Sommet mondial sur la sécurité nucléaire de 2010

Le Sommet mondial sur la sécurité nucléaire de 2010 a eu lieu à Washington, DC, les 12 et . Le sommet était axé sur la manière de mieux protéger le plutonium destiné aux armements et l'uranium afin de prévenir le terrorisme nucléaire[1].

Aperçu

Le nouveau Traité de réduction des armes stratégiques (START) a été signé le à Prague par le Président américain Barack Obama et le président russe Dmitry Medvedev. Après le sommet, l'Iran a organisé son propre sommet, la Conférence internationale sur le désarmement et la non-prolifération, les 17 et (veuillez voir ci-dessous). Ensuite, en mai de 2010, la Conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) a eu lieu au siège des Nations-Unies à New York[2]

Informations de base

La chute de l'Union soviétique a engendré des soucis pour les armes nucléaires sur le territoire de l'ancienne Union soviétique. La priorité était axée sur le désarmement des armes restantes ainsi que sur la réduction du nombre d'installations nucléaires et de matières nucléaires. À la suite des attaques du 11 septembre de 2001, le potentiel que les terroristes se servent de matières et d'installations nucléaires à des fins non pacifiques est devenu une menace réelle et la sécurité nucléaire a été soulignée comme moyen de combattre le terrorisme nucléaire[3].

Le à Prague, le Président américain Barack Obama a présenté une stratégie composée de trois parties afin de combattre la menace nucléaire internationale. La stratégie comprenait: 1. de proposer des mesures à prendre afin de réduire et ensuite d'éliminer les arsenaux nucléaires existants, 2. de renforcer le Traité de Non-Prolifération et d'arrêter la prolifération des armes nucléaires vers d'autres pays, 3. D'empêcher les terroristes d'obtenir les armes ou les matières nucléaires. Le Président a indiqué dans son discours de Prague que le terrorisme nucléaire est la plus importante et plus immédiate menace à la sécurité mondiale. Il a annoncé des mesures supplémentaires pour se procurer des matières nucléaires vulnérables dans un délai de quatre ans, de détruire les marchés noirs, de détecter et d'intercepter les matières en transit et de se servir des ressources financières afin de perturber le trafic illicite de matières nucléaires. Lors du sommet de 2009 à l'Aquila en Italie, Obama a finalement déclaré son projet d'organiser un Sommet Mondial sur la Sécurité Nucléaire en mars de 2009 afin de réaliser ces buts[4].

Participants

  • Le pays d'accueil (les États-Unis))
  • Les pays participants
  • Les Membres de l'Union européenne représentés par le président du Conseil européen

Le Sommet était le plus grand rassemblement des chefs d'État organisé par un Président américain depuis la conférence des Nations unies sur l'Organisation internationale de 1945[5]. Des délégations de quarante-sept gouvernements incluant les États-Unis y étaient, dont trente-huit qui étaient représentés par les chefs d'état ou les chefs de gouvernement[6]. Des délégations de l'Union européenne, l'Agence internationale de l'énergie atomique ont aussi participé.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annulé sa participation au Sommet à cause des soucis qu'on lui demanderait de signer le Traité de Non-Prolifération.

Le Royaume-Uni était le seul pays avec des armes nucléaires (reconnu par le Traité de Non-Prolifération) qui n'était pas représenté par son chef d'état. Le Premier ministre britannique Gordon Brown n'a pas participé puisque le sommet tombait durant la campagne électorale de 2010 au Royaume-Uni. Le secrétaire des Affaires étrangères David Miliband était présent[7].

