Studios de Saint-Maurice
| Studios de Saint-Maurice | |
| Localisation | |
|---|---|
| Nombre de plateaux | 5[1] |
Les studios de Saint-Maurice sont d’anciens studios de cinéma français situés à Saint-Maurice, dans le Val-de-Marne.
Créés en 1913[2], ils ont connu un essor notable dans les années 1930, notamment sous l’impulsion de la société américaine Paramount[3], qui y développe une production de films parlants en versions multilingues.
Exploités par la suite par différentes entreprises, dont Gaumont et Franstudio, ils accueillent durant plusieurs décennies de nombreux tournages de films français majeurs.
Les studios ferment en 1971 à la suite d’un incendie. Le site est aujourd’hui occupé par le complexe immobilier Panoramis.
Histoire
Origines (1913–1929)
Un premier atelier de prises de vue cinématographiques est fondé à Saint-Maurice en 1913 par un particulier[4]. À l’origine, le studio de Saint-Maurice était un modeste bâtiment d’environ 300 m², comprenant huit loges. Il s’est rapidement développé, occupant progressivement plusieurs terrains le long de la berge de la Marne pour former un complexe de studios important. Contrairement aux studios voisins de Joinville, peu de films d'envergure y sont réalisés dans les années 1920.
L’ère Paramount (1929–1933)
En 1930, la société américaine Paramount rachète la société de Louis Aubert[5] et entreprend de moderniser les installations. Six nouveaux plateaux équipés pour le cinéma parlant sont construits.
Parmi les productions marquantes de cette époque figure Marius (1931), adapté de la pièce de Marcel Pagnol, réalisé par Alexander Korda. Contrairement à une idée répandue, les scènes d'intérieur du film ont été tournées aux studios de Saint-Maurice, et non à ceux de Joinville-le-Pont, qui appartenaient à Pathé alors dirigé par Bernard Natan.
Le coût élevé de cette méthode pousse rapidement à l’adoption du doublage, qui permet de réduire considérablement les dépenses. Paramount cesse alors ses activités de production à Saint-Maurice en 1933, tout en continuant à louer les studios à d'autres producteurs.
Période Gaumont et Franstudio (1933–1971)
Après le départ de Paramount, les studios sont exploités par plusieurs sociétés, dont Gaumont et Franstudio, fondée en 1947 par Pathé et Gaumont. L'activité reprend après la guerre, particulièrement dans les années 1950, où les sept plateaux sont utilisés à plein régime. La couleur se généralise, entraînant une évolution des décors et des costumes.
À partir des années 1960, l’essor de la télévision provoque une baisse de fréquentation des salles et une crise du cinéma. Les studios enregistrent une diminution progressive de l’activité. Ils ferment définitivement en 1971, après un incendie[6]. Le terrain est désormais occupé par un ensemble d'immeubles d'habitations et de bureaux construit en 1975, le « Panoramis ».
Articles connexes
Liens externes
- IMDB : liste incomplète des films tournés à Saint-Maurice
- INA : vidéo du tournage aux studios de Saint-Maurice de Babette s'en va-t-en guerre de Christian-Jaque en 1959
- Le blog du Panoramis et quelques photos
Notes et références
- ↑ Le Monde, « Une crise qui se développe franstudio-saint-maurice va fermer ses portes », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ « Histoire de Saint-Maurice », sur Ville Saint-Maurice (consulté le )
- ↑ « Tournage de films en Val-de-Marne », sur Tourisme Val-de-Marne (consulté le )
- ↑ « Les studios de Saint-Maurice font leur cinéma », sur Ciném@ et Cie (consulté le )
- ↑ Association Historique ENCYCLOPAEDIA JUVINUS VILLA
- ↑ « Comment les studios de cinéma ont ancré leur histoire en bord de Marne », sur Citoyens.com, (consulté le )
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