États généraux

Français

Étymologie

(Siècle à préciser) Composé de État et de général. Les États désignaient les assemblées consultatives d’une province (voir États de Bourgogne, États d’Artois, etc.), les États généraux réunissant celles des différentes provinces.

Locution nominale

États généraux \e.ta ʒe.ne.ʁo\ masculin pluriel

  1. (Histoire des Pays-Bas) Parlement des Pays-Bas bourguignons puis des Provinces-Unies, entre 1472 et 1795.
    • On jugea en 1661 que le côté du midi demandoit une meilleure défense que celle qui subsistoit, et une fortification plus régulière et un peu plus avancée vers la campagne, c'est ce qui fut entrepris à l'aide de quelques subventions de puissances amies de la République, entr'autres des États généraux.  (Henri Mallet, Description de Genève, ancienne et moderne, Genève : Manget et Cherbuliez, 1807, page 52)
  2. (Histoire de France) Ensemble d’assemblées exceptionnelles, composées des trois ordres, la noblesse, le clergé et le tiers état, convoquées, sous l’Ancien Régime, par le roi de France pour traiter d’une crise politique.
    • En décembre 1788, Louis XVI convoqua, pour le 1er mai 1789, les Etats-Généraux, dont on n’avait pas entendu parler depuis près de 175 ans (1614).  (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  3. (En particulier) Ceux de 1789, qui débouchèrent sur la Révolution française.
  4. (Québec) Consultation politique ou série de consultations ayant pour but de faire le point sur un domaine entier de la législation, du gouvernement et d’enjeux de société, avec un large spectre d’intervenants (par ex. ministres, fonctionnaires, divers OSBL, simples citoyens). Peuvent être organisés autant par l’État que par un OSBL.
    • Les États généraux sur l'éducation (1995-1996)
    • Les États généraux du Canada français (1967)

Variantes

Traductions

Prononciation

Voir aussi