Pays/Organisation Représentatif

Pays/Organisation Représentatif
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud Jacob Zuma (rpésident)
Agence internationale de l'énergie atomique Yukiya Amano (directeur général)
Drapeau de l'Algérie Algérie Mourad Medelci (ministre des Affaires étrangères)
Drapeau de l'Allemagne Allemagne Angela Merkel (chancelière d'Allemagne)
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite Moukrine ben Abdelaziz Al Saoud (président de la présidence d'intelligence générale)
Drapeau de l'Argentine Argentine Cristina Fernández de Kirchner (présidente)
Drapeau de l'Arménie Arménie Serge Sargsian (président)
Drapeau de l'Australie Australie John Faulkner (ministre de la Défense)
Drapeau de la Belgique Belgique Yves Leterme (Premier ministre )
Drapeau du Brésil Brésil Luiz Inácio Lula da Silva (rpésident)
Drapeau du Canada Canada Stephen Harper (Premier ministre)
Drapeau du Chili Chili Sebastián Piñera (président)
Drapeau de la République populaire de Chine Chine Hu Jintao (président)
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud Lee Myung-bak (président)
Drapeau de l'Égypte Égypte Ahmed Aboul Gheit (ministre des Affaires étrangères)
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed Al Nahyan (en) (prince héritier d'Abou Dabi)
Drapeau de l'Espagne Espagne José Luis Rodríguez Zapatero (Premier ministre)
Drapeau des États-Unis États-Unis (hôte) Barack Obama (président)
Drapeau de la Finlande Finlande Tarja Halonen (présidente)
Drapeau de la France France Nicolas Sarkozy (président)
Drapeau de la Géorgie Géorgie Mikheil Saakachvili (président)
Drapeau de l'Inde Inde Manmohan Singh (Premier ministre)
Drapeau de l'Indonésie Indonésie Boediono (vice-président)
Drapeau d’Israël Israël Dan Meridor (député de Premier ministre et ministre de services de renseignements)
Drapeau de l'Italie Italie Silvio Berlusconi (Premier ministre)
Drapeau du Japon Japon Yukio Hatoyama (Premier ministre)
Drapeau de la Jordanie Jordanie Abdallah II (roi)
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan Nursultan Nazarbayev (président)
Drapeau de la Malaisie Malaisie Najib Tun Razak (Premier ministre)
Drapeau du Mexique Mexique Felipe Calderón (président)
Drapeau du Maroc Maroc Abbas El Fassi (Premier ministre)
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Jan Peter Balkenende (Premier ministre)
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande John Key (Premier ministre)
Drapeau du Nigeria Nigeria Goodluck Jonathan (président)
Drapeau de la Norvège Norvège Jens Stoltenberg (Premier ministre)
Drapeau des Nations unies Organisation des Nations unies Ban Ki-moon (secrétaire général)
Drapeau du Pakistan Pakistan Yousaf Raza Gillani (Premier ministre)
Drapeau des Philippines Philippines Gloria Macapagal-Arroyo (présidente)
Drapeau de la Pologne Pologne Radosław Sikorski (ministre des Affaires étrangères)
Drapeau de la Tchéquie République tchèque Jan Fischer (Premier ministre)
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni David Miliband (secrétaire d'Etat pour l'étranger et les affaires de Commonwealth)
Drapeau de la Russie Russie Dmitry Medvedev (président)
Drapeau de Singapour Singapour Lee Hsien Loong (Premier ministre)
Drapeau de la Suède Suède Fredrik Reinfeldt (Premier ministre)
Drapeau de la Suisse Suisse Doris Leuthard (présidente)
Drapeau de la Thaïlande Thaïlande Trairong Suwankiri (en) (Premier ministre)
Drapeau de la Turquie Turquie Recep Tayyip Erdoğan (Premier ministre)
Drapeau de l'Ukraine Ukraine Viktor Yanukovych (président)
Drapeau de l’Union européenne Union européenne Herman Van Rompuy (président du conseil européen)
Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam Nguyễn Tấn Dũng (Premier ministre)

Notes et références

  1. (en) « Obama hosts leaders at nuclear summit », sur CNN (consulté le )
  2. (en) « NGOs Praise U.S. Leadership on Nukes », sur Inter Press Service (version du sur Internet Archive)
  3. (en) « Background of Nuclear Security Summit », sur China Central Television (consulté le )
  4. (en) « Addressing the Nuclear Threat: Fulfilling the Promise of Prague at the L'Aquila Summit », sur The White House (consulté le )
  5. (en) « Leaders Gather for Nuclear Talks as New Threat Is Seen », sur The New York Times (consulté le )
  6. (en) « White House announces nuclear summit attendees », sur FP (consulté le )
  7. (en) « Opinion », sur The Telegraph (consulté le )
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