animalement

Français

Étymologie

(1586)[1] Dérivé de animal, par son féminin animale, avec le suffixe -ment.

Adverbe

animalement \a.ni.mal.mɑ̃\

  1. D’une manière animale.
    • Nous n’osons pas nous livrer à la liberté. Pâles, efféminés, énervés par cette éducation émasculante de l’empire, nous avons peur de cette fille vigoureuse, passionnée, animalement belle avec ses bras musclés d’amazone et son visage au nez court, à l’angle facial de panthère.  (G. Sol, Liberté !, dans L’Avant-garde, 2e année, no 455, Paris, 26 avril 1871, page 1)
    • Avant hier dix huit Juillet, à la terrasse d'un café de la place de la Mina, par ces temps de canicule, je dégustais, d’une manière qu’on pourrait taxer d’animalement gourmande, tant les hommes devraient abhorrer cette satisfaction naturelle de leurs appétits qui les rapprochent de la nature tout en les éloignant de ce qu'il est convenu d’appeler les raffinements de la civilisation, je dégustais donc, dis-je, un Rivoire clair aux tons opalins, étendu d’eau frappée.  (Némo, Carnet d’un sceptique, dans Le Progrès de Relizane, 5e année, no 260, Relizane, 23 juillet 1908, page 1)
    • Le soldat se laissait faire, sans pensée encore, sans reconnaissance, animalement heureux.  (Maximilienne Nossek, Le secret, dans La Guerre mondiale, no 463, Genève, 29 février 1916, page 2)

Apparentés étymologiques

Traductions

Prononciation

Anagrammes

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Références

  1. « l’irritation est quelquefois animalement sensible » : Jean Suau, Traicté de la merveilleuse et prodigieuse maladie, épipendémique et contagieuse, appellée Coqueluche, Didier Millot, Paris, 1586, page 56.