextiles[1].
Ces jours complémentaires sont placés après le dernier mois de l'année, fructidor[2], afin de faire correspondre le jour de l'an avec le passage de l'équinoxe d'automne au méridien de Paris. Ces 5 ou 6 jours sont chômés.
Nom des jours complémentaires
Initialement nommés sans-culottides (par référence aux sans-culottes) par le décret du 4 frimairean II, les jours ajoutés sont rapidement rebaptisés jours complémentaires par un nouveau décret du 7 fructidoran III. Mais avant même leur changement de nom, on rencontre des textes, signés ces jours-là, notamment des actes d'état civil de la fin de l'an II et de l'an III, portant la mention «tel jour complémentaire de l'an deuxième (troisième) de la République française».