Terres des Sœurs de la Charité de Québec
| Terres des Sœurs de la Charité de Québec | |
Vue aérienne en 2015 | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | |
| Région | Capitale-Nationale |
| Ville | Québec |
| Superficie | 2,03 km2 |
| Localisation | |
| Coordonnées | 46° 51′ 48″ nord, 71° 14′ 06″ ouest |
Les terres des Sœurs de la Charité de Québec sont parmi les dernières terres arables enclavées dans la ville de Québec. Elles font l'objet d'un projet d'agro-parc « voué à l'agriculture novatrice, durable, garante de l’autonomie alimentaire du Québec »[1].
Historique
Ferme Saint-Michel-Archange

Les Sœurs de la charité de Québec acquièrent les terres à la fin du 19e siècle[2]. Elles cultivent d'abord la ferme voisine de l'Asile des aliénés, qu'elles administrent à partir de 1893. S'ajoute ensuite une parcelle située le long de l'avenue Saint-David. D'autres terrains s'ajoutent au 20e siècle, dont la terre située le long de l'avenue du Bourg-Royal. Nommée « ferme Saint-Michel-Archange » (plus tard Ferme SMA), les activités agricoles y sont diversifiées : maraîchage, vaches laitières, fromagerie et boucherie. Au début des années 1960, elle est à son apogée nourrissant les 5 200 patients de l'hôpital Saint-Michel-Archange[3].
À la suite de la désinstitutionnalisation, la Ferme SMA devient déficitaire. Elle ferme ses portes en 2007. Elle comptait 44 employés[4].
Choix d'une nouvelle vocation
La Ville de Québec envisage initialement y créer un parc technologique. L'Union des producteurs agricoles ne s'oppose pas au dézonage agricole des terres en raison du caractère urbain des alentours[5].
En décembre 2014, la congrégation religieuse cède leurs terres pour 40 millions $[3] à la Fondation Famille Jules-Dallaire, du nom du fondateur du groupe immobilier Cominar. Le projet prévoit l'urbanisation des terres avec la construction de 6 500 résidences accueillant une nouvelle population estimée entre 15 000 à 20 000 personnes. Les bénéfices du développement, qui pourrait prendre une quinzaine d'années à voir le jour, sont estimés à 150 millions $. Le changement de vocation est appuyé par le maire Régis Labeaume[6]. Le projet est contesté par des citoyens, des élus et des organismes[7]. À deux reprises, le ministère des Affaires municipales refuse le schéma d’aménagement de l’agglomération de Québec qui vise à faire tomber le zonage agricole du secteur[8],[9]. Entre-temps, les terres continuent d'être louées pour la culture des céréales et du soya[3].
En septembre 2021, le gouvernement du Québec propose d'acquérir les terres pour créer un agro-parc[10]. Une proposition similaire est aussi reprise par Bruno Marchand, nouvellement élu maire de Québec[11]. Le 28 avril 2022, le gouvernement fait une promesse formelle d'achat des terres au coût de l'évaluation municipale, soit 28,7 millions $. Les Sœurs de la Charité acceptent cette vente en dessous du prix de marché en tant que legs à la société. L'entente spécifie toutefois qu'elles conservent 4% de la superficie du site, essentiellement le terrain de leur maison généralice[12]. L'acquisition des terres est complétée le 30 septembre 2022[1].
Agro-parc
Des consultations publiques sur le projet d'agro-parc sont menées en 2023 et 2024[13]. Le 4 novembre 2024, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation lance un appel de candidature pour la gestion de l'agro-parc et un autre pour des projets horticoles à portée communautaire[14],[15].
Références
- 1 2 « Projet d’Agro-parc sur les terres des Sœurs de la Charité à Québec : prononcez-vous! », sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ « Les terres des Soeurs de la Charité boudées par les agriculteurs », Radio-Canada, (lire en ligne)
- 1 2 3 François Bourque, « Quel avenir pour les terres des Sœurs de la Charité? », Le Soleil, (lire en ligne)
- ↑ Réjean Lacombe, « La ferme SMA, de Beauport, ferme ses portes », La Presse, (lire en ligne)
- ↑ Annie Morin, « L'UPA renonce aux terres de la ferme SMA », Le Soleil, (lire en ligne)
- ↑ « Une « petite ville » sur les terrains des Soeurs de la Charité », Radio-Canada, (lire en ligne)
- ↑ « Des citoyens marchent à la défense des terres des Sœurs de la Charité », Radio-Canada, (lire en ligne)
- ↑ Gabriel Béland, « Les terres des Soeurs de la Charité conservent leur protection », La Presse, (lire en ligne)
- ↑ Jean-François Néron, « Terres agricoles des Sœurs de la Charité: la Ville de Québec essuie un revers », Le Soleil, (lire en ligne)
- ↑ Alain Rochefort, « Agroparc sur les terres des Sœurs de la Charité : un projet bien accueilli », Radio-Canada, (lire en ligne)
- ↑ Kassandra Nadeau-Lamarche, « Un jardin communautaire géant sur les terres des Soeurs de la Charité? », Radio-Canada, (lire en ligne)
- ↑ Jean-Luc Lavallée, « Les terres des Sœurs sauvées pour 28,7 M$ », Le Journal de Québec, (lire en ligne)
- ↑ Cabinet du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, « Protection du territoire agricole - Début de la deuxième phase de consultation publique concernant le projet d'Agro-parc », sur Gouvernement du Québec,
- ↑ Cabinet du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, « Protection du territoire agricole - Gestion et déploiement de l'Agro-parc : appel de candidatures », sur Gouvernement du Québec,
- ↑ Philippe L'Heureux, « Québec lance un appel d’initiatives pour les terres des Sœurs de la Charité », Radio-Canada, (lire en ligne)
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