écir
Français
Étymologie
- Peut-être d’une corruption de l’ancien français, essil « ravage, destruction »
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| écir | écirs |
| \e.siʁ\ | |
écir \e.siʁ\ masculin
- (Auvergne) Rafale.
il existe aussi dans cette saison (hiver) de l’année, des tempêtes neigeuses, véritables orages d’hiver, nommés Ecirs.
— (Extrait du Guide du voyageur dans le département du Cantal de 1844, page 30, chapitre Ier, État physique, paragraphe III, NEIGE)Les montagnes du Centre ne renferment pas de glaciers, mais elles sont exposées à des vents très violents, à des écirs ou rafales terribles.
— (Gustave Heuzé, La France Agricole, page 18)Les écirs de neige sont très dangereux pour les voyageurs ; car ils amoncellent presque subitement des masses énormes de neige.
— (les Primes d’honneur, Paris, 1874, page 427)La grande aventure de l’hiver, trempé par l’eau, balayé par l’écir et enseveli par la neige.
— (Alexandre Vialatte, Chroniques de la Montagne 1962-1971, 1968, Robert Laffont, Bouquins, 2001, page 717-718)Tourmente - déjà rencontrée plus haut - appelée écir plus au nord, sur le Cézallier, l’Artense et dans le haut Cantal ; fournelle dans la partie occidentale du Gévaudan et sur l’Aubrac ; burle enfin, ou encore sibeyre, sur le Plateau ardéchois, qui a tout à voir avec les blizzards canadiens et le bouran sibérien.
— (Martin de la Soudière, Poétique du village. Rencontres en Margeride, Stock, 2010, pages 90-91)
Traductions
Anagrammes
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Références
- Tout ou partie de cet article est extrait du Dictionnaire de la langue française, par Émile Littré (1872-1877), mais l’article a pu être modifié depuis. (écir)