Petites-Maisons

Voir aussi : Petites Maisons, petites-maisons, petites maisons

Français

Étymologie

(1557) Composé de petites et de maisons, car les cours de l’établissement étaient entourées de petites maisons basses (aussi appelées loges).

Nom propre

Petites-Maisons \pə.tit mɛ.zɔ̃\ féminin pluriel

  1. Nom d’un hôpital parisien qui, entre le milieu du XVIe et jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, a servi d’asile d’aliénés et de maison de retraite.
    • J’aurai beau protester ; mon dire et mes raisons
      Iront aux Petites-Maisons.
       (Jean de La Fontaine, Les Oreilles du Lièvre (1668), dans Fables, livre Ⅴ, Bernardin-Béchet, Paris, 1874, page 158)
    • Lui n’apercevait rien ; il continuait, saisi d’une aliénation d’esprit, d’un enthousiasme si voisin de la folie, qu’il est incertain qu’il en revienne et s’il ne faudra pas le jeter dans un fiacre et le mener droit aux Petites-Maisons.  (Denis Diderot, Le Neveu de Rameau (1761-1773), Poulet-Malassis, Paris, 1862, page 121)
    • Je n’avais garde d’en parler à mes enfants : ils m’eussent dit qu’en fait d’habitation, je n’étais bon que pour les Petites-Maisons.  (Romain Rolland, Colas Breugnon, 1919)

Variantes orthographiques

Traductions

Prononciation

Homophones

Voir aussi

Références