éperdument

Français

Étymologie

(XVIe siècle)[1] D’éperdu, avec le suffixe -ment.

Adverbe

éperdument \e.pɛʁ.dy.mɑ̃\

  1. D’une manière éperdue.
    • Dès le lendemain du crime, je devins éperdument amoureux de Rosalie.  (Octave Mirbeau, Le Colporteur, 1886)
    • Lui, étouffait, râlait déjà ; tandis qu’elle, la bouche libre, suppliait éperdument qu’on se hâtât, épouvantée, le cœur arraché, à sentir qu’elle le tuait.  (Émile Zola, La Bête humaine, chapitre X, 1890)
    • En tout cas, j’aime mon travail, éperdument!  (Marcelle Gauvreau, Lettre à Marie-Victorin, 12 décembre 1939, dans Lettres au frère Marie-Victorin, éditions Boréal, Montréal, 2019, page 165)
    • Un tel échec n’avait rien changé à mon amour : j’étais toujours aussi éperdument amoureuse de ce pays.  (Amélie Nothomb, L’impossible retour, Albin Michel, 2024, page 26)

Traductions

Prononciation

  • La prononciation \e.pɛʁ.dy.mɑ̃\ rime avec les mots qui finissent en \mɑ̃\.
  • Suisse (canton du Valais) : écouter « éperdument [Prononciation ?] »
  • France (Lyon) : écouter « éperdument [Prononciation ?] »
  • France (Vosges) : écouter « éperdument [Prononciation ?] »

Voir aussi

Références

  • « éperdument », dans Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872–1877 → consulter cet ouvrage
  • Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (éperdument), mais l’article a pu être modifié depuis.
  1. Dictionnaire de l’Académie française, neuvième édition, 1992–2024 → consulter cet ouvrage