Zeta2 Lyrae

ζ2 Lyrae
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 18h 44m 48,19919s[1]
Déclinaison +37° 35 40,5585[1]
Constellation Lyre
Magnitude apparente 5,74[2]

Localisation dans la constellation : Lyre

(Voir situation dans la constellation : Lyre)
Caractéristiques
Stade évolutif séquence principale[3]
Type spectral F1Vnn[4]
Indice U-B +0,06[2]
Indice B-V +0,29[2]
Astrométrie
Vitesse radiale −26,98 ± 0,40 km/s[1]
Mouvement propre μα = +23,969 mas/a[1]
μδ = +23,461 mas/a[1]
Parallaxe 20,638 6 ± 0,044 3 mas[1]
Distance 48,453 ± 0,104 pc (158 al)[5]
Magnitude absolue +2,34[6]
Caractéristiques physiques
Masse 1,74 M[7]
Rayon 2,03 ± 0,02 R[1]
Gravité de surface (log g) 3,94[7]
Luminosité 9,5 ± 0,1 L[1]
Température 7 257+37
−3
 K[1]
Rotation 212 km/s[8]
Âge 1,223 Ga[7]

Désignations

ζ2 Lyr, 7 Lyr, HD 173649, HIP 91973, HR 7057, BD+37°3223, SAO 67324, WDS J18448 +3736D[5]

Zeta2 Lyrae (en abrégé ζ2 Lyr) est une étoile binaire de la constellation boréale de la Lyre. Elle est faiblement visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 5,74[2]. Le système présente une parallaxe annuelle de 20,64 mas mesurée par le satellite Gaia, ce qui indique qu'il est distant d'environ  158 a.l. ( 48,4 pc) de la Terre[1]. Il s'en rapproche à une vitesse radiale héliocentrique de −27 km/s[1].

Environnement stellaire

Image de ζ1 et de ζ2 Lyrae par un astronome amateur.

Zeta2 Lyrae forme une étoile double avec sa voisine ζ1 Lyrae. Les deux avaient une séparation angulaire de 43,9 en 2021 et sont très probablement liées physiquement[9]. Le système de ζ Lyrae comprend probablement cinq étoiles en tout[10].

À moins d'une minute d'arc du système, plusieurs autres compagnons, plus faibles, sont répertoriés dans les catalogues d'étoiles doubles et multiples[9], mais aucun d'entre-eux apparaissent n'être associés physiquement à ζ Lyrae[11].

Propriétés

Zeta2 Lyrae apparaît être à la fois une binaire spectroscopique ainsi qu'une binaire astrométrique, même si aucune orbite n'a encore été déterminée pour ce système[10]. Sa composante visible est une étoile jaune-blanc de la séquence principale de type spectral F1Vnn[4]. Des classifications plus anciennes en faisaient plutôt une sous-géante de type spectral F0IVn[12], suggérant qu'elle serait un peu plus évoluée, mais les modèles d'évolution stellaire montrent qu'elle n'a complété que 62 % environ de sa vie sur la séquence principale[3].

La notation « nn » dans le suffixe de son type spectral indique que ses raies d'absorption apparaissent très élargies (« nébuleuses » ) en raison de sa rotation rapide. L'étoile tourne en effet sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 212 km/s[8]. Cela lui donne une forme aplatie avec un rayon équatorial qu'on estime être 29 % plus grand que son rayon polaire[13]. L'étoile est estimée être environ 1,7 fois plus massive que le Soleil et être âgée de 1,2 milliard d'années[7]. Elle est 9,5 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 7 257 K[1].

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. 1 2 3 4 (en) W. A. Deutschman, R. J. Davis et R. E. Schild, « The galactic distribution of interstellar absorption as determined from the Celescope catalog of ultraviolet stellar observations and a new catalogue of UBV, Hbeta photoelectric observations », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 30, , p. 97–225 (DOI 10.1086/190359 Accès libre, Bibcode 1976ApJS...30...97D)
  3. 1 2 (en) J. Zorec et F. Royer, « Rotational velocities of A-type stars. IV. Evolution of rotational velocities », Astronomy & Astrophysics, vol. 537, , article no A120 (DOI 10.1051/0004-6361/201117691, Bibcode 2012A&A...537A.120Z, arXiv 1201.2052)
  4. 1 2 (en) R. O. Gray, M. G. Napier et L. I. Winkler, « The Physical Basis of Luminosity Classification in the Late A-, F-, and Early G-Type Stars. I. Precise Spectral Types for 372 Stars », The Astronomical Journal, vol. 121, no 4, , p. 2148-2158 (DOI 10.1086/319956, Bibcode 2001AJ....121.2148G)
  5. 1 2 (en) * zet02 Lyr -- Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  6. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  7. 1 2 3 4 (en) Trevor J. David et Lynne A. Hillenbrand, « The Ages of Early-Type Stars: Strömgren Photometric Methods Calibrated, Validated, Tested, and Applied to Hosts and Prospective Hosts of Directly Imaged Exoplanets », The Astrophysical Journal, vol. 804, no 2, , p. 146 (DOI 10.1088/0004-637X/804/2/146, Bibcode 2015ApJ...804..146D, arXiv 1501.03154, lire en ligne)
  8. 1 2 (en) F. Royer, J. Zorec et A. E. Gómez, « Rotational velocities of A-type stars. III. Velocity distributions », Astronomy & Astrophysics, vol. 463, no 2, , p. 671-682 (DOI 10.1051/0004-6361:20065224, Bibcode 2007A&A...463..671R, arXiv astro-ph/0610785)
  9. 1 2 (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6, , p. 3466 (DOI 10.1086/323920, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le )
  10. 1 2 (en) Andrei Tokovinin, « The Updated Multiple Star Catalog », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 235, no 1, , p. 6 (DOI 10.3847/1538-4365/aaa1a5, Bibcode 2018ApJS..235....6T, arXiv 1712.04750, lire en ligne, consulté le )
  11. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2, , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)
  12. (en) A. Cowley et al., « A study of the bright A stars. I. A catalogue of spectral classifications », The Astronomical Journal, vol. 74, , p. 375–406 (DOI 10.1086/110819, Bibcode 1969AJ.....74..375C)
  13. (en) Gerard T. van Belle, « Interferometric observations of rapidly rotating stars », The Astronomy and Astrophysics Review, vol. 20, no 1, , p. 51 (DOI 10.1007/s00159-012-0051-2, Bibcode 2012A&ARv..20...51V, arXiv 1204.2572)

Liens externes

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