sur la brèche

Français

Étymologie

Brêche : ouverture pratiquée par les assaillants dans un rempart, une fortification.
D'où :
- Battre en brèche : Attaquer de manière à ouvrir une brèche ; au fig., attaquer violemment et systématiquement (une personne, ses idées, etc.).
- Être (toujours) sur la brèche : être (toujours) en plein combat ; au fig., avoir une activité soutenue.

Locution adjectivale

sur la brèche \syʁ la bʁɛʃ\

  1. Toujours prêt à attaquer ou à défendre.
    • S’ils ne font que le possible, nous pouvons succomber, et on les traitera d’insensés, d’incapables, d’ambitieux, de fanfarons. Ils auront aggravé nos maux, et, quand même ils se feraient tuer sur la brèche, ils seront maudits à jamais.  (George Sand, Journal d'un voyageur pendant la guerre, 1871, page 45)
    • L’Office départemental d’hygiène sociale […] dispose de dix médecins et de vingt-huit infirmières visiteuses, toujours sur la brèche.  (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Les concertistes sont comme les flics : toujours sur la brèche, soupira Élie qui écoutait d’une oreille distraite.  (Laurent Scalese, Le sang de la mariée, 2010)
    • Dieudonné Djonabaye n'a rien en apparence d'un foudre de guerre. Calme et débonnaire, une corpulence de bon vivant dont la lourdeur est accentuée par des difficultés à se déplacer, rien en lui ne trahit un bagarreur constamment sur la brèche.  (Thierry Perret, Le temps des journalistes : L'invention de la presse en Afrique francophone, Éditions Karthala, 2005, page 172)

Dérivés

Traductions

Prononciation

Références

  • Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (brèche)