bénévolence

Voir aussi : benevolence

Français

Étymologie

(XIIe siècle)[1] Du latin benevolentia bienveillance »)[1].

Nom commun

SingulierPluriel
bénévolence bénévolences
\be.ne.vɔ.lɑ̃s\

bénévolence \be.ne.vɔ.lɑ̃s\ féminin

  1. (Vieilli) Bienveillance, disposition à vouloir le bien d’autrui, volonté de le rendre heureux.
    • Je comprends, je comprends, pourquoi il m’en veut, il est jaloux ;il a vu, peut-être, les marques toutes particulières de bénévolence qui me sont octroyées.  (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Les carnets d'un fou, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 283))
    • Mon Dieu, mon Dieu, pitié ! Mes péchés pénitents
      Lèvent leurs pauvres bras vers ta bénévolence,
      Ô ne les souffre pas criant en vain !
       (Paul Verlaine, « Jadis et naguère », La Grâce)
    • Le chauffeur jouait les caïds : il jetait les colis comme des aumônes, et leur distribution ne paraissait dépendre que de sa bénévolence et de son arbitraire.  (Simone de Beauvoir, La Force de l’âge, première partie, chap. V ; Éditions Gallimard, Paris, 1960, page 342)
    • « Cela le mit d’autant meilleure humeur que chaque instant le rapprochait du moment où le repas allait pour de bon commencer. Aussi accueillit-il avec bénévolence un personnage qui avait l’air de qualité… ».  (Raymond Queneau, Les Fleurs bleues, Gallimard, Paris, 1965)
    • Entre village et château se tissent des fils de rancune, de haine […], parfois aussi d’intérêt, de bénévolence, voire d’une sympathie qui passe les bornes des castes.  (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 89)

Antonymes

Dérivés

Apparentés étymologiques

Traductions

Voir aussi

  1. 1 2 « bénévolence », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage