barbouillement

Français

Étymologie

(XVIe siècle)[1] Dérivé de barbouiller, avec le suffixe -ment.

Nom commun

SingulierPluriel
barbouillement barbouillements
\baʁ.buj.mɑ̃\

barbouillement \baʁ.buj.mɑ̃\ masculin

  1. Fait de barbouiller quelque chose.
    • Localement, les injections d’eau vinaigrée, le barbouillement des fosses nasales avec une solution de perchlorure de fer…  (Prosper Million, Mémoire sur une épidémie de rougeole observée à Saint-Étienne, J. Pichon, Saint-Étienne, 1865, page 42)
    • On dit cela parce que la phrase est toute faite… parce qu’au temps de notre enfance, les « jours gras » cela signifiait les vacances, les crêpes, une manière de folie qui se traduisait dans le barbouillement du visage et l’exhibition de vêtements pailletés ou extravagants…  (Mercure africain, 9e année, no 226, Alger, 10 mars 1928, page 846)
    • De ses balancements de menton, de ses barbouillements de bouillie dans la bouche, de ses stupeurs de lys canaille, il marquait la moindre syllabe qui, désormais, dans les mémoires, réapparaîtrait gravée de son sceau.  (Paul Guth, Michel Simon, Calmann-Lévy, Paris 1951, page 77)
  2. État d’une personne qui se sent barbouillée.
    • Il n’y a pas toujours des tempêtes, et des moutons, précédemment et postérieurement arrivés, m’ont affirmé que, sauf un fort barbouillement de cœur, il n’avaient rien éprouvé d’extraordinaire.  (B. Costa, Lettre d’une Chèvre déportée, dans Le Petit Bastiais, 15e année, no 3595, Bastia, 18 décembre 1890, page 1)
    • Vite, conduis-moi dans mon aristocratique demeure car j’ai véritablement du barbouillement dans les viscères.  (Jean qui rit, 3e année, no 3, Paris, 11 mai 1927, page 3)
    • Parmi les signes, notons, en dehors des phénomènes aigus et graves comme la jaunisse caractérisée et les crises douloureuses dans le ventre : un teint jaune avec des taches brunes sur le front ou autour des yeux, un mauvais sommeil, un état nauséeux et une sensation de barbouillement le matin au réveil, un caractère irritable et des irradiations dans la partie droite du dos.  (Le Moniteur des Agriculteurs, journal des campagnes du Centre, 45e année, no 55, Limoges, 14 août 1935, page 2)

Traductions

Prononciation

Références

  1. « sans les aultres barbouillements » : François Rabelais, Pantagruel Roy des Dipsodes, restitué à son naturel, avec ses faictz et prouesses espouventables, composez par feu M. Alcofrybas abstracteur de quinte essence, chez Estienne Dolet, Lyon, 1542, page 226.